LENTS TROPIQUES (JOURNAL EXTIME)
Grailleur de munes ! - photo R.B.
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26.VIII.2010-28.VIII.2010 - 08/2010
VOS BELLES, AUJOURD'HUI, SONT LÀ. C'EST LA CRAPULE.
Mon voyage en Genéant a eu au moins un effet positif, celui de croiser des gens intéressants et de doper ma créativité. Ou alors c'est que j'ai réintroduit un ordinateur en mon foyer, avec les conséquences que l'on sait, en ce qui me concerne (la première dose d'après un mois de sevrage est extraordinaire, mais ensuite l'accoutumance revient à la mesure d'un cheval au garrot). En tout cas, j'ai un projet avec R. qui nécessite que j'use d'un ordinateur, histoire que je fasse le modèle du site, ce que je peux difficilement faire au travail ; j'ai également envie de me relancer dans une affaire de tisheurts, peut-être moins provocateurs que la première fois. Je ne sais pas. Je pense que je pourrais profiter de la synergie d'une telle situation. Il est important en tout cas que je cesse de gâcher mon talent comme le premier sac de ciment venu. Il me semble que la participation à une œuvre collective ou à un collectif, enfin, je ne sais pas. Je me sens ouvert. Mais ce ne soint peut-être que les endorphines qui circulent allégrement (au sens propre) dans mon corps torturé par la séance de ce matin ; j'ai un peu un c&oecirc;ur comme ces petits moteurs japonais sublitres, suralimentés, dont la zone rouge commence à onze mille tours par minute. Comme je travaille mon endurance, je tourne à moins de dix points de ma zone de danger pendant plusieurs dizaines de minutes (quatre, en l'occurence). J'ai beau être matinal, j'ai mal.
J'ai donc voyagé en Valais pour aller discuter d'un projet avec R., et j'ai finalement passé une excellente soirée avec N., R. et le jeune J., avec qui j'aime bien parler de musique, véhiculé comme un ministre à l'arrière d'un de ces gros Touareg, ce qui est bien.
Toujours à cause de mon goût pour l'exhaustif, j'ai envie de réunir d'une façon ou d'un autre sur cette page mes journaux précédents, même si je pense que ma collaboration à ILYS doit être perdue aujourd'hui. Je relis donc mes notes de 2004 à 2006, ne serait-ce que pour les expurger un peu ou corriger certaines fautes de tournure ou d'orthographe. Effectivement, j'ai un peu changé en six ans. Je ne sais pas si c'est pour le meilleur, mais c'est un fait. Je suis beaucoup plus indifférent au monde, beaucoup moins catholique (au sens crapeau de bénitier), peut-être plus jeune d'esprit. Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c'est que les réacs me gonflent terriblement, au moins autant que les socs-dems les plus vicieux.
24.VIII.2010-25.VIII.2010 - 08/2010
L'ÉCHINE EST UN PEU ROUGE, ET LE TOUT SENT UN GOÛT HORRIBLE ÉTRANGEMENT.
Ayant replongé pour cette journée dans la consommation d'héroïne informatique (j'ai d'excellentes raisons pour cela, même si je sais que cela est mal, mal, mal et que parti pour envoyer quelques photos vite-fait sur FB, je suis connecté maintenant depuis cinq heures à la suite ; pour une fois, heureusement que je dois aller travailler pour couper court à cette malédiction), j'ai décidé de reprendre la main sur le code-source de cette page (vu que d'habitude, je travaille complètement à l'aveugle et avec un temps de réaction de tanker piloté par un Polonais ivrôgne). J'ai corrigé les plus gros problèmes, il reste évidemment énormément de problèmes de syntaxe, de grammaire et d'orthographe. J'en viendrais à bout, également.
Il me semble que c'est avec la survenue des premiers Auvergnats dans la Marine qu'est apparue l'expression "enculer les mouches".
J'ai passé une bonne moitié de journée à Genève, capitale européenne de la métrosexualité, ainsi que des très-mauvais conducteurs, et siège de toutes sortes d'organisations internationales nuisibles et malfaisantes. D'une manière générale, je déteste cette ville, qui me semble cumuler tous les défauts de la Fronce et de la Suisse, avec une ambiance mi-Bucarest, mi-Lagos, et des condés à tous les coins de rue (condés qui en plus roulent dans des voitures décorées d'une police de caractère hideuse, ce qui est peut-être ironique - la police genevoise, une police de caractère ?). J'y vais donc assez rarement. Il me semble que la dernière fois, c'était pour assister à une conférence de Pierre Lemieux dans un hôtel du centre-ville. Cette fois-ci, c'était pour dire au-revoir à N., qui part effectuer son service civil au Cameroun, et qui avait organisé un pot de départ au Calamar, ce qui est faire pieuvre de savoir-vivre. Je crois que j'ai traumatisé durablement le jeune apprenti qui s'occupait de délivrer les billets au guichet de la gare, le forçant à recommencer trois fois mon viatique, entre quiproquo et mauvais billets. Finalement, pour rien. J'y ait rencontré plein de gens, dont un vaguement de droite et qui devait être horrifié par certains propos tenus autour de la table, un ananar, quelques photographes peu intéressants, et de jeunes artistes en devenir ou non, selon. J'ai fait preuve de beaucoup de dislexye (j'étais très fatigué) et j'ai finalement très peu bu, ce qui est un peu bête, ou non. J'ai pu rentrer, plutôt qu'à pieds - ce qui était le plan d'origine, faute de transports publics desservant mon pré à vaches - avec C., qui avait eu la bonne idée de venir et qui a probablement choqué tout plein de personnes avec ses propos anarchisants. Une bonne journée.
22.VIII.2010-23.VIII.2010 - 08/2010
LE MONDE A SOIF D'AMOUR : TU VIENDRAS L'APAISER.
Beaucoup de chasseurs ont le rythme dans l'appeau.
Je me suis retrouvé, de part mon adhésion à un réseau vaguement libertarien hexagon (ce qui était tout de même présumer beaucoup de la part de mes anciens compatriotes), invité à une espèce de pique-nique républicain, sans alcool, avec pour seules bannières autorisées des pavillons hexagons. Alors moi qui conchie la République jusque dans les chevaliers Jedi, siffle la Marseillaise comme la première racaille venue (d'ailleurs, je hais Marseille), me torche avec le tricolore, dessine des petites cornes démoniaques sur le bonnet phrygien des Mariannes qui me tombent entre les pattes, j'avoue que ça me donne un peu envie de gerber, les agapes citoyennes avec des sarkokos, des anciens du SAC, quelques roycos égarés et des marinettistes qui voteraient bien FN, mais ça ferait pleurer leur maman. Je suis à peu près persuadé que la cause de la liberté gagnerait un peu plus à organiser des orgies élitistes, des partouzes libertines, des small arms training dans la neige et la bise, voire les trois en même temps, quitte à ce que toute une jeunesse meure épuisée par le stupre, les hépatites et les conséquences de diverses blessures alcoolisées avant d'atteindre trente ans. Je me dis par ailleurs, que c'est probablement l'essence de mon problème que de n'être pas mort avant trente ans, ce qui fait de moi un hussard usé, soit un jean-foutre. Un jean-foutre ! Mais je m'emballe.
J'ai fini les Enfants tristes, ce roman follement français de Nimier. Faible, creux et brillant, c'est un parfait contrepoint au Gilles de Drieu.
J'ai vu The Expendables, avec R., N., L., C., K. et son amie S. (je demande une voyelle, pour pouvoir jouer au pendu). C'était bien, drôle, ultra-violent à la façon d'un Sin City, avec des gens qui explosent dans tous les sens. Il n'y manquait, pour compléter la dream team, que JCVD, Chuck Norris (mais le film n'aurait pas duré plus de dix minutes) et Steven Seagal. J'ai beaucoup aimé, beaucoup ri.
Je n'avais jamais fait attention à la similarité entre Finistère et Finlande. Je me demande pourquoi il n'existe pas quelque chose pour leurs équivalents oriental de la Sibérie et méridional de l'Afrique du Sud.
14.VIII.2010-21.VIII.2010 - 08/2010
POCHANT L'ŒIL FOU DE L'ÉTRANGER AUX LECTURES MAL BIENVEILLANTES.
J'ai de nouveaux tics de langage, hérités de je ne sais trop qui, (par exemple, "mon pauvre ami", doublé, quelque chose dans le genre de "mon Dieu, mon Dieu", façon Grand restaurant), ainsi qu'une insulte volée à Sanders, "va te faire aimer, pauvre con", que j'emploie régulièrement au volant, principalement lorsque je subis la présence de Vaudois ou de Genevois sur la route.
J'ai réveillé le félin qui sommeille en moi, en cette pluvieuse fin de semaine, durant laquelle j'aurais passé mon temps à retomber sur mes pattes. En effet, j'ai réussi à accumuler un nombre incroyable de plantages tout en réussissant au final par trouver ou faire ce que je voulais. C'est évidemment plus facile à réaliser avec un corps et un portefeuille en bonne santé, mais je ne suis pas très content de moi ; tout comme Hannibal Lecter, j'aime lorsqu'un plan se déroule sans accroc.
Il faut dire que j'ai été terriblement malheureux lors de mes derniers jours de service, effectués sous une pluie glaciale des plus automnales, parvenant à m'humidifier considérablement grâce à un fort seau rempli de flotte nauséabonde ; j'ai pour quelques jours encore une belle marque au front, causée par l'impact du récipient contre mon crâne - c'est très Harry Potter, les balais en moins. J'étais, forcément, dans une fureur d'acier trempé. J'aurais peut-être pris le tout avec un peu de philosophie si je ne subissais pas dans le même temps les assauts d'une intoxication alimentaire, laquelle m'a fait bannir pour un moment toute forme de nourriture vivante (mais il faut avouer que le porc et le poulet moulé sont des viandes particulièrement fragiles). Le tout m'a laissé chaos debout.
En marchant (car gentlemen don't run), j'ai réussi à faire tilter une des ces machines de torture que j'utilise actuellement pour me remettre en forme ; j'ai en effet le cœur qui bat la chamade au repos (je me promème autour de cent), avec un rythme de croisière tournant autour de cent quarante battements par minute. Il semble que cent septente se trouve dans une forme de région dangereuses (et l'on sait que le cœur a ces régions).
Je persiste dans ma période minimaliste ; je pense que c'est une forme de retour au mode de vie de mes vingt ans, tout en disposant de beaucoup plus de moyens. J'ai donc acheté, malgré mes principes concernant le respect des standards, une de ces Fenix minuscules, lampe d'une puissance rare pour sa taille, à peine plus grande que la pile qu'elle contient, une trois-A ou LR03. Je suis assez ébloui. Je l'utilise dans le cadre de mon activité d'arpenteur urbain, là où je n'ai pas besoin de la puissance de mes autres lampes Fenix pour me défendre ou éclairer de larges volumes et où j'essaye au contraire de limiter l'encombrement de mes poches. Dans ce cadre, d'ailleurs, je me moque d'avoir un appareil utilisant une pile trois-A, puisque je n'ai pas l'intention de m'encombrer de piles de rechange. Plus j'y pense, d'ailleurs, puis je pense qu'un binôme AA/AAA pourrait tout à fait supplanter celui que j'utilise actuellement CR2032/AA (j'utilise les AA pour mes grosses lampes, et quelques appareils à faible consommation d'énergie, les autres utilsant à mon grand déplaisir des batteries propriétaires, et les CR2032 dans tout mon matériel compact, comme mes Fauxton, ma Petzl e+Lite ou ma Casio G-Shock). Je suis moins fanatique des Caran d'Ache qu'autrefois, depuis que j'ai découvert les vertus de l'encre pressurisée japonaise. Mais le 849, bien que sa bille me semble devenue très rugueuse depuis que j'utilise massivement l'excellent et très laid Mitsubishi (Mitsubisho en italien ?) Power Tank depuis un an, reste terriblement stylé. Je pense que c'est une des grandes réussites du design suisse, avec le couteau de l'armée modèle 61, Helvetica, l'Omega Seamaster de ville et le SIG P210.
C'est très étonnant, mais alors que j'étais éveillé pour prendre ces quelques notes, j'écoutais une émission nocturne diffusée par une radio métrosexuelle étatique ; j'ai surtout été surpris par le fait qu'un des deux animateurs avait la même sale voix que moi - et apparemment certains mêmes goûts (je n'ai pas dit vices, n'en déplaise à d'aucun).
Je poursuis encore et toujours ma quête du carnet idéal ; je désespère de trouver ce que je recherche. Je me demande si je ne vais pas finir par tout simplement finir par les fabriquer moi-même. Ou m'acheter des Moleskine, malgré leur prix démentiel et leur papier chinois. Pour l'instant, je m'essaye au carnet à spirale, bien que je trouve ce système de reliure aussi peu fiable que peu pratique pour écrire, mais il faut sans doute le prendre commme un hommage à William Sheller.
Je fais toutes sortes de rêves étranges ces temps, la plupart du temps parfaitement inavouables ou ultra-violents. Un effet de mon inconscient est que j'ai rêvé de l'achat d'un paquet de tabac à pipe l'arôme de Guinness - ce qui serait assez peu terrible, lorsque l'on y pense (et oui, je sais, le plus dur avec la pipe, c'est d'avaler - ce qui devrait clors enfin le chapitre des plaisanteries fumeuses).
Je suis allé voir Night and day (qui est, étrangement, le titre hexagon de Knight and day) avec C. à Vevey, gros bourg qui est à Lausanne ce qu'est Cannes à Nice. Le film est drôle, stupide et onirique ; par certains aspects, l'on n'est pas très loin de Fight Club, si ce dernier était une comédie romantique dont le personnage principal est un traître à la batterie. Cruise, Diaz et Dano tirent tout à fait leur épingle du jeu, bien que le rôle de Cruise, par exemple, semble avoir été taillé sur mesure pour Mel Gibson, et que l'on ne sera pas ueber-étonné de retrouver Cameron Diaz dans un rôle de garçon manqué, ce qui est à peu près aussi original que Michael Cera en adolescent maladroit.
Je retourne à mon Nokia, celui n'avait pas survécu à l'anniversaire de R., et qui est depuis ressuscité (¿ La muerte, la muerte, donde esta la muerte ?), ce qui me permet de le comparer régulièrement avec mon lecteur multimédia à écran tactile de chez Creative. Pas de suspense : le Nokia est très supérieur en tant que balladeur (je n'ai jamais compris le terme "baladeur" original, c'est évidemment un contresens). Il ne souffre au final que de trois défauts : un cable USB propriétaire (alors que tout le reste est standardisé au possible, et que mes autres Nokia sont équipés de sorties mini-USB), une autonomie ridicule (mais j'y palie en le rechargeant régulièrement) et l'impossibilité d'enregistrer la radio (mais c'est une option qui se perd, de toute façon, il n'y a peut-être plus qu'iRiver pour la proposer, ce qui me fait demander au débotté ce qui est advenu d'Aiwa, un excellent fabricant de lecteurs de cassette dans les années nonante, ce qui ne nous rajeunit pas). Le Creative est plus fin, plus élégant (ils ont volé le style de l'iPhone), il a une autonomie considérable et il est livré avec des écouteurs sublimes. En contrepartie, son ergonomie est nuisible, son interface tactile est une véritable torture, et le son, malgré toute la magie du numérique, est au mieux médiocre (avec un haut-parleur asthmatique, ce qui n'arrange pas mes affaires). Il est également censé pouvoir jouer des fichiers vidéo sans conversion, mais en fait, non. Ah ça, pour les ouvrir, il est très fort - je ne peux pas en dire autant pour la lecture.
J'ai relu des inédits de Manchette (que bizarrement FB a indiqué comme "activité" dans mon profil, à côté de "dilettante" et de "minuteman", au lieu de le placer dans mes écrivains favoris), le Hussard bleu de Nimier, qui est toujours aussi brillant, et les Vingt-mille lieues sous les mers de Jules Verne. J'aime beaucoup les personnages de Nimier ainsi que le capitaine Nemo. J'avais abandonné ce dernier durant plusieurs mois, malgré ses résurgences dans l'œvre de Rand ou de Wilson. Outre d'apprécier le style et la syntaxe très-particuliers, j'ai appris que Michel Verne était un sale gosse et que le capitaine Nemo était un Polonais. Ce qui me donne envie de me reconstituer un panthéon imaginaire, de Nemo à Sanders, en passant par Holden Caulfield ou Danneskjöld.
En relisant certains romans pour la jeunesse, ces temps, j'ai remarqué que bien souvent leur problème est que leur héros hérite, plutôt qu'il ne mérite, ce qu'il reçoit. Je ne sais pas encore à quel point c'est un problème, mais c'est quelque chose qui me titille.
Pour mémoire, je ne suis pas torturé, ni manichéen ; je sui baroque (et fatigant).
07.VIII.2010-13.VIII.2010 - 08/2010
JE NE ME RAPPELLE MÊME PLUS BIEN SA FIGURE.
J'aurais passé une demi-heure dessus, à cause des outils déplorables dont je dispose, mais j'aurais finalement réussi à mettre la main sur cette foutue apostrophe manquante, dont la balise en carton défigurait ma mise en page.
Je m'adapte parfaitement à mon nouveau mode de vie, tel le serpent quittant sa vieille mue. Je continue donc à pas mal bouger, de VS en ZH en passant par VD. J'ai passé mon samedi, après une nuit de travail, à tirer et à regarder les gens tirer à mon club de tir. Situation assez drôle, et j'ai passé une bonne aprème, avec des gens biens, même si je recommence (continue) à tirer comme une patate moisie. Dimanche, j'ai découvert l'Alimentarium, un musée Nestlé, avec R. qui était comme un (grand) enfant dans un magasin de jouet au milieu de tous ces légumes. R. aime les trucs qui se mangent. Lundi, j'ai comaté, en lisant du Salinger. Et mardi, pour ma fête, mes amis R. & R. ont concocté une opération à peu près aussi compliquée qu'une intervention du FMI pour m'offrir un mousqueton. Ce qui m'a fait énormément plaisir, bien sûr. Par contre, je ne suis pas sûr de bien apprécier Zuerich, même j'ai bien aimé la décoration du restaurant de la Parade-Platz, et cela a été l'occasion de rencontrer D., ce qui change de ma série d'amis en R.
J'ai toujours mal partout. Il paraît que c'est bon signe. Je doute, des fois. J'ai essayé plusieurs instruments de torture lors de ma nouvelle séance à Abu Graïb ; est-ce que j'ai dit que j'avais mal de partout ?
Depuis que je n'ai plus d'ordinateur (et que j'ai sabré sauvagement dans mes heures de travail), j'ai pris trois kilogrammes (qui devraient logiquement être d'origine musculaire), j'ai un tout petit peu avancé dans mon programme d'apprentissage de l'allemand ("Raus ! Schnell ! quelle langue merveilleuse" - de mémoire) j'ai vu plein de gens et j'ai lu une bonne quarantaine de romans. Même si j'en ai besoin pour écrire (et avancer deux ou trois projets comme le tri de mes photos, la traduction du Unintended consequences de John Ross et autres babioles), je sais que je vais de nouveau finir par perdre mon temps à regarder des séries et des films en grande quantité (car c'est une forme de puit sans fond, il y a toujours toutes sortes de bonnes choses à découvrir). Ce qui me manque le plus, finalement, c'est la musique. Quand je pense à tout ce que je rate, à chaque minute, j'en suis malade. Mais je me dit que la situation serait encore pire si j'étais connecté. Oh ! comme j'envie les gens capables d'autodiscipline !
05.VIII.2010-06.VIII.2010 - 08/2010
ET DEPUIS CE JOUR-LÀ, NOUS SOMMES COMME FOUS.
Il paraït que le manque ou l'excès de sommeil tue ; il faudra bien que je m'y fasse. D'autant que cette semaine, j'ai mal partout, mon corps (ou mon cerveau, j'ai toujours un doute) subissant les douleurs causées par la reprise du sport. Je crois que j'ai chopé une vieille sciatique, suite à ce premier août calamiteux. Je ne suis pas sûr, mais ça y ressemble fort. Et comme en plus je ne peux plus lever le coude, je me vois forcé de mener une espèce de vie saine. Mais quelle vergogne !
Après avoir bâclé un service nocturne, dormi un peu après une petite séance de sport mécanisé, j'ai été rejoindre R. pour aller écouter Arno à Sion, dans un festival parrainé par une marque de bière noire comme le péché et épaisse comme du pain. Je viens de me rendre compte que c'est un de mes premiers concerts depuis bien longtemps, ma répugnance pour les foules de plus de quatre personnes me tenant habituellement éloigné de ce genre d'évènements. J'aime bien Arno, c'est une assez bonne synthèse entre Iggy Pop et Jean Gabin, avec ses chorégraphies de Curtis hébété (moi, je suis plutôt James Dean que J'aime Dieu et Lederhosen à Robert Hossein), jouant beaucoup à l'ivrogne maladroit (pour se reprendre brutalement l'espace d'une seconde, le temps de signaler à un de ses routiers que quelque chose ne va pas), avec une diction un peu à la Birkin, dans son genre (enfin, justement, sans les problèmes de genre). Le spectacle a surtout été marqué pour moi par des interprétations sublimes de Get up, stand up, des Yeux de ma mère, des Filles du bord de mère, et de Putain, Putain. À mon goût, il ne manquait que Comme à Ostende et le tout aurait été parfait.
Je me demande pourquoi il n'existe pas de Festival de Boxe à Nyons.
01.VIII.2010-04.VIII.2010 - 08/2010
AH ! C'ÉTAIT SI CHARMANT, CES MOTS DITS TANT DE FOIS.
Ayant réussi, grâce à mille ruses de Sioux, à ne pas travailler le premier août, je suis monté à Taney avec R.D. et son amie, N. Taney est un endroit miyazakien en diable, avec un petit lac, guère plus qu'un grand étang, dans un écrin de montagnes. Le tout est protégé par la relative difficulté d'accès au lieu (la route est vraiment pourrie). La fête elle-même était vraiment sympa, surtout avant la venue de l'orage ; une belle après-midi passée au bord du lac, à fumer la pipe, au grnd soleil. J'ai surtout eu un peu de mal avec une partie non négligeable des invités, une bande de neusks-hools non-Valaisans dont je doute que le quotient intellectuel cumulé puisse dépasser la pointure d'une paire de Docs à lacets blancs - des Docs de filles ; je n'avais pas vu une telle passion pour l'anus et ses sous-produits que chez certains écrivains homosexuels particulièrement monomaniaques et dégénérés. Bref, une bande de racaille accoutrés en nazillons qui ont passé la soirée et l'essentiel de la nuit à beugler des trucs qui pourraient un jour leur valoir un prix Nobel collectif de connerie,catégorie "finis à la pisse". Ils auront fini par faire monter les condés (que je serai une fois de plus parvenu à esquiver grâce à je le suppose, à cette vieille allergie qui me sert de sixième sens), déplacés par une habitante du hameau outrée par le comportement d'un de ces crétins.
Heureusement qu'il restait toutes sortes de gens décents et sympathiques, pas mal d'alcools (dont une petite bouteille de Dillon qui n'aura pas survécu à l'altitude) et un chouette feu d'artifice pour compenser une nuit froide, humide et bruyante.
J'ai commencé la musculation, toujours dans une optique de me réformer (me reformer). J'ai beau être matinal, j'ai mal. J'ai découvert que la partie cardio était assez facile, mais que la partie purement musculaire était très dure ; à vrai dire, je ne plus lever mes bras depuis deux jours.
Comme mens sana in corpore sano, j'espère bien réussir à finir par parler teuton avant la fin de l'année, vu que c'est un sacré handicap dans ma recherche d'emploi alternatif à celui que j'occupe aujourd'hui (et qui est une espèce de catch-22 : soit je travaille assez pour toucher un bon salaire, et je pars en dépression nerveuse, soit je travaille en préservant mes points SAN mais je ferais aussi bien de faire un autre travail stupide, payé autant pour des horaires de jour et sans la moindre responsabilité). Je vais peut-être me remettre à draguer, histoire de me trouver une moitié (ou un double).
30.VII.2010-31.VII.2010 - 07/2010
CES ÉCRITURES-CI SONT D'UN JEUNE, TOUT JEUNE HOMME, DONT LA VIE S'EST DÉVELOPPÉE N'IMPORTE OÙ.
J'avance doucement dans le nettoyage de ce texte. Ce n'est pas évident. J'ai décidé jusqu'à nouvel ordre de dégager les listes des Soundomies,puisque les liens sont un peu trop compliqués à retransmettre, et que mon sens de l'exhaustivité en souffre. J'ai moins avancé que je l'avais espéré dans les corrections, mais un peu tout de même.
J'ai peu avancé, par contre, dans ma nouvelle orientation de carrière. Comme d'habitude, trop de choix s'offrent à moi, et comme souvent dans ce cas-là, je me retrouve sidéré. Mais je commence néanmoins à dégrossir (d'autant que, cela n'ayant rien à voir, je viens de m'inscrire dans une salle de torture pour sportifs en cage).
J'ai réattaqué l'excellent pavé de Robinson, la trilogie de Mars (respectivement la Rouge, la Verte, la Bleue) et malgré une traduction française un peu pataude, je retrouve le plaisir intense que j'avais éprouvé il y a trois ou quatre ans, il me semble, lorsque j'avais découvert la saga de la conquête martienne (qui n'est pas sans évoquer certains monuments de la nouvelle vague américaine, par exemple de Turner ou de Bova - et vaguement d'Heinlein, pour le côté rebelle).
J'ai une certaine tendance à partir dans les tours pour des trucs relativement anodins (ce que j'ai tendance à appeler mon sens du détail, illustré par Siao Tch'ou, l'hexagramme numéro neuf, ce qui sonne tel quel beaucoup moins mystique que menu de restaurant asiatique métropolitain, mais que ceux qui le subissent ressentent, je le suppose, comme mon côté casse-couilles), et cette fois-ci, c'est la viande suisse qui m'énerve. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je n'arrive pas à trouver de la viande correcte dans mon environnement. Vais-je en être réduit à abattre moi-même une vache dans un pré, d'un coup de mousqueton, pour pouvoir enfin déguster un steak potable ? J'ai tenté un boucher de campagne, ce midi, et les bras m'en tombent. Je suis à la limite d'être tenté par le végétarisme, ce qui en dit long sur mon désarroi (et l'ironie d'une telle situation, puisqu'il ne me reste plus que mes incisives et mes canines comme dents à peu près utiles).
J'ai très envie de rajouter dans mon autodescriptif une partie "n'aime pas". Parmi les choses que je n'aime pas, il y a l'obscurité (enfin, ça dépend), tout ce qui vit dans l'eau, et l'eau elle-même, la Grande-Bretagne (Mers-el-Kebir), les vieux cons réacs (en tout cas en-dessous du grade de Général, à prononcer à la castillane, ce qui n'inclue pas les généraux de brigade à titre temporaire), les gens qui confondent style et design, et les cyclistes (ces enfoirés qui conduisent comme des taupes ivrognes, encombrent les routes et dévastent les centre-ville).
À propos de vieux cons réacs, j'ai lu un numéro récent du Détective, un torchon pour dégénérés et électeurs sarkozystes, dont la lecture fréquente doit probablement transformer le monde en une sorte d'enfer paranoïaque peuplé de voleurs d'économies de toutes une vie, de violeurs en série, de vieux messieurs pédophiles et autres meurtriers ultra-violents. À côté, News of the world, c'est le Monde (enfin, il n'y concrètement pas tant de différence entre Le Monde et NOTW, il faut être réaliste).
Un des avantages de mon mode de vie décalé, c'est que je croise souvent mes amis les renards jouant au milieu des vaches et des belettes dans les prés, lorsque je rentre me coucher. Je ne sais pas, quelque part, je trouve ça sympathique.
24.VII.2010-29.VII.2010 - 07/2010
À DROITE L'AUBE D'ÉTÉ ÉVEILLE LES FEUILLES ET LES VAPEURS ET LES BRUITS DE CE COIN DE PARC.
J'ai encore bénéficié d'une longue fin de semaine, mais je ne suis pas certain d'avoir su en profiter. Samedi, je suis allé au cinéma, voir Inception en version française, ce qui n'est pas forcément une bonne idée. En fait, le cinéma n'était pas au programme, mais vu qu'il faisait moins de quinze degrés dans l'aprème, j'ai changé d'avis. Le film, en l'état, porte plutôt bien son nom, à la limite de la déception. La musique est pourrie, le rythme étrange, et l'arrière-plan et les personnages sans intérêt. Ça, ce sont les aspects négatifs. L'aspect positif, c'est une sorte de synthèse pas désagréable entre Avalon (en plus cyberpunk), avec un peu d'eXistenz, de Dark City, de New Rose Hotel (avec une base très Matrix, Ocean 11, et certains James Bond), et du Burroughs (le concept du mot-virus) et enfin d'Ubik de Dick. Je pense qu'au final, j'ai bien aimé.
Même si je n'ai pas la haine farouche (on se rappelera la blague horrible concernant la différence entre le vagin et la bouche de Sarah Palin - il n'y a qu'un truc débile qui soit sorti de son vagin) que portent beaucoup d'Américains - et peut-être parce que je ne suis pas Américain, d'ailleurs - je préfère de loin Michael Palin à Sarah Palin.
Dimanche morne passé à écrire, à subir l'espèce d'immonde gueule de bois que j'ai après avoir fumé la pipe, à tuer des mouches (j'ai abandonné les neurotoxiques au profit de cette bonne vieille énergie cinétique, cest tout de même plus ludique) et à lire. J'ai donc lu le dernier Ellis, Imperial Bedrooms, qui n'est vraiment pas mal, une sorte de roman noir trop ensoleillé, mais glauque, brutal, couvert ; bien meilleur que Lunar Park, mais je ne sais pas trop pourquoi, en fait. J'ai terminé mon gros volume de Manchette, et je me rends compte que finalement, sorti de Nada, de l'Affaire N'Gunstro et de La position du tireur couché, ce qu'il a produit est globalement minable, peut-être au niveau d'un Didier Dénonce ou d'un Fajardie. En particulier, son succédané de Burma est assez lamentable. J'aurais bien aimé voir la tournure qu'auraient pu prendre Kulturkampf et La princesse du sang, deux de ses derniers projets avortés.
Lundi, c'est Lucerne, une ville que j'apprécie mais qu'il me faudra une fois de plus explorer en profondeur. Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, j'étais assez malade, alors j'ai picoré dans le quartier de la Gare, et puis je suis parti assez tôt pour visiter en vitesse d'autres villes au passage, comme Romont, Soleure, Payerne ou Estavayer. Pas grand intérêt, peu de bonnes photographies.
13.VII.2010-23.VII.2010 - 07/2010
SI J'AVAIS DES ANTÉCEDENTS À UN POINT QUELCONQUE DE L'HISTOIRE DE FRANCE.
Je n'ai finalement pas fêté mon anniversaire, ce qui est assez traditionnel. N'étant pas sérieux-sérieux puisqu'ayant deux fois dix-sept ans, l'arrivée de l'âge m'a redonné un coup de fouet, agravé par l'imbécilité de mon salaire de juin, perçu à mi-terme. Si je m'y étais pris un peu plus tôt, j'aurais sans doute pu organiser quelque chose, au moins dans les bois, avec pas mal d'alcool. Mais comme je trimais ce jour-là...
Vendredi, j'ai profité de mes jours de congés pour partir de manière spontanée et impulsive à Bâle, encouragé par certain commentaire de Niels. Malheureusement, mon appareil photo s'étant déchargé bêtement, je me suis retrouvé sans grandes capacités d'enregistrement. J'ai donc fait essentiellement de la dérive psychogéographique pour finir, près de la gare, par manger un Whopper. Je l'ai trouvé bien meilleur que celui que j'avais essayé sur l'autoroute, il y a quelques mois, et qui m'avait fortement déçu, probablement à cause d'un souvenir enjolivé par dix années de sevrage. Mais à la base, j'étais parti pour digérer n'importe quelle forme de malbouffe.
Je suis rentré à temps, le samedi, pour pouvoir aller tirer (comme une patate) le matin à la Kalashnikov, puis l'après-midi au Glock (encore comme une patate) puis à diverses armes prêtées pour l'occasion (toujours comme une patate). J'ai été livrer quelques trucs qui m'encombraient chez R.D., qui finalement n'a pas eu beaucoup à me forcer pour m'entraîner dans une soirée-brochettes (le met viandard, pas le groupe belge) où j'ai pu rencontrer un ami nihiliste de R.D., lequel m'a donné l'idée de fouiller un peu les offres d'emploi du domaine culturel, un monde que j'avais gentiment négligé de manière un peu bête. Nous avons fini quelques heures plus tard, après un crochet étrange et chaotique par le festival de Montreux, entre autres au Comte vert, un ancien bar à skinheads diffusant à tue-tête du Johnny Hallyday (c'est ma seconde occurence de Johnny - qui est un peu le Thiéfaine des beaufs - cette semaine, avec une allusion au chanteur dans un Douglas Coupland récent, Generation A, feuilleté dans une librairie anglaise à Bâle) et qui m'a fait violemment penser au Pouilly (si c'est bien le nom de ce bar aux soirées étrangement littéraires et décadentes, parisiennes au premier degré, donc au second degré). Le lendemain comportait également des brochettes, mais cette fois-ci, en Vaud (ainsi que des saucisses de veau, mais ce n'est pas la moitié d'une coïncidence). Dans l'ensemble, une journée difficile. Lundi fût plus intéressant puisque je suis allé faire un tour de Bâle avec C. J'ai pu me venger de mon échec de vendredi en mitraillant la ville et sa culture murale, j'ai dépensé cent cinquante francs de livres anglophones (j'aurais pu sans problème en dépenser quatre cents de plus, ce qui représente au total un petit stock de Simonov, et je suis pauvre) et j'ai bien mangé. En plus, ma voiture, malgré ses problèmes de verrouillage des portières, a bien supporté le voyage (un peu moins de mille miles en trois jours). De toute façon, nous n'aurons pas eu la peau de Bâle.
Je tente de corriger petit à petit les fautes (nombreuses) de frappe, d'inattention et disons-le franchement, d'orthographe et de grammaire qui parsèment ce bloc-note. Je me demande si malgré la fréquentation de la jeunesse illettrée et la communition numérique, je parviendrais un jour à retrouver le niveau de français d'un ouvrier faubourgeois des années soixante.
J'ai réussi enfin à utiliser la pipe que m'a offert R. pour mon anniversaire (plus exactement le jour où je suis allé lui remettre mon ordinateur, en une sorte d'échange de vices qui n'est pas sans évoquer les échanges d'espions durant la guerre froide, sur des ponts brumeux et allemands). Je n'ai pas vraiment l'intention de me mettre à fumer, d'autant que ces trucs sont assez durs à allumer, et que l'inhalation de tabac me fait très vite tourner la tête, plus vite et mieux que certains alcools, en tout cas. Mais depuis ma replongée dans l'univers de Burma, je me disais que c'était un truc qui me manquait. J'aime bien le tabac suédois que R.B. m'a colloqué avec l'instrument de mort fumeuse, mais j'aimerais bien me trouver un de ces tabacs néerlandais vaguement caramélisés ; ça me rappelerait la Royale.
J'ai découvert que le vieux Bic à quatre couleurs vient d'évoluer ; je pense que c'est la première fois en trente ou quarante ans d'existence. C'est une évolution subtile, mais très intelligente, puisque la tête du bonhomme Bic qui ornait le sommet du stylo, au-dessus des poussoirs-sélecteurs de couleurs, s'est transformée en un anneau. Malgré mon moratoire sur les achats inquotidiens, je n'ai pas pu m'empêcher d'en adjoindre un à mes plus classiques Caran d'Ache 849 suisse et Mitsubishi Power Tank japonais.
29.VI.2010-12.VII.2010 - 06/2010 - 07/2010
TOUS LES JEUNES ÉMOIS DE SES SILENCES GRIS.
J'ai pu participer cette année à la Fête fédérale du tir, un concours militaire regroupant environ quarante-cinq mille personnes réparties en deux mille cinq cents équipes. Les soldats n'étant pas au courant de notre arrivée, il nous a fallu un certain moment pour réussir à mobiliser un Duro, qui est un véhicule drôle qui n'a pas été sans m'évoquer le Marmont (mais qui est probablement beaucoup plus proche d'un TRM 2000). À un moment de l'attente sur le trottoir d'en-face de la gare d'Aarau (dont la pendule n'avait pas encore revêtu ses aiguilles, ce qui lui donnait un aspect étrange - désormais, si j'ai bien suivi, c'est une des plus grosses pendules ferroviaires de Suisse), j'ai vu s'avancer un ouvrier de chantier (avec la tenue réglementaire : lunettes à verres miroir, gilet de sécurité orange fluorescent porté à même le torse nu, grosses bottes de sécurité, paire de jeans déchirés, et grosse moustache) vers un militaire discutant avec un policier ; j'ai eu très peur de voir surgir un Indien et un marin du souterrain de la gare et que tout ce beau monde se mettent à lancer un spectacle d’enfer, comme dans Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le très bon film caustique de Jean Yanne sur le monde du spectacle. Pour couper court au suspense, j'ai tiré comme une patate, un animal peu réputé pour ses qualités militaires. J'ai fait cent trente-huit points sur un maximum total de deux cents, en particulier à cause de deux zéros que je ne parviens toujours pas à m'expliquer. Même si je ne suis pas un bon tireur dans l'absolu, cela représente environ trente points en-deça de mes performances habituelles en entraînement - je suppose que j'ai beaucoup de mal avec la pression de la compétition, ce qui est débile. Quand je sais qu’une tâche est facile, je l’accomplis facilement ; si je doute, je foire. J’ai donc encore du travail.
Je définis un revolver comme étant une arme de poing à plusieurs chambres rotatives par canon, et un pistolet comme une arme de poing à une chambre par canon. C’est une définition positive qui me convient bien, et qui est globalement consacrée par l’usage de ce dernier siècle.
Je reviens un peu à Doc Gynéco, qui n’a plus trop la cote depuis qu'il se la joue Michel Sardou. Nirvana reste excellente, les Liaisons dangereuses ont très bien vieilli. Le reste, un peu moins. Il y a une sorte de posture un peu stupide et droite chez ce chanteur ; une sorte de hussard de banlieue. J'aime beaucoup, en particulier, la dissonance cognitive produite par la vision du clip de son tube prémonitoire, L'homme qui ne valait pas dix centimes, dans lequel les paroles révoltées se heurtent à des images consuméristes en diable.
J'ai profité de ce temps mort pour démanteler mon ordinateur. C'est pour cela que je mets du temps à envoyer mes textes en ligne, qui doivent passer désormais par un canal bien plus complexe que le bête connection-collage-validation habituel. Tout à l'heure, il va descendre en Vaud et j'aurai moins la tentation de numériser ma vie. J'ai regardé entretemps New wave de Gaël Morel, un film passé scandaleusement inaperçu. Cela ressemble un peu aux Beaux gosses de Sattouf, mais en étant à la fois beaucoup plus et beaucoup moins caricatural, en tout cas beaucoup moins grotesque. Je suis ravi de voir les progrès de Morel en réalisation, À toute vitesse ayant plutôt mal vieilli, dans l'ensemble. Pourtant, l'on y voyait Élodie Bouchez et Pascal Cervo (lequel y tenait un rôle parallèlement inverse à celui qui l'avait fait découvrir dans Les amoureux de Corsini). J'ai également bien aimé Solo, de Mocky. C'est évidemment moins bon que Nada, que j'ai regardé plus ou moins synchronistiquement, mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir Manchette comme matériau de base. Postal a le potentiel de devenir un film culte, tellement il est étrange et foutraque. Je trouve que l'on n'est pas très éloigné de l'univers d'un John Waters, si ce dernier se prenait pour John Woo. Ce qui m'étonne le plus, c'est que ce film est censé être dérivé d'un jeu vidéo. Comme je ne suis pas du tout joueur, je ne sais pas vraiment quoi penser de cette information. Le dernier film que j'ai regardé avant d'en finir pour un moment avec mon accrochage numérique, c'est A serious man, le denier Cohen, un film ultrasémite et assez étonnant. J'ai bien aimé, et il y a quelques scènes drôles, même si ce n'est pas vraiment une comédie. Cela ne vaut pas No country for old man, mais cela reste très bon.
J'ai profité d'être parti, tel Ulysse, en un beau voyage, pour me remettre à la photographie. Je ne suis pas mécontent de moi. Je ne vais pas m'éterniser sur ma dernière virée, mais c'était intéressant, bien que pas forcément très agréable, contrairement à mes autres sabbats. J'ai ainsi découvert que je prenais mon problème principal à l'envers. Je ne sais pas si je vais réussir à accepter la solution qui s'offre à moi, mais c'est tout de même un progrès. Je suis d'ailleurs rentré en écoutant de la bonne electronica, au volant d'une petite voiture de sport anglaise, et c'est toujours bien.
L'orage qui a éclaté durant ma virée bernoise a réussi à faire basculer ma fenêtre, ce qui a provoqué une belle inondation et transformé mon duvet en une sorte de masse humide et puante ; après le problème des pommes de terre (j'ai une grosse partie de ma réserve de provisions qui a décidé de fermenter, ce qui a mis un terme à la présence de matière organique dans ma cuisine pour un bon moment) qui m'ont fait traquer pendant deux jours le cadavre d'un animal dans mon studio, j'ai décidé qu'il était temps de terminer mon nettoyage de printemps. J'ai donc un endroit relativement sain, propre et vide, à nouveau à ma disposition.
Je suis sorti de ma torpeur en faisant un grand nettoyage dans ma vie ("je détruis, je simplifie") - j'ai encore beaucoup de conneries à détruire ou à offrir, une sorte de blague de potlatch. En tout cas, cet orage et ma récente catastrophe financière m'auront permis de me sortir d'une spirale léthargique qui n'aurait pu me mener qu'à un krach dépressif. Je n'ai donc plus d'ordinateur (mais j'ai découvert par hasard que mon intellinatel fonctionnait de nouveau, après trois mois de coma, ce qui fait que j'ai maintenant deux lecteurs musicaux potables - même si ce natel aura été ma seconde grosse déception sur ma dizaine de Nokia, en particulier à cause de son autonomie désastreuse ; surtout, je ne peux pas m'empêcher de constater l'incapacité des développeurs finlandais à harmoniser leurs menus, graphiquement et au niveau des chemins d'accès, ce qui est aussi Microsoft que pénible), je suis en train de faire du tri dans mes affaires et j'ai changé de voiture, ma camionnette s'étant rendu insupportable par sa consommation d'essence et surtout son chassis en meringue double-crème. J'ai choisi une Citrôen C1 d'occasion, ce qui me permet de renouer avec mon goût des petites voitures (ce qui n'a rien à voir avec l'ampleur de ma virilité, malgré une croyance commune - et au risque de décevoir mon auditoire). Pour l'instant, j'en suis très content. Je vais mettre le Nemo sur la liste des sept ou huit investissements débiles que j'aurais fait cette année. C'est pourquoi je vais m'en tenir à une ligne simplistique et limiter ma consommation.
28.VI.2010 - 06/2010
DAMES QUI TOURNOIENT SUR LES TERRASSES VOISINES DE LA MER.
Repensant à ma situation de junkie numérique (la preuve : j'ai laissé mon modem rebranché parce que j'avais absolument besoin d'une information cruciale que je ne pourrais trouver que sur internet... et trois heures après, je suis encore en train de m'injecter des données dans les veines), je me dis que c'est tout de même étrange que la première chose que l'on fasse chez les alcooliques anonymes, cela soit de se présenter.
25.VI.2010-27.VI.2010 - 06/2010
NE COMPTEZ PAS QUE MON HUMEUR DEVIENDRAIT MOINS VAGABONDE, AU CONTRAIRE.
C'est la saison des oiseaux débiles (à ne pas confondre avec les oiseaux méchants). Hier soir, j'en trouve un dans la cafétéria. N'écoutant que mon courage et mon bon cœur, je me décide à le ramasser à l'aide d'un journal (pour éviter de le toucher). Malgré le choc qu'il venait de subir (ce con s'était rué contre la fenêtre avec frénésie), il s'est mis à piailler comme un beau diable. Je le relache sur la pelouse, et il rentre derechef dans la salle, lancé comme une balle, pour s'écraser à nouveau - boum ! - contre une autre vitre. J'avoue que je n'ai pas pu m'empêcher d'exploser de rire, vue la tournure cartounesque de la situation. J'ai été le ramasser de nouveau, sans grand espoir, vu la violence du choc ; et effectivement, à l'endroit où je l'avais laissé hier au soir, je n'ai trouvé que deux tas de plumes et un peu de sang. Il aura probablement fait le bonheur du renard, d'un chat haret ou d'un des nombreux rapaces du coin. Aujourd'hui, je suis en train de travailler sur un ordinateur, et j'entends un violent paf ! contre la vitre. Je regarde, trop tard, mais je vois du duvet et une trace du choc. J'ai trouvé le cadavre du piaf au bas de l'immeuble. Quand on voit ce qu'ils sont devenus, je doute quand même que les dinosaures aient jamais pu dominer le monde.
J'ai tendance à me répéter, mais je pense réellement que le Glock est le successeur incontestable du P210, ce qui semble une hérésie à tous les amoureux de la belle mécanique, des carcasses fraisées avec amour et sueur par des mains burinées et des plaquettes en bois exotique arraché à une tribu malaise en voie de disparition. Mais quel pistolet aujourd'hui tire aussi bien et aussi longtemps qu'un SIG ? Tout cela pour dire que ce matin, j'ai participé à un entraînement pour aller à la Fête fédérale du tir, le 30 juin, et je n'ai pas été trop mécontent de moi ; j'ai fait dans un premier temps cent-septante sur cent-huitante, puis deux fois cent soixante-trois - dans l'absolu, c'est assez médiocre, bien sûr, mais vu qu'il y a deux ans, j'étais incapable de toucher ma cible à vingt-cinq mètres, que je suis pratiquement aveugle de l'œil droit, que je suis à peu près aussi coordonné qu'une abscisse dislex.yque, et que je tire avec un pistolet en plastique, oui, je suis plutôt content de moi. Reste à tenir la pression de la compétition. Ce qui était drôle, par ailleurs, c'était la compétition de jeunes tireurs qui se tenait dans le stand trois cents mètres d'à côté - outre les habituelles scènes qui feraient dresser les cheveux de nos hoplophobes zeuropéens (comme des gamins en train de se promener avec des fusils d'assaut - à l'exception d'un petit gars que j'ai trouvé très sympathique, avec son mousqueton presque aussi grand que lui), j'ai assisté à une scène entre deux gamines, très majorettes, se rencontrant par hasard et s'extasiant sur leur présence respective à grands cris hystériques comme seules savent en produire des collégiennes. Les garde-mains de leurs fusils d'assaut aurait été rose, il aurait été parfaitement assorti à leur vernis à ongles.
J'ai regardé un truc super bizarre, une comédie scandinave qui s'appelle Patrik 1.5. Pour être franc, je ne sais pas comment ce film a jamais pu être classé comme tel (une comédie, pas scandinave) ; j'en suis à me demander si Bergman n'est pas, là-bas, considéré comme un sorte de Charlie Chaplin septentrional. Bref, c'est l'histoire naïvement contée d'un couple gay qui décide d'adopter un bambin de dix-huit mois, et se retrouve avec un adorebelle de quinze ans dans les pattes. Lequel flippe sa race de se retrouver dans les pattes d'un couple gay - et est donc un tantinet agressif. Comme c'est une fable sur la tolérance à la suédoise, et là je ne vais pas résumer le truc, tellement le scénario comprend plus de trous qu'une meule de sida emmental, mais au final madame finit par virer monsieur, garder le gamin à la maison pour lui apprendre le vivrensemble et élargir ses... horizons. Bon, il y a une scène très drôle de douze secondes, celle de la zone de non-agression au poste de police. Bon, évidemment, j'ai mauvais esprit, et j'imagine que si ça avait été un film belge, suisse, allemand ou autrichien, il aurait été beaucoup plus sale, à base de cave, de bergers allemands, de skinheads dominateurs ultra-violents, et autres surdoses d'héroïne. Bon, le concept du fils adoptif ou du neveu, c'est très années cinquante, non ? Bref, c'est un ovni.
21.VI.2010-24.VI.2010 - 06/2010
OH LES PIERRES PRÉCIEUSES S'ENFOUISSANT, ET LES FLEURS OUVERTES.
Je me soupçonne d'utiliser un peu trop mon Rimbaud comme une forme de Yi-King, me saisissant d'une phrase au hasard pour en faire mon sous-titre, éclairant d'un sens nouveau ce que j'écris. En tout cas, j'ai souvent eu cette impression.
Qu'ai-je fait de mes trois derniers jours ? Le mollusque. Il a fallu que je change de rythme, passant de la nuit au soir, ce qui fait un décalage de huit heures dans le mauvais sens, ce qui a transformé mes trois jours et demi de repos nominal en un peu plus de quarante-huit heures pratiques. J'en ai profité pour explorer le monde merveilleux de Rapidshare. J'y ai trouvé des œuvres que je cherchais depuis des mois, mais cela prend du temps et une petite dose d'énergie, néanmoins ; et comme ma connection est évidemment phagocytée par le transfert, j'en suis réduit à regarder des films. Oui, bien sûr, j'aurais pu faire du sport, mais c'était sans compter l'influence du terrible Général Hiver qui tenait la contrée depuis plusieurs jours (en fait, cela fait seulement depuis hier que la température se rapproche des vingt degrés). J'ai donc préféré rester emmitouflé dans mon gros pull en laine et ma couverture polaire, à regarder des films en grignotant des Petits Mignons, qui sont la version locale des Petits Beurres, comme une vieille fille. J'ai vu deux Delon corrects, Les seins de glace et La race des seigneurs. J'ai bien aimé ces Delon mineurs. Dans le premier, l'on appréciera l'ambiance vénéneuse et la présence de Mireille Darc, et dans le second, une sorte de prologue de Mort d'un pourri. J'ai aussi revu Et la tendresse... Bordel !, un film qui m'avait durablement traumatisé lorsque je l'avais vu, étant minot. J'en avais gardé un vague souvenir farce, mais c'est en revoyant la scène de la piscine érotique que beaucoup de choses me sont revenues de manière brutale. Dans l'ensemble le film a plutôt bien vieilli et reste très drôle. Un peu dans le même genre, mais en moins traumatisant puisqu'il s'agissait de violence et non de sexe, À mort l'arbitre, de ce qui est, à mon avis, et pour le moment, la meilleure période de Mocky (qui lorsqu'il a des acteurs à diriger et un budget, est un excellent cinéaste, très loin de l'image d'un Max Pécas anarchisant que certains ont de lui) - que l'on pourra résumer par les mots de l'excellent Brassens, dès que l'on est plus de quatre, on est une bande de cons. J'aime beaucoup les flics blasés et misanthropes de Mocky ; et Eddy Mitchell, avant qu'il ne soit de nouveau à la mode, crève l'écran. Je trouve amusant d'avoir regardé ces deux films plus ou moins en même temps, parce qu'il me semble que les deux réalisateurs ont une certaine tendance à écrire des fables, et c'est peut-être quelque chose de rare dans le cinéma français actuel, avec toute sa pesanteur naturaliste et sordide ou ses comédies débiles. Je suis tombé sur un étrange film expérimental, Cowards bend the knee, que je ne pourrais pas vraiment décrire. C'est une sorte de film muet des nulantes, avec un joueur de hockey comme personnage principal - ce qui me permet de rebondir sur deux autres films que j'ai regardé durant ce temps de repos, À nous les garçons, une espèce de film pour ados, à la française, avec Franck Dubosc, ce qui fait tout de même un peu beaucoup ; et l'excellent Zach and Miri make a porno, de Kevin Smith. Là encore, le monde du hockey est en arrière-plan, mais on rit beaucoup plus qu'avec Dubosc, ce qui n'est pas vraiment inattendu. On retrouvera avec plaisir la plupart des acteurs fétiches de Smith, mais pas dans leur rôle habituel, ce qui est étonnant et finalement hautement recommandable. J'ai finalement commencé Bamboozed !, le film à thèse sur le racisme de Spike Lee (ce qui est un tout petit peu comme la plaisanterie sur "ce film dans lequel Michael Cera jouait un adolescent introverti et maladroit"). J'ai terminé par Complices, de Mermoud, qu'on m'a vendu comme très glauque, mais qui n'est que sordide. Ce qui semble être une caractéristique globale des films suisses (Complices l'est à moitié - Suisse, pas sordide, je ne sais pas pourquoi, puisqu'il se passe à Lyon) ; je n'en ai vu que trois ou quatre, mais dans la plupart, le jeune personnage principal finit soit par se faire sodomiser, soit avec une queue dans la bouche, et tout malheureux. La seule exception, mais je n'en dispose pas en entier, donc j'ai peut-être raté ces passages, est Jeune homme, l'histoire d'un jeune Toto qui devient fille au pair à Genève. Je dis ça, je dis rien, mais je trouve qu'il y a comme un schéma qui se dessine, et l'on est plus proche du Guy Omelette que de Guillaume Tell. Pour revenir à Complices, qui est l'histoire d'un jeune prostitué qui tombe amoureux d'une jeune fille rencontrée dans un cybercafé, l'ensemble est plutôt bien vu, très bien monté (avec du flash-back tarentinien) et intéressant. L'on remarquera que l'adage vulgaire "no zob in job" ne s'applique pas pour les putes. S'il n'y avait pas les deux condés tout droit sortis de Julie Lescaut, l'ensemble ferait penser à du Léo Malet, ce qui n'est pas un mince compliment. Il y a des moments où je n'ai pas bien compris ce que voulait dire Mermoud, mais au final, on est très loin de ce que je m'attendais, des films vraiment glauques et sur un thème similaire, comme L'homme blessé, les Témoins, J'embrasse pas ou encore la fable shakespearienne de Van Sant, My own private Idaho.
Je me suis rendu compte de certaines incohérences dans ma façon de codifier les dates ; il va falloir que j'explore cela en détail.
J'ai découvert que les Américains avaient un terme étrange pour décrire un symptôme de la fabuleuse capacité de notre cerveau à détecter des schémas : le Baader-Meinhof. L'origine du terme est amusante, puisqu'elle décrit le fait de voir partout quelque chose que l'on vient d'apprendre (par exemple, pour un Américain des années septante, l'existence de la Rote Armee Fraktion) ; je trouve d'autant plus amusant d'avoir découvert cela en plein Baader-Meinhof, sur une recherche aléatoire parfaitement anecdotique (sur le confort du pied, car je dois investir dans une nouvelle paire de chaussure - étant essentiellement un fantassin, puisque je parcours régulièrement une quinzaine de kilomètres par service, ce qui me permet de répondre à la question traditionnelle "De quoi sont les pieds ?" par l'autant traditionnelle réponse : "les pieds sont l'objet de soins constants" - et l'on conviendra que du pied jusqu'à la reconnaissance des schémas, il y a tout de même un extraordinaire horizon à balayer), durant laquelle j'aurais littéralement été submergé de liens improbables et de courriels étranges sur, donc, l'importance d'être constant. Je ne suis pas si je suis clair, et je n'ai pas le courage de relire tout de suite ce très long et complexe paragraphe. Je reverrai tantôt sa ponctuation, en particulier.
Je me demande pourquoi je connais tant de gens qui écoutent, voire aiment Damien Saez. J'ai un peu l'impression que c'est le nouveau Michel Sardou (mais je n'ai rien contre Sardou, hein).
Mon agence me fait dire qu'en fait, je ne leur devait pas un loyer, et donc que j'ai payé deux fois ce mois pour rien. Bon, maintenant le mal est fait.
Seconde bonne nouvelle de la journée, j'ai reçu mon plan de travail pour juillet, et j'en suis très content ; je dispose en particulier de tous mes samedis, et d'au moins trois vrais ouiquende. J'en suis ravi. Je vais mettre mon plan de sevrage à exécution et donc vais peu poster ces prochains temps.
18.VI.2010-20.VI.2010 - 06/2010
EN CEIGNANT TROIS FOIS MON FRONT DU LAURIER.
J'ai reçu hier matin de la part de Philippe Billé son dernier opuscule, intitulé Cent listes d'achats, un très bel objet littéraro-sociologique qui est disponible chez l'auteur. J'ai d'autant plus apprécié le cadeau qu'il était mêlé à toutes sortes de courriers désagréables.
Je suis actuellement perturbé dans ma prise de notes. Je ne sais plus à quel système me vouer ; le principe de l'ABC (l'antiblocage cervical, ma traduction illittérale de l'hipster PDA, pour parietal disgorgement aid), soit des petites fiches cartonnées au format A7 maintenues solidaires par une attache à ressort, fonctionne bien au quotidien de par sa souplesse, son faible coût d'utilisation, sa capacité à se recycler - mais c'est au niveau du stockage que le bât blesse. J'ai en effet perdu un certain nombre de fiches dont j'avais un usage extensif mais important, ce qui m'a fait revenir au carnet. Mais le problème du carnet, c'est le format : et selon ma tenue, mon type d'uniforme ou les pantalons que je porte, un seul modèle ne convient pas. Le plus simple serait évidemment de se restreindre au plus petit dénominateur commun, comme par exemple le Clairefontaine agraffé au format sept et demi par douze de quarante-huit pages (N. 3582C), mais il est assez cher pour sa durée de vie, et Muji propose une alternative sympathique, au format passeport, avec une très belle couverture et un papier d'une très belle couleur crème, qui change un peu du sublime papier velouté de Clairefontaine, tout en coûtant moitié moins cher. Donc l'on peut se rabattre sur les Clairefontaine agraffés au format A6 ou A5, ou encore si l'on ne s'encombre pas des standards, ce qui est à mon avis une très mauvaise idée, s'intéresser aux formats onze par dix-sept, que cela soit en nonante-six pages agraffées ou en cent-nonante-deux pages brochées, qui restent des classiques imbattables en rapport qualité-durabilité-prix (le principal défaut des Clairefontaine, à mon avis, est bien sûr leurs immondes couvertures colorées - je mets à part leur faible disponibilité du bon côté de la frontière). Je crois que si j'avais assez d'argent à ma disposition, je passerais ma vie à réparer des objets géniaux mais défaillants sur un ou deux détails stupides.
Il est évident qu'il faut que je renonce à mes deux dépendances les plus enracinées, celle au numérique et celle au sucre. C'est d'autant plus facile à dire que je suis actuellement connecté, en train de télécharger un film introuvable des années soixante, en liaison avec mes amis sur Facebook et piochant des liens amusants sur Reddit ou Youtube, tout en buvant un verre de soda et en mangeant des pâtes. Il faudra que je choisisse laquelle des deux sabrer en premier, je ne me sens pas d'arrêter les deux ensemble. La logique voudrait que je jette mon modem par la fenêtre, puisque cela me permettrait de reprendre un rythme de vie un peu plus sain, de refaire du sport, de rencontrer des gens, enfin, toutes ces sortes de choses que les gens dotés d'une vie font, ce qui rendrait l'usage des nourritures confortables obsolète. Mon problème est évident que j'ai toutes sortes d'excellentes raisons pour ne pas abdiquer internet ; c'est un outil que j'utilise depuis plus de quinze ans, c'est mon moyen de création et de réticularité favori, c'est la machine idéale pour m'encombrer de toute cette culture populaire, superficielle, vernaculaire et élitiste qui me permet d'apprécier le monde et la vie. Dans une certaine mesure, je suis heureux comme une méduse dans l'eau lorsque je parcours les vastes océans des méta-données, même en évitant (pas toujours, soyons honnête les nonante pour cent de pornographie qui encombrent le réseau). L'idée est bien sûr que ce n'est pas possible ; et que d'un outil formidable de création, j'ai fait un gadget incroyable de distraction, et je me déteste pour cela. L'alternative serait de me remettre à écrire hors-ligne, ainsi que de refaire de la photographie. Ou alors de revenir en 1993. Et de me divorcer de ma partie numérique et audio-visuelle. Un monastère, cela pourrait être la solution. Ou alors trouver un abonnement pour junkie numérique qui couperait la ligne six jours sur sept. Je ne sais pas. Mais il va bien falloir que je trouve une solution.
J'ai failli me vautrer sur l'autoroute, hier soir, en allant travailler, et en évitant à la dernière minute un cadavre sur ma voie. J'ai réussi à éviter la chose, en donnant un très brutal coup de volant sur la gauche, et j'ai également réussi à éviter de percuter les plots de béton qui marquent les voies restreintes de la zone de travaux que je traversais, mais je serais bien incapable de dire comment j'ai pu récupérer le décrochage de mon train arrière. Je suppose qu'il y a un dieu pour les mauvais conducteurs qui roulent dans une voiture qui ne tient pas la route.
Tout à l'heure, les cloches ont sonné pendant huit minutes. J'ai me suis demandé si la Nati avait gagné un match, si la guerre avait été déclarée ou si cette vieille pute de Kadhafi était crevé, mais apparemment pas.
Hayek sur l'Amérique d'Obama.
La Jaguar XKE, une des plus belles voitures de tous les temps.
Une Suzuki de 1986.
Parce que c'est tout de suite plus facile d'être contre les armes civiles lorsque l'on a les moyens de se payer (ou de se faire payer par le peuple) des gardes du corps armés.
Un Glock 23, une cible à deux cents mètres, la cible perd (vidéo Youtube).
17.VI.2010 - 06/2010
CETTE LANGUE SERA DE L'ÂME POUR L'ÂME.
Le fait d'être en semi-banqueroute depuis deux mois a une certaine tendance à m'angoisser, mais au moins, j'ai pu mettre le doigt sur le nœud du problème : mon travail. Si je travaille peu, je gagne peu, donc d'une part je mue en une sorte de Madame Thatcher, traquant la moindre dépense au centime près, et d'autre part, je suis relativement détendu. Si je travaille beaucoup, je gagne beaucoup d'argent, mais j'ai un tel besoin de décompression que je me met à claquer des sommes complètement dingues sans la moindre justification. Bien sûr, la solution serait une forme d'autodiscipline pour arrondir les angles, mais je ne suis pas très doué pour les solutions de compromis. C'est mon côté Alexandre le Grand, confer le nœud gordien, le rasoir d'Occam, e tutti quanti.
J'ai donc encore un mois à subir ma relative pauvreté (évidemment relative : mes placards sont pleins de biscottes et d'alcools de qualité, j'ai un toît qui me protège des intempéries hiémales actuelles, et j'ai une voiture que je déteste mais qui a le mérite de démarrer lorsque je le lui demande). Je suis donc à la merci d'une tuile durant ce mois, et je n'aime pas cela.
Bien sûr, cela pourrait être pire, je pourrais, comme mes parents, être privé d'eau, d'électricité et de communications. J'ai été rassuré d'apprendre que leur maison tenait toujours debout, mais les dégâts dans la région sont tout de même importants.
Malgré mon dégoût viscéral pour la perfide Albion, je dois avouer que je préfère largement Bryan Fery à Jean Ferrat et Brian Eno à Bernard Hinault.
Un bel exemple de Black Metal (vidéo Youtube).
L'arrivée de l'énergie hydrogène à la portée de tous.
La guerre à la drogue finance lourdement ses ennemis.
Un entretien intéressant avec John Robb.
Le Pilot M90 est le Concorde des stylos à plume.
15.VI.2010-16.VI.2010 - 06/2010
MOI, JE SUIS, DÉBRAILLÉ COMME UN ÉTUDIANT.
Bonne après-midi, hier, passée à tirer en Valais. J'ai pu essayer des armes étranges, comme un revolver Colt simple action en .22 Long Rifle, une espèce de Peacemaker à l'échelle. J'ai surtout été globalement content de mes résultats.
J'ai d'autant moins envie de travailler cette nuit que me voila de nouveau pauvre, quelques jours à peine après avoir été payé. Il semble que mon loyer de mai n'ait pas été encaissé, pour une raison que j'ai dû mal à saisir - et donc me voila avec huit cents balles dans les dents en plus de toutes mes autres dépenses. N'étant pas un État européen, je réduis la voilure en attendant des jours meilleurs.
Je commençais à avoir peur d'aller sur Wikipedia pour aller vérifier le régime alimentaire des papillons de nuit après toutes ces attaques nocturnes, mais j'ai peut-être trouvé une explication à leur comportement agressif : les parties lumineuses de mon Glock.
13.VI.2010-14.VI.2010 - 06/2010
JE VEUX DEVENIR BIEN FOU DE RAGE.
Pas le temps de composer samedi, ni dimanche, et finalement on est déjà lundi soir. Tempus fugit. Comme d'habitude, je n'ai rien fait, à part finir la troisième saison de Breaking Bad et commencer la troisième, aussi, de True Blood. C'est bizarre. Je ne sais pas quoi en penser. Vraiment pas. À part le moment du rêve homoérotique, qui m'a fait exploser de rire ; je suppose que c'est un petit tacle au vampirisme pour petites filles déployé avec beaucoup de paillettes dans Twilight.
J'ai tout de même un tout petit peu avancé ma quête pour une nouvelle voiture. Cela va me coûter encore beaucoup d'argent, je le sens, mais moins que de sortir de route à cause d'une plaque de verglas mal négociée.
Parmi les trucs que j'avance tout doucement, ma liste de films favoris, sur l'Internet Movie Database ; je pense que j'en ai pour encore une bonne semaine.
Est-ce qu'il reste beaucoup de séroneg' en AfSud ?
Si j'avais mauvais esprit, et par pur anticléricalisme, je lancerais volontiers une campagne "Curé, le faux mage préféré des gastronomes en culottes courtes". Mais je n'aime pas hurler avec les mous.
Téhéran, c'est un peu le Séoul du Moyen-Orient (catégorie ventre mou et cible facile).
J'essaye de me convaincre de refaire du sport.
Autodéfense au couteau (christian style - vidéo Youtube).
Autodéfense au couteau (albinos style - vidéo Youtube).
Du lithium comme s'il en pleuvait.
Ou pas (les Afghans savent bien qu'il pleut surtout des drones).
Un reality show avec des flingues.
Toujours pas de signe de fraude de la part du pique-ascète.
Un fusil électromagnétique inventé par un ado russe.
Encore des nœuds.
Manger pour un dollar par jour.
La peine de mort pour les pirates. Il paraît que les diffuseurs de contenus osent tout, et que c'est même à cela qu'on les reconnait.
Pourquoi un attentat comme celui de Bombay est impossible sur le sol américain (sauf dans les aéroports, les écoles et les bases militaires, bien sûr).
12.VI.2010 - 06/2010
ILS ONT SCHAKO, SABRE ET TAM-TAM.
J'ai enfin pu essayer ce truc à la mode qu'on appelle le sommeil. Effectivement, c'est plutôt pas mal - plus de spasmes, mon œil droit voit de nouveau normalement, et j'ai moins de sidération cérébrale.
Il faut que j'essaye une 107. Si le garage me fait une offre de reprise décente pour ma voiture, je pourrais être tenté. Sinon, tant pis, je vais rester collé avec mon tas de boue au chassis en meringue double-crême.
Un très bel exemple des Victorinoxes qui ne sont pas disponibles en Suisse. Parfois, c'est un peu ridicule.
Le prochain film avec Bill Murray. Wouhou !.
L'Arabie Saoudite donne son feu vert pour le bombardement de l'Iran. Je me demande où cela va pêter le premier, au Moyen-Orient ou en Extrême-Orient ? Personnellement, je préfère Séoul à Jérusalem ou à Téhéran.
Un jeu coloré.
Un chimpanzé viole une grenouille. Je suis à deux doigts d'invoquer la règle 34 (vidéo Youtube).
Comment Obama a fait diminuer la criminalité.
11.VI.2010 - 06/2010
J'AI QUITTÉ DEPUIS PLUS D'UN AN LA VIE ORDINAIRE.
J'aime coder. Enfin, coder, c'est un bien grand mot, ce ne sont que des balises, voire dans certains cas, des balises en carton. Mais ça me détend de rentrer mon texte dans une espèce de notepad et de le formater selon les standards en vigueur pour qu'il soit lisible sur toutes les plateformes. C'est probablement très con, mais cette petite gymnastique intellectuelle me semble une minuscule victoire quotidienne sur les forces du néant et de l'entropie ; cela me manquait fortement sous Wordpress, probablement une des raisons pour lesquelles mes divers projets péchépés ont tous lamentablement échoué.
J'ai vu aujourd'hui mon nouveau sur-chef. Excellente impression, j'ose espérer des améliorations de la situation à court terme. Pour le moment, je place mes projets d'évacuation d'urgence en pause, l'horizon se dégageant.
Quand je suis bourré ou vraiment fatigué (comme aujourd'hui, vu que je n'ai guère dormi plus de douze heures en quatre jours), ma production de mots d'esprits, de mots-tiroirs, de calembours, et d'autres jeux de mots explose littéralement, tel le premier puit de pétrole de la British Petroleum venu (a B.P. Spiel - d'ailleurs, la pollution, c'est trop le pet des énergies fossiles) - si c'est inné, j'oserais parler d'un calamiteux gène.
La page hasardeuse de Wikipédia, indispensable en page d'accueil. Non, sérieux, chaque fois que j'ouvre mon ordinateur, je suis ébloui par mon inculture maréchale.
This machine kills fascists.
Une collection de photos de frigos. Ceux qui connaissent mon propre frigo seront relativement déçu, le mien, en tant que mère nourricière, étant largement supérieur aux exemples proposés.
L'avion qu'il faut pour la Suisse, pas ces cochonneries francozeuropéennes.
Si c'est vraiment un œil que ce gars a trouvé dans son Caprijus, alors, c'est vraiment très Blue Velvet.
La campagne de Russie en une seule frise.
Là où il y a de la hyène, y a pas de plaisir.
Je ne sais pas si c'est très bon, ou très mauvais, mais cela m'a fait rire : Le Baron - Teabag you !, entre Cartman, Helmut Fritz et M (vidéo Youtube).
You're pretty vacant.
L'État français vend son patrimoine pour payer une partie de la dette. Bon, bien sûr, vingt pour cent de trois milliards, ça ne fait pas lourd pour rembourser près de deux mille milliards d'euros, mais ce n'est pas comme si les États étaient vraiment crédibles.
Mon prochain jouet, je pense, une chouette monture pour mon Glock 17.
10.VI.2010 - 06/2010
QUE M'IMPORTENT À PRÉSENT LES BRUITS DU MONDE ET LES BRUITS DE L'ÉTUDE.
J'ai passé la nuit à me faire attaquer par des papillons. Des papillons. Des papillons de nuit. Des. Papillons. De. Nuit. Je me répète un peu parce que je ne suis pas certain que les gens se rendent compte que je suis passé de mon habituel "non, mais ça va ou bien ?" à un cran au-dessus, c'est-à-dire l'obligation de devoir emprunter les mots immortels du barde méridioccidental Francis Cabrel : "mais est-ce que ce monde est sérieux ?" (ou, pour faire mon sans-vie, ceux du petit garçon défoncé après une visite chez le dentiste, très célèbre sur Youtube : "is this real life ?"). Mon gros problème est que finalement j'ai assez peu dormi, que demain je vais devoir me lever très tôt pour une réunion à la con d'une heure, et que je vais encore perdre trois-quatre heures de sommeil, et que le week-end je commence avec une heure d'avance. Je ne sais pas s'il existe une solution non-médicamenteuse à mon problème (à part bien sûr me barrer en courant).
J'ai découvert par hasard (au moment du générique de fin) que le second volet des Rivières pourpres était un Dahan, ce qui explique sa relative qualité par rapport aux autres grangéries.
J'aime la nouvelle fonction de décoration de Googlesearch.
Un compendium de bons conseils. Compilé par des sans-vie et des obsessionnels-neurotiques. Donc peut-être à prendre avec des pincettes.
La guerre à la drogue a coûté plus de mille milliards de dollars et à brisé des millions de vie. Une des raisons pour lesquelles je ne respecte pas tant que ça Ronald Reagan, finalement.
Le français sans douleur.
Un entretien avec Bret Easton Ellis.
Les carnets Clairefontaine sans leur immonde couverture bariolée habituelle. Ouhaouhahouhahouahou. Dix fois meilleurs qu'un Moleskine, deux à trois fois moins chers.
Les Apaches projetés font les cons chez Teknikart (vidéo Youtube).
Dessins animés soviétiques. Peu de libertés, beaucoup de drogues (vidéo Youtube).
Un Colt Commander en .45 touchant à 210 mètres (vidéo Youtube).
Un entretien avec Henry Rollins (vidéo Youtube).
Nouveaux plans anti-terroristes. Mais jusqu'où va-t-on descendre ?
Comment les chats sont parvenus à dominer le monde.
09.VI.2010 - 06/2010
PUIS LA VIERGE N'EST PLUS QUE LA VIERGE DU LIVRE.
Comme il est trois heures du matin, et que je n'arrive pas à dormir, j'ai décidé d'anticiper mon entrée du neuf juin. Évidemment, au moment de m'endormir, toutes sortes d'idées me sont venues, et je me suis précipité sur mon natel, un crayon et le carnet que je garde à proximité de ma couche pour prendre des notes. Cela a suffit à me réveiller - bien que je sente la fatigue m'envahir et que j'ai très peur de ce que cela va donner dans moins de treize heures, lorsque je vais devoir commencer à travailler.
À ce sujet, je pense que je vais revenir à ma politique précédente concernant internet, c'est-à-dire un blocage six jours sur sept. Sept jours sur sept me conviendraient mieux, mais j'ai tout de même besoin de cet outil pour inverser mon ratio consommation/création. Le temps que je ne vais plus passer à faire la loque devant un écran va me permettre d'accomplir un certain nombres de projets personnels.
Je compte ainsi me remettre à écrire tous les jours, même si le résultat ne sera pas publié quotidiennement, réussir à tenir mon intérieur (et je ne parle pas seulement de mon appartement), reprendre une hygiène de vie un peu moins basée sur la philosophie du punk à chien et de sa longévité de quarante ans plus ou moins vingt pour cent, et d'arrêter les dépenses stupides, résultats de la vie extraordinairement frustrante que je mène au quotidien (et quand je dis, au quotidien - j'entends, au jour le jour - l'aspect routinier et stressant à la fois de mon métier m'empêchant de développer la moindre perspective). Une fois de plus, je détruis, je simplifie. Tout ce qui ne pourra pas être rangé sera détruit ou donné, et la seule dépense que je m'autorise à moyen terme sera l'investissement dans une carabine Simonov. Parce qu'il faut bien vivre, bordel ! Il y a encore une semaine, je me serais laissé tenté par un nouveau disque dur pour remplacer Anson, mais en fait, je préfère attendre et voir. J'ai après tout Kindred et Seward qui fonctionnent très bien, et si je perds mes données, après-tout, ce ne sont que des électrons. Moi aussi, en fait.
En parlant de disque dur, je me demande lorsque l'escroquerie aux bytes cessera. Je veux dire, avec la technologie actuelle, il serait peut-être temps de vendre des tera-octets qui font effectivement mille milliards d'octets, et non pas neuf cents et des poussières. En bytes, en bits ou en octets, je m'en fous, mais ça m'énerve un peu, ces jeux sur les mots et les mesures. D'autant plus qu'aujourd'hui le problème n'est plus tant la mémoire (mon ordinateur bas-de-gamme a trente-deux fois plus de mémoire vive que mon ordinateur d'il y a quatre ans, et deux cent cinquante-six fois plus que mon premier portable, un Toshiba de 1998 et le giga-octet est passé en dessous des cinq centimes d'euro) mais la gestion et la transmission des données, qui utilisent toujours des protocoles obsolètes et de plus en plus fragiles - ce qui était valable pour transférer et conserver cinq à six giga-octets de données n'est juste plus raisonnable aujourd'hui ; quand je perdais un dévédé, j'en étais quitte pour quelques milliards, voire quelques centaines de millions d'octets - quand je perds un disque dur, c'est tout de suite plus rude).
Je trouve assez stupide de ne pas pouvoir dévoiler publiquement mes encarts, sur Facebook. Je viens de passer vingt minutes à bidouiller un certain nombres de paramètres, sans grand résultats (apparemment, il n'est pas possible a posteriori de modifier les paramètres de confidentialité des liens postés...). J'espère juste ne pas avoir dévoilé l'intégralité de mon réseau et de ma vie privée (du moins, plus qu'ici) au monde héberlué à force de jouer avec cette usine à gaz simplifiée. Comme ils disent. Par contre, j'ai apparemment trouvé une fonctionnalité amusante, celle de s'abonner au flux rss de mon mur - mais je ne sais pas si cela fonctionne sans être mon fébami. Je ferai sans doute un essai bientôt en créant un compte fébé bidon, mais pour l'instant, j'ai encore des touches de clavier à frapper violemment pour créer des mots et finir mon texte.
Le dernier aspect de cette révolution de velours coulé dans la fonte, c'est que je veux refaire du sport. Mes récents entraînements m'ont prouvé que j'étais dans un état lamentable, physiquement parlant, et si mon système immunitaire est dans une forme éblouissante (même sans l'aide du rhum), tout ce qui ne dépend pas de lui part en vrac, particulièrement mes yeux, mes dents, mon système artériel, mon dos et mon épiderme, ce qui commence à faire beaucoup, surtout si l'on tient compte du fait que cela ne va pas aller en s'améliorant. Et quand on connait ma phobie de la médecine... Donc, du sport. Bien sûr, la solution de facilité pour perdre du poids durablement et facilement, afin de soulager mon dos, serait de me faire contaminer par le hâchivé, mais il faudrait pour cela que je parvienne à avoir des relations sexuelles avec une séropositive (et puis, où en trouver une qui me plaise ?), et pour le moment, je n'en ai pas les moyens - c'est un peu un cercle vicieux. Ce qui élimine également la seringue souillée des héroïnomanes soviétiques. Ou alors un cancer ; un cancer serait pas mal, même si je ne crois pas vraiment à l'astrologie.
S'il y a des utilisateurs de téléphones intelligents par ici, je serais curieux d'avoir un retour d'information quant au rendu de ce site sur leur plate-forme (qu'elle soit de Cupertino, de Keilaniemi ou de Mountain View, peut m'importe).
Le secteur privé à l'assaut de l'espace - si les gouvernements ne lui mettent pas trop de bâtons dans les roues, la colonisation de la dernière planète du système solaire, Pluton, devrait commencer vers 2080.
Pourquoi il est important que le peuple soit armé, démontré par l'exemple d'un paysan chinois spolié de ses terres, réduit à confectionner des armes artisanales.
L'exemple fascinant du photographe Rockwell, au sujet de la nécessité d'une bonne gestion de ses ressources.
Brady bientôt ruiné. Bien fait.
Un excellent argumentaire en faveur du droit des individus à s'armer. Très peu politiquement correct, évidemment.
08.VI.2010 - 06/2010
TOUJOURS LES VÉGÉTAUX FRANÇAIS.
Soixante heures. J'aurais passé soixante à essayer de finir le calamiteux Empire des loups de je ne sais quel tâcheron français. J'étais curieux de le voir, parce que c'est un film plutôt intriguant - d'une part un bon concept et une base intéressante, d'autre part un acteur mort récemment au volant de son Ariel Atom, qui est une voiture qui me fascine ; ce dernier point pour l'anecdote. Bref, il ne faut pas.
L'on aura compris que je n'ai encore rien branlé de ma dernière journée de vacances avant (je le crains) trois mois de cadences infernales. Il y a encore quelques semaines, avant que je ne prête mon ultraportable à un collègue nouvellement arrivè en Suisse et dèpourvu de moyens de discrètion, je l'aurais probablement portè à bout de bras, connectant directement ma rètine et ce qui me tient de cerveau à internet, tel la pipe du fumeur d'opium, couchè sur le flanc. J'ai commis diverses tentatives de rangement de fichiers, mais j'ai tellement de retard et je suis tellement handicapé par la faillite d'Anson. Je me demande à quel point d'ailleurs le fait de baptiser mes disques durs d'après des écrivains morts n'est pas un gage de mauvaise fortune ?
Je suis tombé par hasard sur une série française dont le thème principal semble être l'homophobie dans les lycées, et je suis resté (quelques minutes) fasciné par l'incroyable vacuité du jeu des acteurs. C'est limite expérimental, un peu comme Alphaville, en fait (ce qui me fait penser à deux choses, de manière inopinée : primo, que c'est Godard qui l'a réalisé, et non Melville comme un lutin facétieux l'avait imprimé dans une partie obscure de ma mémoire, sans doute à cause de la rime, et secondo, que lorsque je cherche un truc rapide sur Google, les informations qui m'intéressent ne sont jamais, jamais, ô grand jamais ni dans le chapeau, ni dans le sous-titre, et je trouve ça particulièrement navrant) - dans un premier temps, j'ai pensé à une sorte de Skins, la série adolescente anglaise, mais ensuite, réalisant mon erreur, j'ai vite vu que c'était une espèce d'Hélène et les garçons, mais alors, sans Hélène. Ou alors Hellènes. Ou alors le Miel et les Bourdons. Ce qui me fait penser qu'une des raisons de mon inactivité du jour (mais loin d'être la plus prégnante, soyons clairs), c'est que j'ai souvent fait le mort pour éviter d'être attaqué par un frelon baladeur. Je trouve plutôt étrange de voir des frelons si tard dans l'hiver.
Je pense d'ailleurs que l'on va vers le beau, puisque j'ai un nouveau prédateur à la maison, une araignée très véloce, mais qui a le bon goût de faire deux centimètres de diamètre de moins que le modèle précédent - qui a évidemment connu une mort atroce dès que j'ai trouvé l'endroit où elle dormait, après une traque de près d'une semaine (ne pas oublier que je dors sur le sol et que je n'ai aucune envie de servir de nid à la descendance de cette créature oc[haut de page | top ]édestre). J'espère juste que c'est sa taille adulte.
John Berry propose en téléchargement légal son ouvrage compilant un certain nombre de ses articles sur le design et la typographie. Cela a l'air intéressant. Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est qu'il est proposé en CC, et en parallèle avec la mise en vente physique de l'ouvrage.
Une machine à laver pour la vie sauvage. Ou frugale.
Une introduction à Roger Nimier, un des rares (et des derniers) auteurs français que je tolère.
Une analyse pertinente de la récente crise de confiance sur la monnaie unique européenne et ses conséquences pour la France.
Amendes du jour : BP soixante-neuf millions de dollars, Limewire un milliard. Hum, hum.
Purifier l'atmosphère d'une maison sans appareils.
07.VI.2010 - 06/2010
JE PRÉFÈRE SANS DOUTE, AU PRINTEMPS, LA GUINGUETTE.
J'ai remarqué, tout à l'heure, sur mon matelas gonflable (celui que je réserve au repos des mes invités, puisque je ne jure plus que par les tapis de sol pour ma couche), une recommandation : "USE ONLY UNDER COMPETENT SUPERVISION". Je ne doute pas que l'on puisse faire des bêtises avec un matelas gonflable, comme l'utiliser comme une espèce de radeau pour naviguer sur une étendue d'eau ou s'en servir de trampoline, mais qu'est-ce qui a bien pu justifier que le fabricant cherche à se dédouaner des conséquences éventuelles d'une utilisation bâtarde de son produit ? Parce que franchement, utiliser un matelas, même gonflable, devrait être à la portée du Français moyen, et les Dieux savent que le niveau plonge, pourtant.
Je n'aime pas commencer mes phrases par la première personne du singulier. Mais je n'ai pas encore trouvé de solution acceptable pour le style de ce qui est, après tout, une forme de midinetterie (je ne cherche pas à vous rouler dans la farine) moderne. L'utilisation de la troisième pourrait donner un effet intéressant, mais vite fatiguant - et se rapprocherait beaucoup de mes statuts sur Facebook (en plus fatiguant, donc).
Pour compenser les récentes simplifications du site (la section Warehouse, les zolies foutous et autres babioles, comme l'inutile flux rss), j'ai décidé de partager avec mes trois lecteurs qui ne me suivent pas sur Facebook les liens intéressants que je trouve de-ci, de-là. Les choses seront sans doute amenées à évoluer, mais pour l'instant je vais intégrer les liens dans cette page.
J'ai regardé Les chevaliers du ciel, d'après la bande-dessinée militariste d'Uderzo. Mise à part la très longue publicité pour Dassault, il me semble que c'est assez fidèle aux aventures gaullistes que je lisais lorsque j'étais enfant. Magimel est toujours très bon, même dans un rôle aussi con.
Apparemment je viens de perdre Anson, mon nouveau disque dur de deux téras. Deux téras pour moins de cent huitante balles, cela semblait une bonne affaire, mais pas tant que cela, finalement. La peste soit de ces supports trop fragiles ! Je vais devoir compter seulement sur Seward, mon Samsung d'un téra et demi pour sauvegarder Kindred, mon deux téra principal. C'est pénible.
J'ai passé un certain nombre de mes promenades récentes avec les livres parlés des aventures de Percy Jackson, romans dont ont été tiré un film assez médiocre réalisé par Columbus. Les livres sont beaucoup plus intéressants, à mon avis, d'autant plus qu'ils parlent volontiers à l'enfant de quatorze ans que je suis encore parfois. Je les conseille en particulier très volontiers à mes amis païens à destination de leurs enfants, ils pourraient être déçus en bien.
Je suis globalement neutre sur la question de la Palestine. Je ne suis pas antisémite, je ne suis pas philosémite non plus. J'aime bien Tsahal. Je me tape donc complètement du blocus de Gaza, mais j'avoue que je suis gentiment rendu furax par l'espèce de raz-de-narée anti-Israël qui s'est déchaîné l'autre jour après l'interception de la flotille des fascistes turcs et de leurs idiots utiles par les commandos juifs. Il me semble que la seule erreur d'Israël dans ce contexte soit d'avoir laissé le moindre témoin et qu'ils auraient mieux fait de torpiller les raffiots loin de tout œil dénonciateur. Je ne peux pas m'empêcher de penser au seul excellent roman de Raspail, Le camp des saints. Une affaire assez similaire s'est déroulé en Suisse il y a quelque temps, avec l'interception musclée d'une bande de voleurs de voitures de luxe, le genre de déchets toxiques dont j'aimerais bien voir Greenpeace commencer à se préoccuper de l'exportation sauvage. Une fois de plus, je ne vais pas prétendre porter les condés dans mon cœur, vu que je les considère, au mieux, comme un mal nécessaire. Et les Dieux savent qu'ils commettent suffisamment d'infractions et de procédures arbitraires pour se rendre insupportables (moins en Suisse qu'en France ou en Afrique, ou aux Amériques, il faut être honnête), et que tirer sur un véhicule en mouvement pour le faire s'arrêter est complètement con. Néanmoins, avant même que l'enquête ne commence, le policier s'est fait crucifier par la presse - il m'a fallu attendre une semaine pour lire un article neutre, évidemment dans La Liberté. Entretemps, on a eu droit à un véritable panégyrique du petit ange, propre à faire pleurer dans les chaumières. Au final, le "présumé voleur" s'est révélé avoir un certain passif, ainsi que son frangin. Je n'ai pas vu un seul des journaux faire son mea-culpa, même lorsque le tableau original a perdu un peu de ses couleurs originales.
J'utilise régulièrement la nouvelle Fenix LD10 équipée d'un clip de poche et d'une diode Cree R4 et j'en suis très satisfait. Comme pour sa grande sœur la TK40, il serait temps que Fenix bosse un peu sur l'ergonomie et la fiabilité de ses interrupteurs, mais sinon c'est probablement le meilleur compromis qualité/prix/performances/encombrement/praticité que l'on peut trouver sur le marché aujourd'hui.
Je vais terminer aujourd'hui en signalant l'excellent Mammuth, un film avec Depardieu. Je m'attendais franchement à un film glauque à la frères Dardenne, mais en fait c'est terriblement drôle et bien vu. Depardieu en néanderthal traumatisé perdu dans son film de route charentais et ses rencontres surréaliste vaut son pesant de cacahuète. Je dirais que l'on se trouve quelque part entre Bubble boy et Dikkenek.
Comment protéger les données conservées sur son ordinateur.
Installer Ubuntu à la volée.
Toujours résister à une agression (vidéo Youtube).
Sabotache !
La solution ultime contre le car-jacking (vidéo Youtube).
Pour relier deux drisses ensemble, avec un nœud plutôt performant.
Comment nouer ses lacets.
Ranger ses affaires comme un pro pour partir en voyage.
Pourquoi l'utilsation des statistiques par les organisations anti-armes civiles est fallacieuse : prendre en compte toutes les morts par armes à feu sans tenir compte de qui les utilise sur qui, la légalité des armes utilisées par les criminels, quels armes sont utilisées dans les cas de violence, et l'impact général de la large possession d'armes à feu dans un but légitime de défense (et pas juste pour la collection, le sport ou la chasse, comme semblent le supposer les Européens d'une manière générale), c'est de la manipulation. Généralement, les Américains troquent leur plus grand risque de tomber sous les balles d'un meurtrier de masse (ce qui reste relativement rare, tout de même) contre une violence gratuite plus faible, et un taux général de viols, de cambriolages et de diverses agressions bien plus faible qu'en Europe.
Les statistiques du FBI sur la corrélation du crime et de l'armement légal des citoyens.
Pour illustrer ce qui précède, la situation de la Grande-Bretagne, qui, "malgré" des lois sur les armes parmi les sévères d'Europe, est un pays plus violent que l'Afrique du Sud ou l'Amérique.
Le cas des étranges enfants venus d'ailleurs - entre The man who fell to Earth et Stranger in a strange land. Et Illuminatus !
L'excellente publicité American Express réalisée par Wes Anderson, qui résume très bien son univers (notons la présence du concept d'un .357 Magnum à bayonnette - vidéo Youtube).
La commission chargée de trouver une solution au déficit chronique de l'Amérique vient de déclarer faillite.
Anarchic System - Popcorn (vidéo Youtube).
Ringo - Qui est ce grand corbeau noir, une version yahourt de Video kills the radio stars des Buggles (vidéo Youtube).
Erdogan veut accompagner la prochaîne flotille vers Gaza.
On n'a pas de nouvelles de la Corée du Nord sur le sujet de Gaza.
L'histoire extraordinaire de Wojtek, l'ours soldat polonais (vidéo Youtube).
01.VI.2010-06.VI.2010 - 06/2010
DE GRANDS LINGES NEIGEUX TOMBENT SUR LES SOLEILS.
J'ai décidé de procéder à de grandes simplifications. Comme d'habitude, cela implique la mise en place d'un nombre conséquent de procédures extraordinairement compliquées. Une des raisons principales à cette décision est que mon taux de créativité est au plus bas. Et je n'aime pas ça. Aussi navrant que soit cette page, elle a au moins le mérite d'exister (de mon point de vue, à tout le moins - si je n'ai pas mis de système de feedback c'est parce que je croise la plupart de mes lecteurs sur Facebook - qui est un outil souvent pénible, mais relativement efficace pour procrastiner).
Un de mes problèmes, c'est que je fonctionne de manière minutieuse et exhaustive (rien à voir avec Steve Austin, l'Homme qui valait trois milliards - ce qui me fait me demander combien il vaudrait aujourd'hui, avec l'ajustement de l'inflation, sachant que la plupart de ses composants seraient massivement produits dans une usine de Shenzen ? - puisque la plupart de ses améliorations sont internes), ce qui me bloque souvent au niveau de la planification de mes priorités. Donc il me reste à trier essentiellement trois choses de manière urgente : les données pour mon roman, ma collection audiovisuelle, et enfin mes photos. Et enfin, je pourrai passer à autre chose.
Pour citer Sade : je détruis, je simplifie.
Alphaville. Je l'ai enfin regardé. Je ne suis pas sûr de l'avoir compris, mais cela m'a permis de comprendre, avec près de quinze ans de retard, la chanson de Laibach, Le privilège des morts. Du moins, les samples d'Alpha60 et les exécutions aquatiques. Je pense que cela explique certains trucs étranges du film d'Enki Bilal, Tykho Moon. Bon, après, je ne suis pas forcément très fin : j'ai mis près d'une année à réaliser que Let it be, de Laibach itou, était un album de reprises des Beatles.
Une des bonnes nouvelles, c'est que je travaille sur une nouvelle Soundomy. Je suis une fois de plus en train de réviser le système, donc elle va prendre un peu de temps à être réalisée, télémontée et disponible.
J'ai remarqué un point commun entre les fanboys d'HK et d'Apple : les outils produits par ces deux firmes transforment miraculeusement tout utilisateur lambda en opérateur d'élite, respectivement en illustro-conceptualiste.
Zéro étant un sifr plutôt qu'un numéro (conformément à ce que clame Six dans chaque épisode - Six, Patrick McGoohan, pas Tricia Helfer), je vais utiliser comme équivalent de naughties, années nullante plutôt qu'année zérante.
Oui, pour la plupart des soldats américains, le M16 est un standard issue.
À propos d'armes à feu, j'ai pu essayer régulièrement la Simonov ces derniers temps. J'en veux une. La munition n'est pas chère, et elle fonctionne bien, pourvu qu'elle soit tenue avec vigueur. De plus, c'est un des rares fusils à être livré avec un cure-dent intégré, un peu comme le couteau de l'officier suisse. Par contre, les rechargements peuvent être laborieux, surtout lorsqu'on est aussi peu coordoné que moi (ce qui explique sans doute que je sois généralement bien chaussé).
Enfin, j'ai pu rencontrer des pirates romands. C'est pratique d'être en vacances. Maintenant, va falloir me mettre un peu au travail.
12.IV.2010-31.V.2010 - 04/2010 - 05/2010
IL SOLEILLE ET GÈLE, C'EST TANNANT.
J'ai beau essayé, je n'arrive pas vraiment à remettre de l'ordre dans ma vie. Il faut que j'arrête internet, il faut que je change de travail, qui a une tendance certaine à me bouffer la tête et la vie. Je n'ai donc absolument pas avancé deux projets majeurs, c'est-à-dire mon roman et la traduction de Conséquences imprévues de Ross. Par contre, j'ai réussi un truc passablement fastidieux, la mise à jour et un vaste projet de sauvegarde de mes deux mille milliards d'octets de données (à dix pour cent près). Tout n'est pas fini, j'ai remarqué qu'il y avait un certain nombre de transferts foireux, et il faudra bien que je me décide, après trois ans, à taguer mes photos (je l'avais déjà fait une fois, il y a quelques années, plusieurs semaines de travail foutues en l'air par une mise à jour ratée d'une galerie en ligne. Cela m'a traumatisé).
J'ai arrêté de boire avant de me coucher un peu avant les vacances (car j'ai pris des vacances). Comme ne plus, le temps est étrange (comme pourrait le chanter Guy Béart s'il avait encore des poumons), j'ai la gorge prise depuis une quinzaine de jours. Je pense que c'est la démonstration formelle de l'importance de boire constamment, d'une part parce que cela rend la vie tout à fait supportable, d'autre part parce que cela tue les micro-organismes qui auraient la mauvaise idée de vouloir coloniser ma trachée (c'est en effet, une véritable guerre de trachées, et sur ce trait passablement calamiteux, je vais m'ouvrir le ventre nipponement avec mon couteau suisse
Parmi mes nombreux projets, j'ai envie de refaire des maillots, et si j'avais des sous je pense que je monterais une manufacture d'armes. En attendant, j'ai vraiment envie de m'orienter vers la sécurité navale. De toute façon, il vaut mieux attendre la fin de la guerre des Corée avant de concrétiser des projets.
J'ai fait quelques achats frais, ce mois. En particulier une magnifique collection de pavillons que j'ai pu accrocher sur mes murs après une longue réflexion et quelques tentatives ratées. C'est toujours flippant de se faire recouvrir par le pavillon de Rhodésie lorsque sa drisse cède pendant la nuit. Le seul défaut des Uni-Ball PowerTank est qu'ils sont très difficilement accessibles en Suisse. Il semble que Faber-Castell propose l'ancienne génération sous sa bannière, mais je suis obligé d'importer la nouvelle génération et les modèles haut de gamme depuis le Japon, via l'Amérique. Ce qui coûte cher, surtout en frais de douane (qui ont représenté près d'un quart du prix, en fait). Le nouveau modèle standard est pas mal. Il a le bon goût d'utiliser les mêmes cartouches que l'ancienne génération, de ressembler un peu moins à un jouet et d'être globalement plus solide. Le modèle haut de gamme m'a un peu déçu. Il est assez vite inconfortable à utiliser, à cause de son corps rond et mince (moins bien pensé qu'un Caran d'Ache des années soixante), et il n'utilise pas du tout la même cartouche que le modèle ne plastique, mais une sorte de cartouche analogue aux Fisher Space Pen... avec les mêmes conséquences, c'est-à-dire une violente impression d'écrire sur du papier de verre.
À propos de papier de verre, j'ai réussi à trouver de l'adhésif antidérapant et luminescent, une chose absolument géniale que propose Tesa. Résultat : j'en mets de partout. Sur les escaliers, sur les portes, sur mon Glock...
Dernièrement, j'ai regardé le compteur de ma voiture et j'ai réalisé qu'il était exactement à cent onze mille cent onze kilomètres.
J'ai enfin fini mes James Ellroy. Je me suis fait deux triologies, celle de Dudley Smith (qui est un peu artificielle, à mon avis, vu que la Tétralogie noire regroupe aussi le Dahlia noir) et celle de Lloyd Hopkins, une espèce de Harry Callahan angelinos. Pour les amateurs, il existe une version filmées de Lune sanglante, avec James Woods dans le rôle d'Hopkins, et qui n'est pas trop mauvaise. Maintenant je peux revenir à Illuminati.
10.IV.2010-11.IV.2010 - 04/2010
DES CIELS GRIS DE CRISTAL.
J'ai réussi à prendre le temps d'aller à ma nouvelle société de tir, très sympathique, avec deux conséquences : un manque drastique de sommeil pour affronter un très lourd service de week-end, et le dépucelage de mon mousqueton 31. Il tire droit, moi un peu moins. J'ai trouvé drôle d'être au milieu des enfants avec leurs FASS90 d'enfants (ai-je dit avoir vu l'autre jour, en allant acheter mes armes, un modèle désertique du SIG 550, une version d'une laideur toute bédouine, avec une carcasse jaune moutarde et des garnitures en plastique noir ?), avec mon vieux fusil tellement plus rustique et furieux.
Pour information, je vole les images que je publie ici dans la fabuleuse collection de ffffound, qui est un site social où les gens viennent déposer quelques pixels de beauté piratée (et les amateurs peuvent, comme pour un calendrier de l'Avent, tricher en allant fouiller dans le répertoire Pix.
03.IV.2010-09.IV.2010 - 04/2010
VÉNUS ENTRE DANS LES CAVERNES DES FORGERONS ET DES ERMITES.
J'ai passé d'excellentes Pâques en Valais, dans la famille de T., enchanté en particulier par l'incroyable collection de vins de son père. J'ai aussi pu avoir entre les pattes une pièce historico-militaire d'une grande rareté, mais je n'en dirai pas plus à ce sujet. J'ai également croisé cette semaine une googlemobile à Fribourg, et deux chats en train de harceler un petit carnivore (une belette ? un furet ? une fouine ? une hermine ? j'avoue que je n'en sais rien, mais mon arrivée lui a permis de s'échapper).
La grande nouvelle de cette semaine aura été que j'ai enfin reçu mes permis d'achat. Je dois avouer que, comme un grand enfant, je me suis rué chez Dufaux pour y trouver exactement ce que je cherchais (soit, respectivement, un Glock 17, une Ruger 10/22 et un mousqueton 31, le tout pour moins de deux mille francs avec quelques accessoires et munitions) - par contre, j'ai oublié d'acheter du matériel de nettoyage, ce qui est un peu idiot. J'espère pouvoir essayer ces nouveaux jouets ce soir au stand de ma société de tir - où je compte bien me rendre malgré mes soucis de sommeil et le fait que je ne digère pas trop mes changements de rythme de la semaine, ce qui fait que je vis une fois de plus comme un ponque à chien (voire, commençant à descendre d'un cran dans l'échelle des espèces, comme un chien à ponque à chien, mais la différence est subtile).
J'ai découvert trois films intéressants, cette semaine : Fantastic Mr. Fox, de Wes Anderson, The boat that rocked et enfin The box. FMF est tiré d'une œuvre de Roald Dahl, mais c'est du pur Anderson, avec toutes ses problématiques habituelles (dont les rapports père-fils) et des personnages très soignés et attachants. Le résultat est juste époustouflant, à la hauteur de The Life aquatic, qui fait lui-même partie de mes dix films favoris. Visuellement, c'est assez déstabilisant, on est un peu dans le style Wallace & Gromit, mais passé un petit temps d'adaptation, on rentre en plein dedans. The boat that rocked est un film sur une radio pirate dans les années soixante, persécutée par le gouvernement britannique. Là-encore, on y retrouve d'excellents personnages (je suis persuadé qu'au-delà de toutes les qualités d'un film ou d'une série concernant l'histoire, le rythme, les décors, ce qui différencie un truc sympathique d'un grandiose-barre oblique-classique reste le traitement des personnages, particulièrement les secondaires. Quand on a assez rapidement envie de les voir tous mourir, comme dans l'infâme Avatar, c'est plutôt mauvais signe), et surtout un très bon esprit (avec des répliques d'un réalisme cru et hilarant, comme celles sur l'avantage d'être un gouvernement - en l'occurence, de pouvoir rendre illégal tout ce qui déplaît). Je dirais sans faux enthousiasme que c'est le meilleur film de MMIX, d'un poil de Vulpes vulpes derrière Fantastic Mr. Fox. Le troisième film cité est très nettement inférieur aux deux premiers. The box m'a été conseillé par l'amie M.F. Il se déroule en MCMLXXVI, et esthétiquement il est assez proche d'une autre reconstitution de cette époque, The ice storm (d'Ang Lee). Contrairement à Ang Lee, Kelly (le réalisateur de l'immense Donny Darko), part dans une direction nettement fantastique. Le résultat aurait pu être intéressant, vraiment, mais on se retrouve assez rapidement avec un syndrome de Lost, le film se centrant brutalement sur le mystère et l'halotension (lesquels sont parfaitement anodins) pour se désintéresser des personnages (enfin, dans Lost, ce n'est pas tout à fait cela, puisqu'on s'intéresse peut-être un peu trop aux personnages, mais sans parvenir à leur donner la moindre épaisseur, malgré les va-et-vients soporiphiques entre l'île et le monde réel) - en ce qui me concerne, alors que le spectacle commence comme du Lynch (ou certains films adolescents bien léchés - les films, pas les adolescents - comme Brick ou The Chumscrubber) on finit par se désintéresser complètement par ce drame minable qui tient de La ferme célébrités (je me suis toujours dit qu'il y avait un problème de ponctuation dans ce titre, que j'aurais tendance à écrire ainsi : "La ferme, célébrités !" - bref, fin de la parenthèse) ou de ces prochaines émissions de téléréalité toujours plus glauques et violentes que nous promettait déjà, depuis quelques décennies, Robert Sheckley dans son Prix du danger, magistralement porté à l'écran par Yves Robert et platement plagié par Stephen King, fin de la digression. Dans le genre glauque, je ne recommande pas Mandragora, un film assez vomitif (à défaut d'être chiant) sur le quotidien de très très jeunes prostitués-esclaves slaves. Pour dire le moins, Gus Van Sant, à côté, c'est du Walt Disney - seul défaut, à mon goût, la scène finale, très grand-guignol, avec le fils agonisant, sidéen, d'une overdose, dans des chiottes publiques, à quelques centimètres de son père parti à se recherche et qui ne le trouvera pas.
J'ai découvert avec grand déplaisir qu'Audacity était un programme pénible, étant affligé du triste comportement habituellement fenestrien de prendre la main à chaque fois qu'il commet une action (ce qui, lors de l'ouverture d'un fichier musical pour son intégration dans une Soudomy !, peut représenter entre trois et quatre va-et-vients entre la tâche de fond - l'ouverture du fichier - et ma tâche primaire - par exemple, Firefox). Je n'aime pas cela, et ce genre d'attitudes logicielles était l'une des raisons qui m'a fait basculer vers Ubuntu. Pour rester dans la guiquerie, est-ce que je suis le seul à constater la lourdeur du programme de bavardage en ligne de Facebook ? Il m'arrive assez régulièrement d'avoir l'écran figé durant plusieurs dizaines de secondes à chaque fois que mon correspondant tabule son message. Certes, Firefox n'est pas spécialement réputé pour sa légèreté, et mon ordinateur n'est pas très puissant (comme l'on peut dire d'une Renault Cinq GTL qu'elle n'est pas très puissante, avec les mêmes conséquences), mais que diable ! j'ai l'impression d'être revenu en 2001. Pour en terminer avec ce chapitre, je tiens à signaler que puisque je vomis mon texte dans notepad (en fait, gEdit), avec plein de balises dans tous les sens, il n'est pas impossible, voire même très probable, que je laisse trainer quelques coquilles, fautes d'accords ou d'orthographe. N'hésitez pas à me les signaler (lb@laurentbelkacem.com), j'apprécie peu de me relire. Idem s'il y a des doublons de photographies ou de sous-titres rimbaldiens, et ce pour les mêmes raisons.
Un raciste est quelqu'un qui se trompe de couleur. C'est par le lapsus calamiteux (sur un lieu commun unéfien) que je tenais à présenter mon tube de la semaine, Blue de We are wolves, une petite merveille mi- cold wave, mi-new wave, et re-mi-cold wave derrière. L'alternative aurait été de citer Tobias Funke, analrapist, "I think I just blue myself". Par ailleurs, j'ai découvert via les Kings of Convenience l'excellence d'It's my party, que je ne connaissais que par sa bâtarde version française, de l'obèse velu Richard Anthony, C'est ma fête. Eh bien, la version originale est vraiment plus gore que son adaptation festive, et j'aime cela - il faut absolument que je trouve la version de Brian Ferry.
02.IV.2010 - 04/2010
VERS LEURS DURS OVAIRES BLONDS.
Je me dis que les Dieux de la météo fribourgeoise n'ont apparemment pas reçu le mémo concernant le printemps et l'heure d'été. De la neige, bordel. Et comment les petits enfants vont faire pour retrouver leurs œufs sous la neige ? Après ils vont devoir se réfugier dans les sacristies pour jouer avec ceux des curés, et c'est comme cela que les drames arrivent !
J'ai commencé à bosser sur la traduction de l'excellentissime Unintended consequences. Il ne me reste plus qu'à finir cette traduction, à trouver des éditeurs intéressés et à m'assurer que l'auteur est d'accord - pas forcément dans cet ordre.
Je sais que je dois commencer à me méfier lorsque, recevant la liste des services que je dois couvrir ce mois-ci, j'ai comme commentaire : "je sais que c'est le premier avril, mais non, ce n'est pas un gag".
J'ai beau avoir fait une chouette razzia chez Amazon, je me suis rendu compte que j'ai oublié trois titres lors de ma dernière commande : le Tao te king, Little Brother de Cory Doctorow et enfin le Discours de la servitude volontaire, dont j'étais sûr d'être détenteur - mais en fait non.
01.IV.2010 - 04/2010
DIX ÂNES AUX YEUX DE BRAISES.
Je continue la refonte de laurentbelkacem.com. À terme, je vais tout recentrer sur deux blocs parallèles, le bloc-note que toi, ami lecteur, tu es en train de parcourir, et l'espace média, qui contiendra les mies en accès libre (ce n'est pas mes quinze suiveurs qui vont couler ma bande-passante, même s'ils se mettent à télécharger comme des porcs), ainsi qu'une bibliothèque de voyage. J'ai décidé aussi de remanier mes classiques triple-zéro, double-zéro et un, et double-zéro et deux - qui deviendront respectivement le pistorama (ou comme on dit en français, la tracklist) des Soundomies, mes notes de lectures et enfin ma filmothèquie.
À propos de site, j'ai également retrouvé mon premier protoblog, dont j'avais complètement oublié l'existence. Si j'avais raté le coche du phénomène blog en 2001 (je n'avais pas compris l'idée, je n'en voyais pas l'intérêt), c'est la lecture régulière de Kim Du Toit, de George Hill (le mormon fou) et de Jean-Luc Le Ténia qui m'avaient donné l'envie de me lancer dans le grand vain de la piscine. Ce blog devait ensuite passer sur hautetfort, sous l'influence de Chictype, puis devenir ILYS, en m'associant avec d'autres gens. Ce qui me surprend le plus, c'est que je change peu, malgré mes tendances néophiles de mutant joyeux. Je pense d'ailleurs que je vais repomper quelques solutions techniques amusantes de 2004.
19.III.2010-31.III.2010 -03/2010
LA RÉALITÉ ÉTANT TROP ÉPINEUSE POUR MON GRAND CARACTÈRE.
Il faudrait que je parvienne à reprendre un rythme d'écriture un peu plus raisonnable, plutôt que de jeter des notes sur des morceaux de papier, qui, contrairement au dicton populaire qui était devenu un running-gag dans les aventures de Gaston Lagaffe, ont une certaine tendance à s'envoler. Ces derniers jours vont donc être assez durs à résumer.
Pour commencer, je n'ai pas fait grand chose d'autre que de travailler, et d'espérer recevoir d'un jour à l'autre la visite du Père Noël - j'attendais en effet certains colis d'Amazonie (j'ai commandé quelques Ellroy, l'intégrale de Nestor Burma, en plus du Soleil ne se lève pas sur nous, également de Malet, qui vient d'être réédité chez Pocket, et qui est probablement un des plus grand roman noir français du siècle dernier ; j'en ai profité pour me m'offrir à nouveau Illuminatus !, la trilogie déjantée de Shea et Wilson - en la lisant, j'ai décidé que j'étais un néophile nostalgique -, plus un second exemplaire d'Atlas shrugged, afin que ma bibliothèque ne se sente pas trop seule sans l'exemplaire que j'ai prété). J'attends toujours le permis d'achat de mon Glock 17, et vu que je vais avoir des horaires de démon en avril, je ne derais pas avoir de problèmes à le financer. Pour la Ruger 10/22, je n'ai pas des espoirs déments de réussir à m'en procurer une rapidement.
J'ai fait quelques folies, ces temps. Je me suis en particulier acheté un couteau particulièrement absurde, le Pocket Bushman de Cold Steel. Pour les gens qui visualisent le Bushman comme une créature de petite taille s'exprimant en claquant la langue, et imaginerait un Bushman de poche comme un engin compact - oubliez vos présupposés. Ce couteau est énorme, c'est un Douk-Douk à l'échelle deux. En fait, c'est le Douk-Douk que Cognet aurait dû sortir dans les années nonante (on a vu dans une note récente ce que je pensais être le Douk-Douk des années zérante, soit le Ka-Bar dessiné par Dozier, qui n'est pas très différent dans la construction d'un Spyderco Delica) - la principale différence avec un Douk c'est finalement son système de blocage de la lame, une sorte de ressort en-ligne, assez étrange, assez peu pratique ; c'est dans l'ensemble un couteau dangereux. J'aurais probablement adoré en avoir un lorsque j'avais dix-huit ou dix-neuf ans.
Le seul vrai évèmement de cette décade aura été le non-anniversaire de R.D., dans un chalet paumé à Morgins. D'abord il a fallu y accéder - et j'ai bien cru finir dévoré par les loups, les jambes irrémédiablement bloquées dans la neige effondrée sous mon poids. La suite, une fondue, s'est bien mieux déroulée, vu que j'ai passé une soirée excellente, gentiment îvre du début à la fin du rahout. Je n'aurais pas cru que ce Trois-Rivières de cinq ans passerait si bien. Pour résumer la soirée (de mémoire), j'ai beaucoup parlé d'excellente musique avec un tout bon type qui a ensuite décidé de sauter du balcon pour aller s'écraser dans la neige, j'ai fumé quelques cigarillos fragmenteux, j'ai tué mon natel (mais je m'en fous, je ne l'aimais pas, et puis sa perte est moins terrible que le suicide de deux de mes disques durs, emportant avec eux près de trois téraocets de données, ce qui fait un paquet de vieillards-bibliothèques, quand on y pense), j'ai niaqué mes lunettes, je suis rentré couvert d'hématomes (probablement les q-tips géants), je me suis rentré une écharde énorme dans le pied, que je n'ai remarqué qu'en rentrant car l'alcool dans le sang et les pieds nus dans la neige anesthésient, et je n'avais pas été aussi heureux depuis des années, bizarrement. Je me dis donc que ça pourrait valoir le coup de tout plaquer pour vivre une existence de débauche durant environ six mois, le temps que le corps succombe aux coups des cirrhoses, cancers, et diverses MST que ce genre de comportement peuvent provoquer.
18.III.2010 -03/2010
DES CURIOSITÉS VAGUEMENT IMPUDIQUES.
On aurait entendu Fraysinger, après la victoire de son initiative populaire contre les minarets, crier "Ce n'est qu'un début, le bacon continue".
Je n'aime pas tellement les publicités de Dacia utilisant certaines figures romantico-révolutionnaires comme le Boucher Guevara, le Président Mao Zedong ou cette ordure de Castro pour vendre leurs caisses. Déjà, il me semble qu'ils auraient pu placer le Conducator, cela aurait été de circonstances. Ensuite, cela me fait le même effet que si VW utilisait les portraits des fées à moustache qui se sont penché sur son berceau pour vanter sa longue tradition populaire, son goût pour les autoroutes, ou encore son engagement pour une vie saine (ni fumée, ni alcool, ni viande, et cela, plus de vingt ans avant les premiers hippies).
J'ai découvert, ce matin, vers 1300, les Tricheurs, un excellent produit Carné dont le seul acteur que j'ai reconnu et retenu fût Jean-Paul Belmondo. C'est un film qui est assez Nimier, je trouve, à moins que je ne sois laissé influencer par le Souffre et le moisi, un essai sur les relations entre deux écrivains d'avant-guerre, que je n'ai jamais lu (dont Morand, il me semble) - mais qui ont eu la maladresse de miser sur les perdants dans les années quarante, et entre autres, les Hussards et les post-Hussards. J'y ai découvert quelques anecdotes intéressantes concernant Nimier et Blondin, et j'ai très envie de me remettre à les relire. Tout cela pour dire que l'univers des Tricheurs m'a beaucoup fait penser à l'univers des Enfants tristes, ne serait-ce que le goût des amours compliquées et des beaux coupés anglais trop rapides et cruels.
Je redécouvre avec intérêt les joies du système vigésimal, fort employé chez les peuples rigolos comme les Celtes ou les Vikings et qui ne subsiste plus guère en français (enfin, plus exactement en France et ses dépendances - ou vice-versa, on ne sait plus trop bien, aujourd'hui) que dans le quatre-vingt ou sa forme bâtarde de quatre-vingt-dix. En tant que formule standard, c'est un système qui ne manque pas tant d'avantages qu'on le dit, surtout dans les environs.
17.II.2010-17.III.2010 - 02/2010 - 03/2010
SANS MÈRE, SANS PAYS, INSOUCIEUX DE TOUT CE QU'ON CONNAÎT.
Un mois sans écrire, c'est beaucoup. À ma décharge, j'ai rangé internet dans la cave (cela me fait penser à cet épisode de The IT Crowd, il me semble, où les deux geeks font croire à leur naïve collègue qu'internet tient dans une petite boîte - donc plus exactement, j'ai descendu tous mes accessoires informatiques inutiles à la cave, en attendant de pouvoir résilier mon contrat). Je suis soulagé. Internet étant pour moi une drogue, un peu comme le sucre (sauf que je ne parvient pas à ranger le sucre à la cave), il était nécessaire pour moi de le tenir loin. J'avais toujours une bonne raison d'y revenir, que cela soit pour télécharger du contenu culturel, lire mes abonnements rss ou électrocommuniquer. Pour le moment, je vais me tenir à cette décision ; j'y avais renoncé la dernière fois en croyant que j'arriverais à gérer - manifestement, ce n'est pas le cas.
J'ai profité de cette contre-révolution numérique pour tenter un nouveau régime, mais que cela faute d'efforts physiques suffisants, soit à cause du stress enduré sur mon lieu de travail, je n'ai pas de bons résultats pour le moment. C'est néanmoins une vie un poil plus saine que de renoncer à cette saturation habituelle de sucre et de bits.
Par contre, en envoyant aux Enfers un certain nombre de services et en faisant le mort, j'ai réussi à retrouver une vie. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, vu que d'un service à l'autre les conditions changent (pire que la Bourse). Aujourd'hui, je suis plutôt modérément down, après avoir été au fond du trou pendant quelques jours, eux-mêmes suivis d'une semaine de fol espoir. Bref, le premier taf qui me passe sur le nez, je lui saute dessus.
C’est bien de vivre un peu. J’ai ainsi profité de mes congés, au lieu de me préparer à mes services suivants.
Je suis plutôt tribord que Debord.
J'ai été voir Avatar. Je n'ai pas aimé. J'ai préféré la version de South Park, Dances with Smurfs ("Danse avec les Schtroumpfs"), ne serait-ce que parce qu'elle a le bon goût de durer cent-vingt minutes de moins. On peut vraiment évoquer Cameron, pour tous ces vaillants légionnaires exilés, lorsque la cousine extraterrestre de Gaia envoie sa flaune sur leur gueule. Bref, c'est looooooooooooooooong, c'est grotesque, ça aurait pu faire un dessin animé correct avec nonante minutes de moins, et il manque juste Tobias Fünke, Analrapist, dans le groupe des gentils scientifiques.
Avec un peu plus d'intérêt, Gainsbourg (Vie héroïque) souffre un peu des défauts d'Avatar (les erreurs de casting en moins, c'est-à-dire pas de bestioles en peluches, mais Casta en plus) - une certaine longueur, un certain manque de rythme, ce qui est un comble pour la bio de Serge G. Les saynètes sont néanmoins très réussies, et les acteurs font en sorte que l'on y croit. On trouve dans ce film une certaine fascination de Gainsbourg pour les pistolets, ce qui me surprend un peu, mais me donne une raison supplémentaire de l'apprécier, en tant que membre périphérique de la gun culture (après tout, combien de chanteurs ont célébrés le Colt Cobra ?). Malgré l'admiration inconditionnelle que je voue à Schoendoerff', ou à cause, je n'ai pas du tout aimé Dien Bien Phu. Trop théâtral, ce qui me semble est assumé par un certain nombre de références (dont les trois coups du brigadier, au tout début), mais est franchement pénible. Dans certaines scènes, on s'attend à voir un mari trompé surgir du placard d'une tranchée pour surprendre une épouse infidèle, sous le feu ennemi. Pierre : arretez de recruter des théâtreux, on n'y croit pas du tout - le contraste a été d'autant plus frappant que j'ai enchaîné avec We were soldiers, avec un bon Gibson et quelques bonnes répliques ("Quand j'aurai besoin d'un M16, je n'aurais qu'à en ramasser un par terre", de mémoire). L'ennemi intime, avec Dupontel et Magimel, est assez curieusement un bon film. Je m'attendais à un truc dégueulasse comme Indigènes, mais en fait, le ton est assez neutre (enfin, dans le genre "ach, Krieg, gross malheur" et "tous pourris", et fait quelques clins d'œil à Schoendoerff', même si on est assez loin de l'Honneur d'un capitaine. Magimel rappelle parfois le Perrin des débuts, c'est amusant. Enfin, j'ai osé l'excellent Chèvres du Pentagone (j'ai la flemme de googliser, mais Clooney semble avoir une obsession particulière pour cet animal, que l'on retrouve également en fond dans les Confessions d'un homme dangereux - je me demande d'ailleurs ce qu'aurait donné Avatar filmé par Clooney. Plus de chèvres, moins de schtroumpfs pourchassés par la Gargamel World Company ?). C'est très drôle, avec quelques scènes qui ne sont pas sans rappeler des choses vues à la MDL. Le castingue est terrible (Clooney, Bridges, Spacey, McGregor...) et le résultat est excellent ; je pense qu'il y a au moins autant d'excellentes citations que dans Shooter (le film avec Wahlberg qui joue toujours le même genre de gentils ultraviolents - et qui contient quelques perles comme "lent c'est précis, précis c'est rapide, lent c'est rapide" ou "quelle est la première chose que l'on ressent lorsque l'on tire sur des civils désarmés ? Le recul du fusil").
Je me fais donc des soirées à thèmes, en ce qui concerne le cinéma (j'ai laissé tomber les séries télévisées, je n'en peux plus, mon goût de l'exhaustivité me rendant petit à petit complètement fou) - après les films de guerre, une soirée Ellis. J'attends avec hâte qu'Avary sorte de taule pour qu'il réalise enfin Glamorama, vu que The Rules of attraction est celui qui a le mieux vieilli. Neige sur Beverly Hills (Less than zero) est grotesque, American Psycho en a pris plein la gueule, malgré son classisisme affirmé, et The informers est encore trop jeune pour avoir subi les outrages du temps, mais il me semble qu'il est mal barré, un peu trop chiant, un peu trop vide (ce qui était prévisible, vu le côté casse-gueule des nouvelles.
Hors séries, mais non dénués de points communs : Some like it hot, qui a vachement moins mal vieilli que la Cage aux folles, mine de rien, les excellents Ascenseurs pour l'échaffaud et Feu follet de Louis Malle, et enfin le très paganisant Percey Jackson, dont je résumerais l'esprit par Ulysse fumant Cyclope ou encore le fait que le Minotaure est, quelque part,le premier cow-boy.
J'ai enfin compris pourquoi Steve Jobs porte toujours des cols roulés : c'est parce qu'il a peur d'attraper froid à la gorge et de devenir iphone.
12.II.2010-16.II.2010 - 02/2010
L'AMOUR EST À RÉINVENTER, ON LE SAIT.
Un de mes disques durs de sauvegarde vient de me lâcher en sombrant dans le coma. Je ne pense pas que cela soit très grave, dans la mesure où il s'agit surtout d'un disque de secours. Cela m'embête quand même un peu de voir couler un quintal et demi de francs lourds (c'est-à-dire le dernier franc non indexé sur le cours de la banane plantain) et un terabyte de données. Bon, je suis un peu comme Obama, mon unité c'est le milliard, et j'ai tendance à calculer mes ressources à deux ou trois mille milliards près. Je me demande quelle sera la part en moi qui sera despérée et celle qui sera soulagée, le jour où je perdrai mes disques. J'arrive de moins en moins à gérer mes tendances aspergériques à l'exhaustivité (sensiblement l'inverse de la plénitude, dans le monde actuel), tant tout est facile d'accès, éternel, infini et renouvable à l'envi (si je n'ai eu que très brièvement la télévision dans ma vie, je surfe depuis plus de seize ans, donc tout m'est facile d'accès, ne serait-ce que par la force de l'habitude). J'essaye de revenir à la simplicité de mes années étudiantes, mais j'ai trop de moyens à ma disposition pour parvenir à mes besoins de frugalité.
Je suis descendu à Monthey, hier soir, pour le Carnaval. Je peux confirmer que sans Al Gore, la fête est plus folle et plutôt fraîche, dans tous les sens du terme. C'était donc bien, un peu alcoolisé, et assez bizarre. Apparemment, la mascotte de la Guggen L'Os Clodos, c'est Cthulhu, tout bronzé.
Je me remet à chercher sérieusement du travail. Mon problème n'est pas le salaire, ni vraiment les conditions de travail, ni même les conditions de vie (je connais des zombies qui ont plus de vie sociale que moi, enfin, surtout depuis le tremblement de terre). C'est surtout que j'ai fait un gros travail d'intel, et la conclusion de toutes les données que j'ai pu amasser en quinze jours est : je ne peux pas faire confiance à ma boîte. Je ne donnerai pas de détails. C'est triste, mais c'est comme ça. Pour les gens qui font ce taf pour un hobby, ça va ; pour moi qui avait un plan de carrière, c'est un peu juste.
J'ai commencé l'excellent dernier Ellroy, Underworld USA, qui vient clore la trilogie éponyme. D'ailleurs, j'ai un peu de mal à comprendre le choix de ce titre, qui vient brouiller les pistes après American Tabloid et American death trip (un titre assez bizarre et tapageur qui ne rend pas vraiment l'original Cold 6000) - je trouve qu'American underworld aurait pu coller. Enfin, bref, je ne pense pas que ce choix marketing discutable vienne troubler le succès ellroyien en France. Il y a un passage, vers le début, très Dirty Harry, qui m'a fait beaucoup rire. Le protagoniste principale est un flic sanguinaire qui porte son tableau de chasse numéroté sur le tissu de ses nœuds papillons.
Crutch braqua son index sur le nœud papillon de Scotty.
- Vous aviez des chiffres "16" la dernière fois.
- Deux Noirs ont braqué un magasin d'alcool à l'angle d'Avalon et de la 74ème. Le hasard a voulu que je me trouve au fond de la boutique, avec un fusil à pompe Remington.
Crutch s'esclaffa.
- C'est le record, non ? De tirs mortels dans l'exercice de vos fonctions ?
- Exact. J'en ai six d'avance sur mon concurrent immédiat.
- Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?
- Il a été abattu par deux Noirs.
- Et eux, qu'est-ce qu'il leur arrivé ?
- Ils ont braqué un magasin d'alcool à l'angle de Normandie et de Slauson. Le hasard a voulu que je me trouve au fond de la boutique, avec un fusil à pompe Remington.
Maintenant que j'ai découvert que l'on pouvait s'amuser à Carnaval, j'ai très envie de me déguiser en Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, le tout dans une équipe de dictateurs, à fric, africains. Il faudrait que je refasse des recherches, mais j'ai encore l'air de l'hymne du Mouvement Pour la Révolution en tête ("Tata Mobutu, tikela libela, oya kanisaki, MPR eko kufa, maya !" - je ne garantis pas l'exactitude de la transcription, mais c'est de ce dont je me souviens) et il me semble avoir vu il y a quelques années un large pan de tissu célébrant la visite de VGE au Zaïre, ce qui ne nous rajeunit pas, tout cela. Je pense même qu'à l'époque, la Rhodésie était encore la Rhodésie, et non pas une nouvelle Uthiopie où la monnaie légale perd tellement de valeur à la minute qu'elle n'a plus cours réel. Un peu comme la Grèce, en moins crasseux. Mais je m'égare. Ça, ou la Famille Addams, vu que mon physique avantageux pourrait me permettre de me déguiser assez facilement en Fester.
En plus de bosser mon brevet et de chercher du taf, je lis actuellement, en parallèle de l'Ellroy, l'excellentissime Unintended consequences de John Ross. C'est le seul bouquin que je pourrais imaginer comparer à l'Atlas shrugged d'Ayn Rand, et ce n'est pas un mince compliment, parce que c'est en plus foutrement mieux écrit.
09.II.2010-11.II.2010 - 02/2010
SOUS SA TENTE, PLEINE DE SILENCE ET DE RÊVE.
Je regarde une interview de Jean Yanne. Fascinante. Dommage qu'elle soit gâchée par Ardisson, qui passe son temps à retourner sa veste (noire). "Non, mais moi je n'ai pas des idées de gauche".
Il faut que j'arrête de ne pas finir mes phrases quand je parle. Par exemple, terminer "si t'as froid, tu devrais porter des couches" par "supplémentaires de vêtements".
Il fait froid, et j'ai changé de rythme de travail (mais je ne me plains pas, je n'ai que trois changements ce mois, contrairement à mes autres collègues). Donc ne vous attendez pas à des mises à jours très régulières de ce bloc-note.
Parmi les choses drôles que j'ai découvert cette semaine, j'en citerai deux : Denis Leary et la version bielorusse de The Big Bang theory, qui s'appelle The Theorist, et qui est un plagiat complet de la version américaine, avec une sorte de touch AB Productions.
08.II.2010 - 02/2010
TEL QU'UN ANGE AUX MAINS D'UN BARBIER.
Enfin c'est le week-end ! Je commençais à gentiment sécher sur pied.
C'est encore une de mes interrogations récurentes, mais je ne comprends décidément pas pourquoi le football américain ne s'appelle pas le rugby américain, vu que le peu que j'en connaisse me laisse surtout voir un sport pour quadrumanes en armures. Est-ce que c'est parce qu'ils se déplacent sur le terrain à pied, et non pas en Hummer (et là on pourrait voir un dérivé du polo plutôt que du rugby).
Soudomy ! 279
Status Quo - All the reasons
Bat For Lashes - Use somebody
Blood, Sweat & Tears - Sometimes in winter
Black Flag - Six pack
Jackson Five - I wanna be where you are
Vampire Weekend - White sky
Ryan Adams - Wonderwalls
Michael McDonald - While you wait for the others
She & Him - I put a spell on you
Marianne Faithful - Green are your eyes
Emiliana Torrini - Gollum's song
Fissunix - Gangsta Barbapapa
The Subs - Mitsubitchi
Die Antwoord - Doos dronk
The Roots - How I got over
François de Roubaix - Le Samourai
Grizzly Bear - Boy from school
Ben - Seven Nation Army
Placebo - The ballad of Melody Nelson
Enrico Macias - La femme de mon ami
Jackson Five - I wanna be where you are
Groupe d'Action Musicale - Allez les gars
Black Flag - Six pack
Elmer Food Beat - Le premier poil
La Souris Déglinguée - Les parents à Chantal
Amy Winehouse - Love is a losing game
Patience & Prudence - A smile and a ribbon
Non Nobis Domine - MAS 96
Katerine, Francis & Ses Peintres - La boîte de jazz
Olds Sleeper - Cocaine, pistols, tequila
Briatore - The Mod-el
Helmut Fritz - Ça m'énerve (Club mix)
Vampire Weekend - Ottoman (Bass III Euro remix)
Cake - I will survive
Henri Matise - Lulu Rouge
John Carpenter - The President is gone (Combo ReEdit)
The Roots feat. The Miguel Atwood Ferguson Dillchestra - Antiquity
Brigitte Fontaine & Areski Belkacem - C'est normal

03.II.2010-07.II.2010 (FEBRUARY 03, 2010/FEBRUARY 07, 2010) - 02/2010
OUI, VOS BAVURES DE PIPEAUX FONT DE PRÉCIEUSES GLUCOSES !
Bon, finalement je suis revenu à Rimbaud. On revient toujours à Arthur, presqu'aussi souvent qu'on en revient. Comme on dit dans certains donjons fréquentés par des banquiers zuerichois, quand le châtiment va, tout va.
La situation s'améliore gentiment au travail. Toute l'équipe attend la suite des évènements, mais je suis beaucoup moins inquiet. Surtout que le feedback que j'ai de certaines exploitations tient de la tragi-comédie. Je ne peux pas trop parler de ce genre de trucs, mais j'ai appris deux-trois trucs cette semaine qui font dresser les poils du dos de rire.
Je me disais ce matin, vers 1700, que The quick brown fox jumps over the lazy dog ferait un très bon nom de groupe. Apparemment, je ne suis pas le premier parageek a y avoir pensé. Ça aurait aussi pu faire un bon nom d'album pour Type O Negative.
J'ai regardé le second épisode de la quatrième saison de Skins, et je n'accroche vraiment pas. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que trop, c'est trop.
J'ai appris que le gros con favori des gros cons, Patrick Sébastien, allait lancer le manifeste de son parti poujado-humaniste, le D.A.R.D. Je peux tout de suite imaginer la séance de brainstorming ("Eh les gars, eh les gars ! Ça y est, j'en ai un ! Le Parti de l'Europe Nouvelle, Internationale et Sociale ! Elle est bonne, hein ? On est cons, quand même, arf arf arf !"). Non, vraiment des fois, mon pays me fait mal, même si tout n'a pas commencé à descendre le six février 1945.
Il n'est pas impossible que je participe à l'élaboration d'un nouveau blog esthésant et collectif qu'aimerait lancer Gérôme Bouda. Je suis tenté.
02.II.2010 (FEBRUARY 02, 2010) - 02/2010
CES MAINS N'ONT PAS VENDU D'ORANGES.
Je n'ai pas encore trouvé d'alternative crédible aux sous-titres rimbaldiens, mais je cherche.
YHWH (je suis ce qui est), Gloria Gaynor (je suis ce que je suis), Léo Ferré (cela doit-il être ? Cela est !) et Doris Day (que sera, sera).
Par ici, il y a plus de renards que de Renault.
01.II.2010 (FEBRUARY 01, 2010) - 02/2010
PAR DÉLICATESSE J'AI PERDU MA VIE.
Il faut que j'arrête de poster du Rimbaud en sous-titre. Mais je n'ai pas trouvé de solution alternative.
Finalement, il n'y a pas de très grande différence entre YHWH et Gloria Gaynor.
J'ai réalisé hier que j'ai dépensé en six mois plus de mille cinq cents francs de matériel pour bosser.
Je suis un peu déçu par le premier épisode de la quatrième saison de Skins. Il est à la limite de l'au[haut de page | top ]arodie, avec trop de sexe, de drogue, d'alcool, de violence et de musique. Enfin, je ne sais pas. Je persiste à penser que la série aurait pu se passer de ses deuxièmes et troisièmes saisons, elle n'en aurait été que plus violente.
Je me suis rendu compte qu'à côté des accents, il y avait un autre caractère à alternativer : l'apostrophe, qui rentre dans la composition de quelques mots, comme aujourd'hui, par exemple.
31.I.2010 (JANUARY 31, 2010) - 01/2010
LE SANG ET LE LAIT COULÈRENT.
Il a fait froid, cette nuit, en-dessous des quinze degrés négatifs. Je pense que je vais devoir investir dans une chapkasquette, qui fait partie du matériel autorisé au travail. C'est un chapeau extraordinaire (pas dans le bon sens du terme). Il faut imaginer le résultat des amours compliquées entre d'une part, une casquette Bigeard, et d'autre part, le résultat du viol d'une casquette dans les ruines de Berlin, encore fumantes, en 1945, par une chapka. Oui, c'est improbable, mais apparemment aussi disgrâcieux qu'efficace. C'est en quelque sorte l'ornythorinque du monde chapelier.
J'ai lu un article hier sur un mécanicien qui a planté le Porsche Boxster qui lui avait été confié pour un service dans des palmiers, à environ deux cent soixante kilomètres à l'heure. Le cabriolet est évidemment réduit en bouillie, mais le conducteur n'a souffert que de quelques contusions (et visiblement d'un grand stress). Ce qui me laisse penser que si Jimmy Dean avait eu un Boxster à la place de son 356, il serait probablement mort du sida vers 1988.
En revoyant la scène d'ouverture de Quantum of solace, le récent James Bond, j'ai réalisé que si 007 était revenu aux Aston Martin après quelques aventures en BMW, ce n'était pas seulement à cause du contrat publicitaire noué par Ford avec la famille brocoli (grosse légume fractale du cinémonde), mais surtout parce que de toute façon, il les casse avant qu'elles n'aient le temps de tomber en panne.
J'ai reçu mon sémesse de la semaine, de la part de ma banque, pour me signaler le montant de ma fortune. J'ai été très déçu par le montant en question, et donc essentiellement par le montant de mon salaire de janvier. Il faut que je fasse quelques recherches, mais il me semble qu'avec ce nouveau contrat, je perds entre quatre et huit mille francs à l'année, sans que la partie qui m'avait intéressé (c'est-à-dire la stabilité) soit là. Je crois que je vais demander à revenir à mon ancien statut.
Parmi mes achats prévus à brève échéance (le Glock va passer à la trappe pour février, vu mon budget), j'ai prévu des mouffles, parce que souvent les gants ne suffisent plus, des chaînes pour la voiture - pour les soirs de congères, et des plaques de désenneigement (pareil).
J'ai terminé The accidental guerilla de Kilcullen, et le plus intéressant, à mon avis, n'est pas tant ce que les troupes occidentales peuvent appliquer dans leurs t.o.e. respectifs (c'est-à-dire essentiellement des pratiques de bon sens : puisque la guerilla doit nager dans la population comme le poisson dans l'eau, il s'agit d'immuniser ladite population aux charmes de la subversion ; c'est relativement facile à concevoir, parfois compliqué à mettre en œuvre - éviter les dommages collatéraux, favoriser des projets qui donnent de la stabilité, de la prévisibilité, décourager les actions arbitraires, respecter les structures sociales traditionnelles, éviter d'arriver avec de gros sabots de nivelleurs des peuples... peut être plus fatigant que de balancer des bombes depuis un drône), mais surtout en interne. Je pense essentiellement au problème de la militarisation de la police, particulièrement aux États-Unis d'Amérique, où l'institution policière tend à s'armer et à frapper de plus en plus fort les "civils" (c'est-à-dire les citoyens qui les emploient via le proxy du gouvernement et des collectivités locales) de manière préventive - par pure couardise et goût cartmanesque de l'autorité. C'est ainsi que l'on a quotidiennement des bavures ou des arrestations arbitraires (voire illégales) avec des gens lynchés, électrifiés ou abattus pour des broutilles. Évidemment, cela va se retourner très vite contre les bleus, même sans le déclenchement d'une guérilla accidentelle, ou du moins ce sentiment va infecter d'autres communautés que la noire-américaine. De plus en plus de gens terrorisés vont ouvrir le feu sur les hommes encagoulés, armés et casqués, qui vont débouler chez eux sans s'identifier (après une erreur d'adresse, par exemple) au petit matin, et d'autre part, la tactique de s'identifier en tant que forces de l'ordre pour sidérer une riposte armée devrait également se généraliser chez les criminels. Comme le dit Suprynowsicz, "America in 2025, gals : Keep at it, and it can be your own private Afghanistan."
Enfin, est-il bien raisonnable de baptiser un K98K, Theresa ?
30.I.2010 (JANUARY 30, 2010) - 01/2010
LES PASSIONS MORTES DES CHEVALIERS ERRANTS.
Je suis super déçu qu'il n'existe pas de groupe de death-metal valaisan s'appelant les Kikoolol.
Je suis content que cette série de cauchemar s'achève enfin. Inutile de me téléphoner en février, je coupe mon natel.
Hier soir, sur vingt kilomètres, je me suis enneigé deux fois dans un congère, suis sorti trois fois de la route (bon, c'est relatif, rien ne ressemble plus à une route qu'un champ ou un trottoir sous trente centimètres de poudreuse), ai manqué trois accidents, vu un accident, maudit un nombre considérable de fois l'incompétence de l'Homme-Ours-Porc a régler une bonne fois pour toute le problème de la neige.
29.I.2010 (JANUARY 29, 2010) - 01/2010
MIRACLE DE LA JEUNESSE PÂLE ET FURIEUSE.
J'ai appris ce matin la disparition de Salinger, mercredi. Il fallait bien que cela arrive, quoi.
J'étais parti pour acheter de la vodka, ce matin, pour mes lames de rasoir, mais finalement j'ai trouvé du rhum à dix francs. C'est dire s'il est infâme. Je ne peux imaginer un autre usage que pharmaceutique à cette bouteille.
Après avoir tenu cette chronique, je vais débrancher mon ordinateur, le disque dur et le modem, le temps que je réussisse à nettoyer ma bauge et que je dorme ; car je retravaille de nuit encore ce soir et demain soir, et ce sera la fin, je l'espère, de mon calvaire de janvier.
Le livre de la semaine est The Illuminatus trilogy de Robert Shea et de Robert Anton Wilson. Pour les ceusses intéressés par le livre de la semaine, vous pouvez m'envoyer une note à lb@laurentbelkacem.com. Si je suis courageux et que j'ai bien travaillé, il y aura peut-être une Soundomy dimanche.
"MR. CELINE : You even have guns. You have men with guns and clubs, who are called marshals, and they will beat me if I don't shut up. How do you differ from any other gang of bandits, then, except in using language that conceals what you are doing? The only difference is that the bandits are more honest. That's the only difference. The only difference." - Shea, Robert & Wilson, Robert Anton, The Illuminatus trilogy.
28.I.2010 (JANUARY 28, 2010) - 01/2010
CELUI QUI A PERDU LES VIERGES FOLLES.
J'ai été encore frappé par cette espèce de malédiction qui hante mes jours de repos : je n'ai absolument rien fait. Mais pour une fois, ce n'est pas ma paresse naturelle qui est en cause, mais un œuf. Je me suis fait une salade de légumes, améliorée d'un œuf, donc, auquel j'ai trouvé une drôle d'odeur - mais j'avais envie de gras et de protéïnes. Sur les coups de quatre heures du matin, j'ai été réveillé par une violente douleur au crâne, suivie, une heure après, par une assez violente nausée. Lorsque j'ai réussi à vomir, j'ai pu me rendormir. Pour me réveiller vers seize heures. Et vu que j'ai un service idiot à accomplir ce soir à vingt heures, j'ai perdu ma journée.
27.I.2010 (JANUARY 27, 2010) - 01/2010
ÉCOUTONS LA CONFESSION D'UN COMPAGNON D'ENFER.
Une fois de plus, je suis énervé par un service à la con. J'ai été réveillé deux fois aujourd'hui alors que je commençais à me reposer. Et la seconde fois pour rien, l'information que j'ai reçu étant fausse. Je sens que ça va être organisé avec les pieds, une fois de plus. Je me retrouve à faire cent cinquante kilomètres en vingt-quatre heures en des aller-retours absolument grotesques, avec le maximum de décalage de rythme possible. J'ai l'impression que quelqu'un m'en veut, en-bas. Si ça continue, je vais faire comme tout le monde, et shunter mon téléphone lorsque je ne travaille pas.
Je suis en train de regarder Gigantic, un film assez andersonien, très new-yorkais, très The Weatherman. John Goodman y est excellent.
Les jours de bise noire, il neige dans la bouche tellement il fait froid.
J'ai enfin fait mon choix pour un arsenal : Glock 17, carabine US M1 et mousqueton 31. Cela fera trois calibres à gérer (quatre si je trouve une conversion en .22 pour le Glock), mais l'ensemble est assez complémentaire. Et surtout suffisamment peu coûteux pour me permettre d'investir dans des accessoires.
Un peu dans le même genre que Gigantic, cité plus haut, j'aime beaucoup le nouvel opus bourdieusien d'Arnaud Fleurent-Didier, particulièrement le morceau France-Culture que j'ai utilisé comme introduction de la dernière Soundomy, la 278 ; spécialement ce petit passage où il parodie brillamment Dominique A. (ou Florent Pagny ? ou Pascal Obispo ?)
J'ai envie de fonder un groupe FB consacré à Niels Ackermann, mais je n'ai pas encore trouvé de nom.
26.I.2010 (JANUARY 26, 2010) - 01/2010
TU VERRAS, JE HURLERAI DANS LES RUES.
L'hypothèse d'un entraïnement méridonalorientalo-asiatique cet été me replonge dans ma collection de morceaux de La Souris Déglinguée, particulièrement les albums Eddy Jones (pour En Indochine) et Tambour et Soleil (pour Brigitte B cambodgienne et Tambour et Soleil).
Je me suis rendu compte l'autre jour que ce que j'aimais dans le design, et particulièrement dans l'open source informatique, c'est le respect des standards, qu'ils soient de code ou industriels. J'ai tendance à considérer que la forme provoque le fond, et que les standards, en favorisant la compatibilité et l'ouverture, permettent de laisser la plus grande part de la création au subjectif. Bibliquement, je dirais Luc, 6:48. Pour faire mon Trijicon (ah, être une heure, une heure seulement, trijibeau, et trijicon à la fois !).
Un phénomène que je n'avais pas encore vu sur Facebook (mais souvent sur Myspace, il y a longtemps), c'est un déferlement d'invitations à devenir FBFriend avec de parfaits inconnus. Une petite trentaine cette semaine, contre habituellement une à deux par an. J'ai un peu de mal à comprendre leur provenance, ni cette forme de tir groupé, mais au cas où cela aurait un rapport avec le succès intercontinental de ce bloc-note, je tiens à préciser que je n'ajoute personne que je ne connaisse un minimum, et à nonante pour cent irl (j'ai commis quelques infractions parfaitement arbitraires à ce principe, mais elles sont assez rares).
D'ailleurs, à propos de succès intercontinental, je ne félicite pas tous ceux qui m'ont cassé les noix (car même les noix ont de l'esprit, une des raisons pour lesquelles les cerneaux ressemblent à des cerveaux et que l'on parle de l'esprit des noix - et il a bien fallu me casser la tête pour trouver une solution simple à implémenter) pour que j'ajoute un flux rss sur ce bloc-note. Vu que j'ai deux abonnés et que je connais l'autre. Oui, je suis abonné à mon propre blog, mais ce n'est pas pour me relire (ce que je devrais, en fait, vu qu'il m'arrive d'écrire au kilomètre, et de commettre des phrases tellement longues et tarabiscotées que je les finis d'une manière tout à fait inconforme au projet d'origine, quelques minutes plus tô), c'est juste pour vérifier que le système fonctionne. Franchement, j'aurais aussi bien pu envoyer mes mises à jour par la poste ou par mail à mon lecteur icôonocrate.
J'ai fait un rêve extrêmement perturbant hier-jour (je devrais dire hier-soir, mais le soir j'existe, tandis que le jour en général je suis comme Finn, j'hiberne - et je mange des légumes). Tout d'abord, je bossais, de manière assez réaliste. Ensuite il y avait plein de monde, comme pour une journée portes ouvertes, ce qui relève du domaine de la science-fiction. Enfin, j'étais sous l'influence de certaines molécules chimiques qui ont tendance à faire fondre le cerveau pour mieux le sublimer, ce qui n'est pas tout à fait mon habitude. Je ne donnerai pas de détails, mais l'ensemble était très réaliste, pénible et pesant, enfin comme peut être réaliste un rêve, en pis encore un rêve psychédélisant.
Je reviens aux standards (cf. supra), autant dans ce texte que dans la vie, avec ma découverte d'un stock de calepins Clairefontaine au format A6 (c'est-à-dire cent cinq par cent quarante-huit millimètres, nonante-six pages). Ce n'est pas mon format de prédilection (qui est plutôt cent dix par cent septante), mais j'aime. C'est probablement l'outil le plus efficace que j'utilise pour tenir ce bloc-note.
Ce serait assez compliqué à expliquer d'où cela vient, mais je suis frappé par l'incohérence du concept de football américain. Pour ce que je sais de ce jeu, il me semble que le pied a un rôle assez limité chez les barbares à cuirasses de kevlar. Il me semblerait donc logique que pour éviter toute confusion, et selon un principe identique qui fait qu'ils rebaptisent le football, soccer (ce qui en fait un sport encore plus gay qu'à l'origine), on change le nom du "football américain" en "rugby américain".
Je pourrais tout à fait envisager d'apprécier le 1911 A1. Un Glock qui aurait l'ergonomie du 1911 A1, cela ne serait pas mal. Sans les sécurités manuelles à la con, bien sûr ; et si on pouvait changer le nom en "Citizen's model", ce serait l'idéal. En 2011 ?
25.I.2010 (JANUARY 25, 2010) - 01/2010
COMME UN COUP DE FUSIL, APRÈS DES VÊPRES.
Je me retrouve une fois de plus insomniaque, et pour une fois ce n'est pas très grave puisque je change une fois de plus (la septième ? la huitième ?) de rythme de vie, repassant, après trois jours en soirée, en mode nuit.
J'ai néanmoins décidé de prendre des mesures pour récupérer ma vie. À moyen terme, je vais descendre mon taux d'occupation au minimum acceptable (c'est-à-dire qui me permette de payer mon loyer, de mettre de l'essence dans ma voiture, de payer les munitions pour aller tirer et de manger). À court terme, je vais réduire ma consommation électronique pour la consacrer essentiellement à ce blog et aux Soundomies. Par ailleurs, je vais faire du sport. J'ai vraiment trop mal au dos, je risque, si je continue comme cela, de mourir en tombant sous la griffe acérée d'un médecin.
J'ai trouvé un nouveau nom pour désigner les sectacteurs du Président d'Amérique : la yes-you-canaille.
J'ai vu une erreur typographique qui m'a fait rire, l'autre jour, dans la Liberté, dans une publicité pour la comédie musicale Hair (oui, je sais, c'est un peu comme trouver une annonce pour la Bar-Mitzvah de Louis Sarkozy dans Minute) ; c'était plus une faute de composition en fait, mais avec néanmoins une portée typographique. C'est assez dur à décrire, mais il faut imaginer des petites tâches psychédéliques réparties de manière un peu aléatoire sur l'affiche, mais en noir et blanc, parce que ça reste la Liberté. Je pense que sur l'affiche en couleur, cela doit bien passer, mais sur la version monochrome, il y a deux pastilles rondes qui forment un tréma au-dessus du "i", renommant la pièce "Haïr" - une comédie musicale totalitaire, peuplée de skinheads aux cheveux longs ?
"Dès que l'on est plus de quatre, on est une bande cons" - j'en ai encore eu la confirmation l'autre jour, en tombant sur l'histoire d'un groupe Facebook suspecté de promouvoir la pédophilie, "Il n'y a pas de pédophiles, il n'y a que des enfants faciles". S'eût été un groupe axé sur Frédéric, Matzneff, Polanski, Hamilton et autres Peyrefitte plutôt que sur l'humour de mauvais goût de 4chan, j'aurais pu comprendre, sans forcer approuver, étant assez neutre sur la question (mais un viol est un viol, une agression qui doit être punie avec la plus grande sévérité, mais sans forcément recourir à la loi du Talion, il y en a qui aiment ça, les dégueulasses). Mais il y a, à peu près, une foule de huitante mille imbéciles qui a adhéré à un autre groupe, spécialement conçu pour dénoncer le précédent (un hobby très français, de toute façon, la dénonciation, surtout quand elle est sans objet). Mais comment, en toute conscience, peut-on être aussi malcomprenant ? C'est ainsi que les minorités me sont systématiquement sympathiques (même lorsqu'elles sont détournées). Par exemple, plus je croise d'antisémites, plus je trouve les Juifs sympathiques (et le premier qui dit "et vice-versa" a perdu - bien que je ne soit pas de ceux qui, entre mille devises, se font censeurs pour les fachos).
Je continue ma recherche d'alternatives aux accents. Je suis désormais sûr d'un cas, celui du "è", qui pourrait être remplacé sans autre par "ei", soit un "cheique" pour un "chèque". Pour le tréma, je pense que l'on peut zapper la solution oumlaoutique (rajouter un "e" après la voyelle modifiée) pour réserver certaines combinaisons de voyelles à des cas plus courants - puisque l'on utilise ce caractère pour délier des voyelles ou désambiguser des mots, l'utilisation du "h" pourrait être envisagée. "Un grain de mahis" plutôt qu'un "grain de maïs" ou encore "aiguhe" plutôt "qu'aigüe", par exemple. Je continue à réfléchir.
24.I.2010 (JANUARY 24, 2010) - 01/2010
HURRAH ! LA BISE SIFFLE AU GRAND BAL DES SQUELETTES.
Le sommeil est une invention formidable, je vais beaucoup mieux. Maintenant il ne me reste plus qu'à travailler pour relever le moral de mes collègues, six mois d'un travail de fond intense foutu en l'air par une série de décisions administratives complètement débiles et gratuites qui se sont succédées depuis la mi-décembre.
J'avance dans le Schneier et je trouve vraiment fondamentale son idée que la sécurité est avant tout un ensemble de ratios coût/avantages.
23.I.2010 (JANUARY 23, 2010) - 01/2010
MAIS L'ORGIE ET LA CAMARADERIE DES FEMMES M'ÉTAIENT INTERDITES.
J'ai bien cru que j'allais mourir hier soir. La fatigue aidant, j'ai terminé mon service en boîtant, la tête légère et à la limite de la syncope pendant une bonne heure. J'ai même envisagé très sérieusement de dormir sur place, avant de me reprendre en main et de rentrer à la maison. Apparemment, je n'ai pas une sorte de tendinite comme je le craignais, mais plutôt une inflammation du nerf sciatique. Je n'aime pas cela.
J'ai néanmoins été assez content de moi, hier soir : j'ai réussi à réparer une porte qui chicanait depuis plusieurs jours. En dépit de mes compétences mécaniques (c'est-à-dire mon absence totale de compréhension des forces en action alliée à ma dyslexie spatiale), mais grâce à mon sens très aigu de l'observation et à mon SwissTool qui m'ont permis de voir le boulon et l'écrou sur le sol, et de les replacer dans la came avariée de la porte. J'ai tout de même réussi à m'enfermer à l'intérieur lors de ma première tentative.
On m'a demandé mon nom de naissance à la Poste. J'ai été assez surpris, au point de rester une dizaine de secondes silencieux face à la postière. Je ne comprenais pas du tout sa question. Je dois être indécrottablement patriarcal.
Je suis un peu déçu par mon Nokia. Il y a trois points qui m'agacent : l'automomie est lamentable (je dois le recharger tous les jours, alors que je ne l'utilise que pour prendre quelques photos et écouter de la musique, en plus d'envoyer peut-être un sms par jour et recevoir deux ou trois coups de fil par semaine. La prise mini-USB est propriétaire, contrairement à mon première impression, et je trouve cela merveilleusement débile. Enfin, l'appareil-photo, que j'avais choisi pour remplacer mon excellent Panasonic est franchement nul. Pourvu que la lumière soit bonne, il peut prendre des photos correctes, mais quel bruit ! Et puis cet autofocus qui est d'une lenteur darwinienne (il lui faut parfois une bonne minute pour autoriser la photo, quand il ne se trompe pas de plan...). Et en plus, il fait un son au moment de prendre la photo, ce que je trouve pénible. Je vais devoir m'achter un gros Canon pour compenser.
22.I.2010 (JANUARY 22,2010) - 01/2010
PARCE QUE VOUS FOUILLEZ LE VENTRE DE LA FEMME.
Quatre heures. J'ai dormi quatre heures aujourdh'hui, et jusqu'à demain matin, en fait. C'est pénible. Par contre, j'ai terminé la Soundomy 278, un mélange d'indie pop, d'excellente electro, avec une goutte d'Iggy Pop. Je peux vous assurer néanmoins que dans ma préselection, il y avait des trucs horribles, comme du punk suédois des années septante, crasseux mais social-démocrate.
J'ai réussi à me faire mal, hier soir, en glissant sur une flaque de vapeur gelée. Je ne suis pas tombé, parce que j'ai une tendance naturelle à éviter de tomber, vu que je suis lourd et que la gravité est mon ennemi personnel. Mais en me rétablissant, j'ai dû tirer sur un truc, parce que maintenant, j'ai mal au dos, ainsi qu'à deux muscles, un à l'arrière de la cuisse, l'autre à l'avant. C'est étrange. C'est pénible dans la mesure où mes spasmes ont tendance à travailler directement les muscles en question. Le plus con, c'est que maintenant, je suis un noctambule qui claudique, c'est-à-dire que je boîte de nuit.
Soundomy 278
Arnaud Fleurent-Didier - France Culture
RJD2 - All for u
Brigton, MA - Good kind of crazy
The Magnetic Fields - Walk a lonely road
The xx - VCR
Band Of Horses - Detlef Schrempf
Jemina Pearl (with Iggy) - I hate people
Guns N' Roses - Shotgun blues
Vampire Deer - Fall on me
Nick Cave & The Bad Seeds - Hallelujah
Stahlnetz - Der Seeman und die Stewardess
Japanese Voyeurs - That love sound
Jacno - Triangle
Vampire Weekend - I think ur a Contra
The Brian Jonestown Massacre - Let's go fucking mental
Final Fantasy - Lewis takes off his shirt
Shadows On A River - Hurricanes
Groove Armada (feat. Bryan Ferry) - Shameless
La Roux - Bulletproof
Designer Drugs - Drop down
The Kiwi's - 14 years old (IKKI remix)
Danger - 4h30
The Rual Alberta Advantage - Eye of the tiger
98'20", 90 Mo.
24.XII.2009/21.I.2010 (DECEMBER 24, 2009/JANUARY 21,2010) - 12/2009 01/2010
LOIN DES OISEAUX, DES TROUPEAUX, DES VILLAGEOISES.
Plus les jours passent (et ma dernière entrée remonte à près d'un mois), plus je me dis qu'avoir laissé rentrer internet dans ma vie était une mauvaise idée. Je suis un peu plus en contact avec les gens de manière virtuelle, mais cet avantage est violemment contrebalancé par la tentation de renoncer.
Depuis les fêtes, j'ai eu deux occasions de sociabiliser, ce qui est beaucoup et peu en même temps. J'ai fait un peu de tir la première fois, j'ai assemblé un couteau suisse, assisté à une conférence et visité une fête à Sion. Sion où j'ai réussi à me perdre pendant près d'une heure, parce qu'une fois de plus (la dernière) j'ai fait confiance à GoogleMaps. À chaque fois que je le fais, et que subséquement je me perds, je me dis que j'ai dû mal lire les instructions. Il est temps aujourd'hui d'arrêter d'être un Googlefanboy et d'assumer la réalité ; Google est souvent nul.
J'aurais probablement rebroussé chemin et serait retourné dans les brumes du Plateau sans insister plus si je n'avais pas croisé la petite Fiat de T., ce qui m'a permis de trouver le local. La chasse, une fois de plus.
À défaut de repartir immédiatement, j'ai fini sur les coups de quatre heures du matin à Monthey, à manger des frites en écoutant du rockabilly allemand dans un bar de métaleux.
Je suis, il est vrai, assez lamentable ces temps. J'ai choisi un type de contrat pour obtenir un minimum de stabilité et je commence gentiment à roussir sous l'effet des changements de rythmes complètement déments que je subis (régulièrement entre trois et quatre par semaine).
Mes lectures du moment : The accidental guerilla de Kilcullen, hautement conseillé, La zone du dehors, qui n'était son fond outrageusement gauchiste serait extrêmement intéressant, et qui reste très intéressant malgré tout, un Stephenson (The age of Diamond ?) qui est vraiment génial, sauf la fin qui est bâclée - Stephenson ne sait pas finir ses romans -, un Scheier et un Chailland sur, respectivement, la sécurité et la guerilla, et deux-trois autres que j'ai acheté en même temps que le dernier Ellroy, mais que je n'ai pas commencé encore.
Le plus intéressant reste Illuminatus, de Wilson et Shea. J'ai quelques difficultés à le lire (la structure est particulière) mais pour l'instant c'est vraiment fascinant. Ce qui est vraiment bizarre, c'est alors que j'étais en train de lire (c'est-à-dire sous la forme de feuilles A4 imprimées à la maison), une personne m'a expliqué que je devais me renseigner sur les Illuminati, et que c'était de leur faute s'il se retrouvait dans sa triste situation.
Little Tony was sitting on a park bench munching on one candy bar after another. After the 6th candy bar, a man on the bench across from him said, "Son, you know eating all that candy isn't good for you. It will give you acne, rot your teeth, and make you fat. "Little Tony replied, "My grandfather lived to be 107 years old." The man asked, "Did your grandfather eat 6 candy bars at a time?" Little Tony answered, "No, he minded his own fucking business." (Robert Anton Wilson)
Je suis entouré de personnes intéressés par le Complot, quelque soit la forme que celui-ci peut prendre (généralement les Juifs mondialistes, quand même, vu que je ne fréquente pas des masses de hippies, ce qui est en fait bien dommage). Et sur bien des thèmes (de la négation des chambres à gaz homicides jusqu'à la croyance des bienfaits des aides sociales, en passant par la négation du voyage humain sur la Lune, le génocide vaccinal et le réchauffement global) : dans tous les cas, quelque soit la structure paranoïaque utilisée pour développer le propos, j'ai souvent remarqué que bien peu étaient préparés à faire face aux conséquences de ce qui est avancé. Comme disait l'autre, ce n'est pas parce que vous êtes paranoïaque qu'ils ne sont pas vraiment après vous.
Mon dada, c'est (entre autres) le réchauffement climatique. J'ai toujours tendance à poser quelques questions, dans l'ordre : est-il avéré (pour l'instant, non) ? Est-il d'origine humaine (et sinon, qu'est-ce que l'on peut faire ?) ? S'il est d'origine humaine, est-ce que l'on peut corriger la tendance ? Est-ce que les corrections ne vont pas avoir des conséquences pires que de simplement laisser faire le climat ?
Je ne fais pas confiance à des sur-Alain Gillot-Pétré pour décider du sort de l'humanité. En tout cas pas à plus de septante-deux heures.
Je trouve intéressant aussi de voir à quel point le rapport au risque est biaisé aujourd'hui en Occident. Il y a deux tendances lourdes qui sont assez pénibles dans leurs conséquences ultimes : les gens qui prennent des risques idiots parce qu'ils sont immortels (comme ils en ont l'impression, du moins) et ceux qui refusent de prendre le moindre risque parce qu'ils sont immortels (et qu'il serait dommage de mourir par accident). Que bien sûr les prémices soient foireuses ne semble choquer personne, et encore moins que le risque doit être un rapport entre le danger et le coût d'une action.
J'ai découvert une série que je conseille fortement, elle s'appelle Arrested development. C'est une sitcom dans laquelle un veuf et son fils se retrouvent à devoir prendre en charge leur famille gentiment dégénérée après que le patriarche soit parti en prison pour les diverses malversations qu'il a effectué lorsqu'il présidait l'entreprise familiale. C'est extrêmement drôle et plein de mauvais esprit. On y retrouvera un Fonzie en avocat véreux et Ron Howard en narrateur, ainsi que Michael Cerra en adolescent pathétique (ce n'est donc pas un rôle de composition.
J'ai envie d'un peu plus de frugalité. Je pense très sérieusement à tuer mon modem et à placer mes énormes disques durs à la cave.
Je trouve intéressant que les deux seules formes de racismes acceptées socialement concernent les blondes et les roux (qui s'en prennent plein la gueule depuis un gros mois, je ne sais pas trop pourquoi).
Pour ceux qui ne me suivent pas sur FB, voici la Soundomy 277 :
Vic Chesnutt - I flirted with you all my life
Mogwai - May nothing but happiness come through your door
Calexico - Black heart
Spoon - Beast and dragon, adored
Sigur Rós - Fludufrelsarinn
The The - This is the night
Mötörhead - 1916
The Arcade Fire - Wake up
Mondkopf - Libera me (Destin Tragique remix)
Destroyer - Bay of pigs
Bossacucanova - Feitinha pro poeta
Sufjan Stevens - Jacksonville
Air - Les professionnels
Terry Hall & Mushtaq - Grow
Eric Prydz - Call on me
Klaus Doldinger - Sitar beat
Sunset Rubdown - Idiot heart
Das Blaue Monster - Technician
My Diet Pill - Cockroach blues
Bjork - Declare independance
Fever Ray - When I grow up
Handsome Furs - I'm confused
Portishead - We carry on
...And You Will Know Us By The Trail Of Dead - Another morning stoner
The Reptilian - I'll ram my ovopositor down your throat and lay my eggs in your chest, but I'm not an Alien !
The Bird & The Bee - Diamond Dave
Yeah Yeah Yeah - Heads will roll (A-Trak remix)

145'03"
18.XII.2009/23.XII.2009 (DECEMBER 18/23,2009) - 12/2009
CECI ME FAIT PEU REGRETTER LE MONDE.
Le bilan de cette semaine est une fois de plus assez lamentable. Non content de ne pas tenir à jour ce bloc-note (je crois que c'est ce foutu fichier rss qui me bloque, je savais bien que c'était une mauvaise idée), je n'arrive toujours pas à optimiser mes jours de congés. Du côté positif, je suis allé tirer samedi, le dernier tir de C+ de l'année, avec vin chaud finlandais à la clef. C'était bien, je me suis amusé avec un B&T TP9, une copie du Steyr TMP qui ne tirerait qu'en semi-automatique. Mes performances ont été correctes, sans plus. Par contre, je me suis régalé d'une raclette et j'ai gagné un tire-bouchon pour mon SwissTool (merci R. !). Donc un bon samedi. Parmi les choses à améliorer, j'ai cette soudaine disléxye avec mon clavier suisse - depuis quelques temps j'ai mes azertybitudes qui reviennent, et c'est pénible (si je ne devais composer qu'avec la disléxye... me voila pris depuis peu d'une assez brutale agoraphobie - mon métier me fait perdre l'habitude de cotoyer des gens). J'ai déjà assez de mal avec les e et a accentués.
À propos d'accents, j'ai réfléchi un peu à la question d'une autre graphie de ces foutus caractères français et j'ai trouvé une solution pour le "é" (ae), le "è" (ei), mais je n'ai pas encore d'idée pour les caractères grammaticaux ("à", par exemple). Je continue à fouiller.
Je n'ai toujours pas trouvé d'endroit pour aller me muscler, et c'est un peu con. Je n'ai toujours pas trouvé non plus de méthode sympa pour apprendre l'allemand. Dans un premier temps je voulais m'inscrire sur un site internet plutôt bien fait, Busuu.com, mais le coût est trop élevé. Dans un second temps, j'ai décidé de m'acheter une Nintendo DS, avec le logiciel qui va bien, ludique et convivial, qui m'aurait permis de progresser gentiment pendant mes pauses au travail. Je n'ai rien trouvé et le prix de cette satanée console est foutrement élevé. Je vais probablement me rabattre sur une méthode papier, à moins que je ne me décide enfin à aller prendre une carte bancaire qui me permettrait de faire des achats sur Amazon.
Le problème c'est que, vu mon retard de lecture, je risque de lâcher mille balles dès la première commande. Et que j'ai déjà dépensé trop d'argent ce mois-ci. Et que je ne sais pas comment je vais caser l'achat d'un Glock et d'un Krugerand au mois de février (et je ne parle même pas d'un TP9...).
Je suis en train de lire un livre de science-fiction post-deleuzienne qui serait particulièrement intéressant s'il n'était pas si complètement con. Il s'agit de La zone du dehors, de Damasio. C'est un bouquin très étrange, dans la mesure où l'on parle beaucoup de liberté et d'individus, mais sans la structure politique, économique et sociale qui va avec (le libéralisme, dénoncé ici avec la démocratie comme un mal à abattre). On va tout à fait à l'encontre des quelques bons bouquins qui ont déjà évoqué le thème d'une société de contrôle et de la difficulté de l'individu de s'y épanouir (Juenger avec son Eumeswil, Doctorow avec Little brother, Westerfield avec sa série pour adolescent qui commence par Uglies, Dick avec son fabuleux Flow my tears, says the policeman, Robinson avec sa trilogie martienne dans un angle un peu différent...). On sent tout de suite la patte anarcommuniste avec cette volonté de libérer les autres, y compris contre leur gré, de la manière la plus fasciste qui soit (quoi qu'agresser physiquement une nana ne soit pas très fasciste, éthiquement, j'entends). Ceci mis de côté, il y a quelques points plus qu'intéressants dans ce roman, qui apparaissent par touches diffuses dans un environnement assez dégueulasse.
J'ai enfin réussi à sortir la Soundo 275 (j'ai eu des soucis avec Audacity, ce qui m'a bien retardé). Voici la playlist :
Bonnie "Prince" Billy - Death to everyone
Hadouken - M.A.D.
The Bloody Beetroots - Talkin' in my sleep (The Bloody Beetroots remix)
Bot'Ox - Rue de l'Arsenal
Black Lips - Feeling gay
Calvin Harris Feat. Dizzee Rascal - Dance wiv me
Riva Starr - Trompe d'amour
Air - Dirty trip
College feat. Minitel Rose - The energy story
Massive Attack - Splitting the atom
Enslaved By Owls - The future is looking grim in F major
Sébastien Tellier - Roche (Breakbot remix)
Birdy Nam Nam - Love your ennemy (Kill your friend)
Nosaj Thing - Wandering star/Coat of arms
Das Pop - Never get enough
Sea Wolf - You're a wolf
of Montreal - First time high (of Chicago accoustic version)
Holopaw - The art teacher and the little stallion
Grizzly Bear - While you wait for others
Morrissey - Something is squeezing my skull
Kylie Minogue - Your disco needs you
Mika - Love today
I:Cube - Comme des esprits
Claude François - Belinda
Ces temps, je ne sais pas ce qu'il m'arrive, mais il m'arrive fréquemment de me réveiller à plus d'un mètre de mon point d'endormissement. C'est une belle dérive.
Comme c'est Noël, vous avez droit à une seconde Soundo aujourd'hui :
The Mountain Goats - The best ever death metal band in Denton
The xx - Crystallized
Calexico - Alone again or
Phoenix - Lisztomania (version accoustique)
Grizzly Bear - Southern point
Love - The red telephone
Martha Wainwright - Le foule

Joyeux Noël pour mes lecteurs, et Orgie dans le sang ! Orgie dans le sang !
17.XII.2009 (DECEMBER 17,2009) - 12/2009
À SON RÉVEIL - MINUIT, - LA FENÊTRE ÉTAIT BLANCHE.
Je n'ai encore pas fait grand chose de ma journée, et j'en ferais probablement encore moins demain, vu mon emploi du temps. J'ai pratiquement fini ma Soundomy ! N°275, qui sera très, très électro. Voire limite téquenaud.
Hervé Falciani est une vilaine donneuse, une de ces gestapettes méprisable de l'État français - et j'espère de tout mon cœur qu'il sera extradé pour répondre de ses crimes de ce côté du lac Léman. Une punition juste serait vingt ans, ferme, au secret.
15.XII.2009/16.XII.2009 (DECEMBER 15/16,2009) - 12/2009
UNE POUDRE NOIRE PLEUT DOUCEMENT SUR MA VEILLÉE.
Je n'avais jamais réalisé qu'Arthur Rimbaud avait célébré le Gruyère, sous son orthographe de l'époque. Je me retrouve toujours autant épuisé par mes prestations sociales ; j'ai l'impression que rencontrer quelqu'un quelques heures dans mon week-end (j'emploie ce terme par abus de langage, puisque mes week-ends sont nomades) suffit à me réduire en cendres jusqu'au moment de repartir travailler. Cela fait environ douze heures que je remets même la procrastination à demain, au point que je suis cerné par un nombre important de tâches essentielles à commettre : deux allées à ranger, ma lessive à descendre à la cave, mes factures à payer, à manger, du sport, et ainsi de suite. Or, depuis ce matin, je me contente d'essayer de faire travailler mon ordinateur (qui commence gentiment à jeter l'éponge face au poids des requêtes de Firefox, dont la dernière version commence gentiment à me gaver, avec sa tendance à saturer mon CPU dès dix onglets ouverts et plus d'un quart d'heure d'utilisation - comme les marins après une longue navigation, Firefox a besoin de vider son cache).
J'ai dévoré un Douglas Coupland, que j'ai acheté hier soir à la Placette, lorsque je suis descendu à Monthey. C'est un roman que je ne connaissais pas, Eleanor Rigby. Il raconte l'histoire d'une grosse vieille fille qui retrouve son fils de vingt ans, un peu comme le très bizarre TransAmerica, sauf qu'elle n'est pas transexuelle et qu'il a une sclérose. Comme très souvent avec Coupland, c'est très bon. Pas autant que Generation X, sans doute à cause de la distance, mais on y retrouve quelques unes des obsessions majeures de l'auteur et ça se lit avec grand plaisir.
Comme souvent lorsque j'ai tout un tas de choses à faire devant moi et que j'ai dû mal à me discipliner pour agir, j'ai du mal à établir des priorités - et la moindre petite corvée devient une véritable opération au-delà du fastidieux (comme le tri de mes factures ou des récents fichiers que j'ai téléchargé et qu'il faut absolument organiser afin d'assurer leur sauvegarde, par exemple). C'est ainsi que j'accumule les actes manqués : pour récupérer l'épisode final de la quatrième saison de Dexter, il m'aura fallu pas loin de trois jours - j'ai coupé Transmission au moins dix fois en oubliant de le relancer. Ça doit être freudien.
14.XII.2009 (DECEMBER 14,2009) - 12/2009
TISONNANT, TISONNANT SON CŒUR AMOUREUX SOUS SA CHASTE ROBE NOIRE.
Je réflechissais tout à l'heure, à la fin de mon service, à la nécessité de ranger le petit matos au petit matin ; ce qui m'a permis d'apprécier une des récentes publicité de la Coop, appelant à se préparer pour le Grand soir (c'est-à-dire Noël).
J'ai avancé dans mon projet d'ABC (la traduction littérale du Parietal Disgorgement Aid, soit Hipster PDA, n'étant pas drôle en français, je l'ai rebaptisé AntiBlocage de Cerveau, ce qui n'est pas beaucoup plus drôle, je le conçois, mais qui respecte un peu l'esprit du truc). L'objet comprend trente-deux pages, soit dix-huit fiches bristol de chez Clairefontaine en carton recyclé, numérotées, avec en plus deux fiches faisant office de couverture. J'ai bricolé un tampon pour la première de couv', et j'ai utilisé mon hibiscus habituel pour la dernière. Mais je crois que je vais laisser la dernière telle quelle, sans rien. Le tout est relié avec un binder clip noir, et cela marche bien. Je me suis intéressé à l'Hipster PDA faute de trouver mes carnets Clairefontaine habituels (j'utilise différents formats, entre le 110 x 170 mm de 96 pages agrafées jusqu'au 192 pages broché, en passant par les modèles A5, mais toujours avec du papier de 90 g/m². Ici, je n'ai jamais trouvé que des alternatives médiocres, ou alors coûtant six à huit fois plus cher que l'équivalent de Clairefontaine - leur seul défaut étant leurs couvertures affreuses et colorées de manière ringarde. Il suffit de googler le H/PDA pour voir quelle merveille de design c'est : ergonomique, simple, fluide, flexible, peu coûteux (mais pas cheap), renouvelable, polyvalent, fiable. Que demande le peuple ?
Hey ! Sous la pression populaire, j'ai conçu un flux rss. C'est pourri, frugal, rustique, cela fonctionne comme cela peut, mais je ne cederais pas plus au peuple. Abonnez-vous, si le cœur vous en dit.
13.XII.2009 (DECEMBER 13,2009) - 12/2009
L'HIVER, NOUS IRONS DANS UN PETIT WAGON ROSE.
Je risque de persister un certain temps dans le micro-blogging. J'ai doublé une Lada ce matin, je mange des Babybel (des mini, add insult to injury - sont-ce des fromages nains ou des fromages enfants ?), j'apprend l'allemand (pour l'instant, je parle une sorte de petit-nègre au vocabulaire limité à cinquante mots (fortement inspiré des heures les plus sombres de notre histoire, faute de meilleure référence culturelle germanique que La grande vadrouille), où les verbes sont inconjugués et les pronoms relatifs limités au Das. Je me suis rendu compte des limites de ce niveau lorsqu'un postier s'est enfui quand je lui ai proposé un Angriff à la place d'une Unterschrift - et aussi parce que je ne comprend rien à ce qu'ils racontent. Par ailleurs, j'adore Kosmic Koala et il faut que je me rachète des livres, dont le volet final de la trilogie Underworld USA ainsi que du Léo Malet en grande quantité.
12.XII.2009 (DECEMBER 12,2009) - 12/2009
PUIS ILS ONT UNE MAIN INVISIBLE QUI TUE.
Aujourd'hui, il neige, il fait froid, j'ai faim et je suis fatigué. Je suis donc en mode neige & rations perdues, car il est bien connu que là où il y a de la neige, il n'y a pas de plaisir.
11.XII.2009 (DECEMBER 11,2009) - 12/2009
TU N'ES JAMAIS LA SŒUR DE CHARITÉ, JAMAIS.
Aujourd'hui, j'ai mis mon téléphone sur "silence" et je suis aux Japonais absents.
06.XII.2009/09.XII.2009 (DECEMBER 06/09, 2009) - 12/2009
J'AI EU RAISON DE TOUS MES DÉDAINS : PUISQUE JE M'ÉVADE !
J'ai réellement eu très peu de temps devant moi ces derniers jours ; sortir d'une lourde série de services a un peu brisé mon rythme de vie, d'autant que je ne sais pas jamais vraiment si cela vaut le coup de reprendre un rythme diurne ou s'il vaut mieux continuer sur ma lancée vespéro-nocturne.
Je pense que cette façon de consommer du sommeil par tranches aléatoires n'est pas étrangère aux cauchemars très étranges qui hantent mes nuits (terme à ne pas prendre au sens littéral) - gendarmes faisaient l'exégèse d'un SAS dans les rayons d'un supermarché, limousine américaine moderne, immense et dotée d'une paire d'ailerons du plus bel effet, araignées intradentaires, j'en passe et des plus étranges.
Mon lundi et mon mercredi, je les aurai donc passé essentiellement à comater, regarder des séries ou avancer dans mon Malet, sans plus. Mardi aura été plus intéressant, sinon plus actif, puisque j'ai fait un saut vers Moudon (route pourrie, paysages charmants) et que j'ai enfin rencontré V., qui révisait dans les parages et qui est très jolie.
Je crois que l'une des raisons pour laquelle j'ai considérablement augmenté mon débit de très mauvais jeux de mots est que je lis du Malet, lequel me fait exploser de rire toutes les trois pages.
De regarder toutes ces séries, je me suis rendu compte qu'on peut répartir les défauts des séries en deux grosses catégories. La première que je surnomme l'effet "mon chien a mangé le scénario sur lequel je bossais depuis deux mois" touche les séries qui n'auraient pas dû dépasser une première saison - l'impression qu'elles donnent est que tout est écrit le matin du tournage, sans vision d'ensemble, avec une structure contenant un problème au début qui est résolu à la fin de l'épisode (cas typique : l'épouvantable Prison break), ou alors des va-et-vient permanents pour gagner du temps (cas typique : l'ennuyeux Lost). L'autre c'est le phénomène du huis-clos, qui touche un peu Lost également. Mais il est particulièrement visible dans une série comme Desperate housewives, dans laquelle le taux de morts violentes et d'accidents grotesques touche au sublime. Il me semble que statistiquement, on s'approche des pires taux de Washington DC ou de Chicago.
05.XII.2009 (DECEMBER 05, 2009) - 12/2009
JE SUIS LE SAINT, EN PRIÈRE SUR LA TERRASSE.
Je suis content, en refouillant des mes archives, j'ai trouvé un titre pour mon blog. Je me suis contenté de repiquer celui qui aurait pu remplacer celui qui avait un peu de succès à l'époque mais que j'ai très vite laissé mourir. À l'époque, je l'avais sous-titré, en directe ligne et illustration de mon classique "éthique, esthétique, génétique", "burroughs/curtis/ellroy/mishima/juenger/ellis", ce qui a plutôt mal vieilli en ce qui me concerne, sauf bien sûr les références à Burroughs, Curtis et Jünger. Bref, tout ça pour dire que je vieillis et que, pour citer cette ordure de De Gaulle, c'est un naufrage.
Des fois, je ne sens tellement geek, que je pense que le jour où je trouverai une mouche dans ma soupe, je me demanderai si c'est un bug ou une feature.
Depuis que je rejoue avec le HTML, j'ai envie d'apprendre un nouveau langage, comme l'allemand ou le Latex. S'il existe un Latex pour les nuls, je pense que j'investirai dedans, histoire de voir.
En attendant, je ris beaucoup depuis la votation de dimanche dernier, la plupart des pires dictateurs, tortionnaires, terroristes, escrocs et fanatiques étant assez unanimes quant à la nécessité de défendre la démocratie et les droits de l'homme de leurs torses médaillés (ils sont prêts également à fournir quelques femmes piégées, s'il le faut, si la Confédération ne cède pas au boycott des Branches Cailler et des Swatch). Même Benoît Saez s'y met - "Jésus était un immigré". Certes, il y a probablement beaucoup d'immigrés en Suisse qui s'appellent Jésus ; mais d'un point de vue historico-théologique, la thèse de l'emmitré me semble assez tordue. Je pense qu'à ce rythme-là, on peut s'attendre à une prochaine saillie du genre "Jésus était musulman" de la part de Benoît XVI, sous-pape. Un naufrage on vous dit ! Je m'attends à tout, maintenant. Je rêve de voir le président de l'Élysée rétorquer à un adversaire politique, "vous n'avez pas le monopole du beur". D'ailleurs je me demande si, puisque l'on invoque le népotisme lorsqu'un Jean Sarkozy est parachuté à l'EPAD, l'on peut évoquer le penotisme au sein du Front National lorsqu'une Marion Maréchal-Le Pen ('tain, mais un nom pareil, même Jean-Bernard Pouy aurait trouvé ça trop caricatural - je vois d'ici le thème de campagne : "chai pocou chanché") récupère une deuxième place sur une liste en région parisienne ?
Ma vie ressemble un peu à une chanson de Oui-Oui (le groupe de Gondry, pas le pantin niais), ces temps-ci, une chanson dont j'ai oublié le titre mais dont les paroles donnent à peu près ça, de mémoire : "partir à l'aube et rentrer tard, se lever tôt, se coucher tard, bien travailler jusqu'à très tard, toute la nuit bien s'amuser". Donc je suis assez fatigué.
04.XII.2009 (DECEMBER 04, 2009) - 12/2009
ELLE MORD AUX FRAÎCHEURS DE TA RÉMISSION.
Ma combinaison est trempée. C'est assez désagréable alors que je suis assis bien au chaud dans mon lit, protégé par mon tapis de mousse du froid du sol et par mon sac de couchage du froid extérieur, alors j'espère que lorsqu'il sera l'heure d'aller travailler, je serai moins mouillé. On se demandera pourquoi je porte une salopette humide, dans la mesure où je n'ai pas perdu un pari, et dans l'hypothèse que je ne sois pas un fieffé masochiste -la raison en est simple : ce matin, ma combinaison puait. Parce que j'ai beaucoup transpiré dedans, une sueur malsaine causée par le froid glaçant, très vif, de la nuit. Léo Malet, que je viens de lire à l'instant, résume assez bien la situation : "Il soufflait un méchant vent froid, par rafales irrégulières et inattendues, et chargées, elles aussi irrégulièrement, d'une saloperie ressemblant à de la neige fondue." (Les eaux troubles de Javel). Car je me replonge avec délice dans Malet - lecture que j'ai négligée durant de nombreuses années au profit de polareux plus modernes comme Ellroy ou Manchette, probablement à tort. Donc cette neige fondue, sur laquelle j'ai glissé (sans tomber, ce qui m'a fait assez mal au dos vu la masse formidable que ma très faible musculature dorsale a dû encaisser), est vraiment horrible. Bien pire que la neige en flocon, ce que je ne pensais pas possible. Au petit matin, vers les dix heures, vu que je suis resté un moment au travail après mon service, j'ai décidé que je n'avais pas envie d'abîmer ma seconde salopette, et que je n'avais pas non plus envie de traumatiser mes collègues de travail lors de la relève - il me fallait donc faire une lessive. Mon espoir qu'elle serait sèche à mon réveil s'est révélé déçu, et même vingt minutes de repassage n'ont pas amélioré grandement la situation. J'aimerais avoir un peu plus de linge pour travailler.
On aura compris qu'aujourd'hui je n'ai rien fait, à part dormir et travailler sur mon groupe Facebook consacré au Swiss Tool Spirit de Victorinox. J'ai pu regarder hier Transformers 2, Revenge of the Fallen, un très mauvais film de Michael Bay, film dans lequel l'essentiel de la gamme General Motors sauve le monde contre de méchants robots (ce qui est déjà un postulat erroné à la base) entre deux blagues racistes et scatologiques, perdu dans une intrigue qui n'est pas sans évoquer quelque chose que deux enfants de huit ans jouant avec leurs transformers auraient pu inventer. Je n'y ai rien compris, un peu comme dans un film de Godard et probablement pour les mêmes raisons.
03.XII.2009 (DECEMBER 03, 2009) - 12/2009
JE SUIS MAUDIT, TU SAIS ! JE SUIS SOÛL, FOU, LIVIDE.
Je ne sais pas si je dois me féliciter ou m'inquiéter d'avoir abaissé mon seuil de confort thermique de quinze degrés, mais je dois bien admettre que cette nuit, avec ma salopette, un tee-shirt et mon pull léger en coton, je n'ai pas eu vraiment froid, malgré les températures négatives. Je pense que je vais beaucoup moins apprécier la pluie glaciale de ce soir. Bon, il faut dire que j'ai une excellente paire de bottes aux pieds, les mains, la gorge et la tête couverte, ce qui aide à supporter le temps (par ici, on dit "comme vache qui passe" et comme "temps qui pisse", en un renversement zoologico-météo-temporel dicté par les conditions de vie). Ma couche (épaisse) de lard et le flot quasi-continu (sauf quand je conduis ou que je travaille, ce qui mine de rien représente pas mal de temps) d'alcool dans mon sang ne sont sans doute pas étrangers à ma capacité à me promener en t-shirt dans mon studio lorsqu'il y fait quinze degrés. Bon, évidemment, j'ironise beaucoup sur le mauvais temps, mais je m'acclimate gentiment. La couche de neige de l'autre jour aurait probablement paralysé mon ancien chez moi durant trois-quatre jours, tandis qu'ici, the snow must go on.
Alors bien sûr, dans un monde idéal, la capitale de la Suisse s'appelerait Salisbury, et je m'apprêterais à déguster un cocktail à base de gin en me demandant comment organiser Noël, en short et chemise beiges. Et je me plaindrais de la chaleur et des moustiques. Bon, maintenant, il faut être clair : ici, ça pourrait être pire - s'il fait plus frais qu'en Halle Berry, il fait plus chaud qu'en Sibérie.
02.XII.2009 (DECEMBER 02, 2009) - 12/2009
J'AI HEURTÉ, SAVEZ-VOUS, D'INCROYABLES FLORIDES.
J'ai fait mon gorâne cette nuit (un gorâne est un hybride de goret et d'âne, pour ceux qui ne suivent pas). Comme je vis en mode drônal, j'ai vaguement jeté un œil à mon plan de travail avant de partir bosser - pour rien. En effet, après un week-end de libre, puis une nuit de travail, j'ai eu le droit à un jour de repos, comme ça, pour le fun, avant de réattaquer tout à l'heure une série atroce. Je vais donc être à ramasser à la petite cuillère lundi prochain. J'ai donc profité de ma nuit pour avancer la Soundomy ! 273. Et puis au petit matin, je me suis mis à rêver de la Roumanie. Enfin, rêver, c'est un grand mot. Et puis la Roumanie... Enfin, cette Roumamie-là. Je soupçonne fortement les nombreux bruits de la journée (réfection dans l'immeuble, et que je te perce, que te vrille, que je te martèle, que je t'aspire... toute la journée - en plus du chantier d'en bas qui s'est lancé dans le marteau piqueur aujourd'hui, avec de petites touches de disquages de fer à béton), difficilement recouverts par le bruit blanc, d'être responsables de ces activités oniriques tiers-mondesques.
Bref, voici la tracklist du jour :
Kittens Ablaze - This machine is dying
Robert Plant & Alison Krauss - Gone gone gone
John Cale - Magritte
France Gall - L'hiver est mort
Dengue Fever - Seeing hands
Nico - Winter song
The Platters - Smoke gets in your eyes
Fleetwood Mac - Never going back again
Perry Black - Do we only fall in love in lovesongs ?
Coralie Clément - Samba de mon cœur
The XX - Heart skipped a beat
Le Loup - Grow
The Supremes - Automatically sunshine
Sister Gertrude Morgan & King Britt - New world in my view
Lattie Moore - I'm not broke but I'm badly bent
Noah & The Whale - Give a little love
Dans l'ensemble, c'est plutôt lent et langoureux, un peu engourdi par le froid, ou l'alcool, quand les gens autour de toi t'ordonnent de ne pas t'endormir, que le village est proche, qu'il ne faut pas dormir, non, non. Mon coup de cœur de la semaine : le dernier morceau de Noah & The Whale, qui est absolument délicieux.
01.XII.2009 (DECEMBER 01, 2009) - 12/2009
DE JOIE, JE DEVINS UN OPÉRA FABULEUX.
J'avais prévu de produire une Soundomy pour ce soir, mais j'ai perdu beaucoup de temps à essayer de trouver un morceau en particulier de King Britt, et finalement je me retrouve un peu limité au niveau du temps ; je risque en effet de partir au travail beaucoup plus tôt que la normale à cause du mauvais temps. Hier soir j'ai d'ailleurs tourné toute la nuit sous la neige, dans la neige, sur la neige, et j'ai été fort content des performances de mes bottes, d'ailleurs. Je pensais que l'expérience aurait été plus traumatisante (cf. "mon cadavre congelé disputé par une meute de loups affamés"), mais finalement ça a plutôt bien joué. Pas de chute, pas de rhume (grâce au rhum), pas d'accident. Juste une hésitation quand à la nécessité de faire intervenir les déneigeurs. Comme ma collègue n'était pas là, j'ai même pu jouer avec le sel (et je comprend mieux pourquoi les Fribourgeois se promènent tout le temps avec une salière avec eux).
J'ai, grâce à la nouvelle version d'Ubuntu, fait des prodiges d'intégration et de rationalisation pour la conception de ce bloc-note, et j'en suis ravi.
J'ai pu dormir ce matin (enfin, tard ce matin, ce qui explique que je ne me sois pas vraiment levé avant 2000). Et ce malgré l'infâme chantier qui m'use les nerfs en bas de chez moi. J'ai, en effet, découvert un truc génial : le bruit blanc. Avec ça en fond sonore, fini les bruits parasites, c'est beaucoup plus efficace que les bouchons d'oreille. J'ai téléchargé le fichier pour mon téléphone, d'ailleurs.
30.XI.2009 (NOVEMBER 30, 2009) - 11/2009
LES BLANCS DÉBARQUENT. LE CANON !
J'aurai finalement passé l'essentiel de ma journée à dormir. Ce qui est bien, parce que je ne sais pas trop comment je vais réussir à convaincre ma collègue à ne pas prendre la voiture pour patrouiller ce soir ; je préfère marcher lorsque je travaille, d'abord parce que ça me fait faire un peu de sport et qu'ensuite, vue la configuration de la ronde, il s'agit plus de promener la voiture sur de très courtes distances qu'autre chose, ce qui est assez fatigant au bout du compte.
La seule chose de productive de ma journée : ma nouvelle sonnerie de téléphone.
29.XI.2009 (NOVEMBER 29, 2009) - 11/2009
JE SUIS LE PIÉTON DE LA GRAND'ROUTE PAR LES BOIS NAINS.
Je crois que j'ai plutôt mal digéré la fondue chinoise de l'autre soir, car j'ai oscillé toute la nuit entre cauchemars affreux et insomnie. Je me suis donc attaqué sérieusement à la seconde saison d'une série qui s'appelle True Blood (je ne suis pas sûr de respecter la bonne syntaxe). J'avais prévu de la garder en stock pour les jours d'ennui, mais finalement cette insomnie, coordonnée avec la chute de Mininova et la raz de mon disque dur suite à la réinstallation d'Ubuntu ont fait que je suis retombé dessus. Je ne sais toujours pas quoi en penser ; les personnages principaux sont des têtes à claques, les seuls trucs qui manquent dans l'histoire sont des extraterrestres, des zombies et des cyborg (et je crois qu'on aura fait ainsi le tour des diverses obsessions monstrueuses du temps : vampires, loups-garous, serial-killers...).
Au final, j'aime bien, grâce aux personnages secondaires et à l'ambiance "bayou" qui n'est pas sans rappeller "Minuit dans le jardin du bien et du mal" de Clint Eastwood (et ce générique !).
28.XI.2009 (NOVEMBER 28, 2009) - 11/2009
ET C'EST UN SOUBRESAUT ÉTRANGE.
J'ai eu du mal à m'endormir, hier soir, et j'ai donc eu des difficultés à me réveiller, ce midi. J'ai néanmoins réussi à être prêt à accueillir R. et T. en visite dans les Terres du Milieu. La visite de la mégapole culturelle a été sympathique, et j'ai été content de découvrir un très bon restaurant aux tarifs raisonnables (avec en particulier un dessert bien étrange, à base d'ananas, de poivre et de caramel. En regardant les quelques photos de cet aprés-midi, je suis un peu déçu du rendu - il va me falloir beaucoup travailler pour obtenir des résultats potables. Néanmoins un très bon moment.
Et j'adore l'update d'Ubuntu !
27.XI.2009 (NOVEMBER 27, 2009) - 11/2009
TOUT ROULE AVEC DES MYSTÈRES RÉVOLTANTS.
Je suis plutôt fatigué. Ayant tendance à dormir dans la journée pour des raisons professionelles, je suis persécuté ces temps-ci par des ouvriers qui bâtissent une maison avec un certain entrain - apparemment prêts à vaincre même le mauvais temps (c'est la première fois de ma vie que je vois un flyer glissé sous un pare-brise protégé par une pochette de cellophane, c'est dire les conditions). Ce faisant, l'un des leurs, sans doute pour se délasser, va travailler des fers à bétons. À peu près toutes les vingt-cinq minutes, durant une minute ; je dors donc par quart d'heure. J'ai néanmoins pu assurer mon service d'apprentissage (après m'être égaré cet après-midi dans un trou en Gruyère - une plaisanterie culturellement très française), mangé une pizza aux patates, vu des gens, bien avancé dans Flow my tears...
Je crois que je lis trop de Rimbaud ces temps, que je devrais arrêter de faire de mauvaises blagues à base d'ours et d'handicapé, que j'en ai marre de mon trackpad qui n'arrête pas d'envoyer ma souris dans des endroits à la con, que maintenant que les sujets de la couronne britannique - qui malgré leur bassesse, leur vice et leur barbarie d'ennemi héréditaire (Mers-el-Kebir, bordel !) restent néanmoins d'assez bonnes approximations d'êtres humains, après Honda Asimo et un directeur de camp de concentration - ont été désarmé, la police peut s'en donner à cœur joie pour inventer des crimes, punir toujours plus de crimes sans victimes et emprisonner des milliers d'enfants sans grandes conséquences pour les responsables (puisque l'assassinat politique n'est plus un sport olympique) et qu'il est temps que l'armée frouze mette le FAMAS au rencart (ou pas).
26.XI.2009 (NOVEMBER 26, 2009) - 11/2009
MON TRISTE CŒUR BAVE À LA POUPE.
Pour aujourd'hui, une petite Soundomy, la 272 (Deliver Twist) :
Municipale Balcanica - Rigoudon
Justice - Genesis
Crystal Castles - Untrust us
Adventure Kid - Music killed me
Atari - Poisoned apple pie
Little Richard - Rip it up
The xx - Stars
The Raconteurs - Rich kid blues
Aidan Moffat - I got you babe
One Weekly Gun - Heath Ledger
Noisettes - When your were young
The BPA feat. Iggy Pop - Hes Frank (The Twelves remix)
Jump Clubb - Los Angeles
Héroïne - Ghostly night
Make The Girl Dance - Baby baby baby (We Are Terrorists remix)
Dlid - Discovision (The melody never dies edit)
A-Ah - Take on me (The Twelves remix)
Miike Snow - Burial (DJ Mehdi remix)
The Bloody Beetroots - Verra la morte et avra i tuoi occhi
Boy 8-Bit - Mars
Dimitri From Paris feat. Messieurs Roger et Frédéric Poulet - Nothing to lose (instrumental)
Corin Joel - I kissed a girl
Krysmopompas - Reinhold will nicht den ganzen Tag dein Lebeb reparieren
Monarchy - Black the colour of my heart
Carter The Uns[haut de page | top ]pable Sex Machine - Down in the tube station at midnight
Hrry Nilsson - Gotta get up
Adam Kesher - P. Katherine (25 Hours A Day remix)
Coeur De Pirate - Comme des enfants (Le Matos Andy Carmichael remix)
Melody Club - Palace station
Peter Nalitch & Band - Santa Lucia
Monsieur Adi - We are the Romans
Vampire Weekend - Horchata
J'aime particulièrement le morceau des XX, qui commence comme Psycho killer et se poursuit comme Comme des enfants de Cœur De Pirate, je trouve ça intéressant. Mis à part l'excellent Rich kid blues (très ellisien) j'ai placé deux exemples intéressants d'electro italienne (les Bloody Beetroots et Monsieur Adi, dont le titre commence comme du Daft Punk11 et explose ensuite à la Moroder).
Le fichier (MP3/128) pèse 110.3 Mo pour une durée de 120 minutes et 26 secondes.
25.XI.2009 (NOVEMBER 25, 2009) - 11/2009
J'AI EMBRASSÉ L'AUBE D'ÉTÉ.
J'ai passé l'essentiel de ma journée à larver et à laver, mais surtout à larver en fait. C'est ce que j'appelle mes jours verts, puisque pour une raison un peu bizarre mon lit (soit mes deux tapis de sol, mon drap, mon sac de couchage et ma couverture polaire) est entièrement vert armée.
J'ai néanmoins travaillé sur la playlist de la Soundomy 272 qui sera essentiellement électro et festive.
J'ai aussi amélioré la SOP de ce bloc-note, ce qui me permet d'aller beaucoup plus vite sans tricherie sur l'esprit de base.
Dans ce dossier, j'ai rangé les livres que j'ai évoqué l'autre jour.
J'ai beaucoup ri en voyant Al Gore défendre un plan biz sur des bases écolo-magiques, mais cette fois, avec cette histoire de noyau de la Terre à plusieurs millions de degrés, ça c'est vu. Bon, pour sa défense, en tant qu'homme de pouvoir, son unité de base c'est le trillion (un milliard de dollars par ici, un milliard de dollars par là, on commence à parler d'argent) donc son échelle de mesure devait lui sembler raisonnable. Obama et sa vigilance anti-Skynet a été aussi pas trop mauvais, dans son genre. Peut-être qu'il faudrait qu'il arrête de regarder les Sarah Connor Chronicles et BattleStar Galactica (et qu'il quitte l'Afghanistan). Plus utile, une nouvelle étude qui démontre que le plus gros groupe humain ne devrait pas dépasser les cent cinquante personnes, ce que George Brassens avait démontré empiriquement par sa chanson sociobiologique célèbre où il est question du fait que dès que l'on est plus de quatre, on est une bande de cons. Et si comme moi vous avez des problèmes de coordinations et un penchant violent pour le chaos, mais que vous luttez contre, voici un tutoriel pour apprendre à ranger vos drisses, bouts, et autres ficelles. Ou vos cordes, si vous voulez vous pendre, mais pas tout de suite. Et si encore comme moi, vous cherchez désespérement le système idéal (et que vous pensez que Steve Jobs est un enculé), vous pouvez tenter Chrome. Bon, je ne sais pas ce que ça vaut, mais ça peut être nickel, avec un peu de chance. Encore un peu de sociobiologie (teinté de design et d'anarchisme analogique), une bonne explication de l'imbécilité des politiques urbanistiques. Enfin, je n'y ai rien compris, mais sur Lifehacker, il y a une présentation du futur du Torrent. Pour 3.1416 rater.
24.XI.2009 (NOVEMBER 24, 2009) - 11/2009
NOUS AURONS LA PHILOSOPHIE FÉROCE.
L'un des avantages de la France, qui est, rappelons-le, un pays de merde, ne valant pas l'eau des chiottes pour le noyer, c'est que l'on y trouve très facilement du bon rhum à des prix raisonnables. Le moindre supermarché de province peut en effet proposer des échantillons remarquables, enterrant sans problème les maigres tentatives des Coop et autres Manor. C'est d'ailleurs proprement le seul avantage que retirent les Frouzes du maintien de leurs colonies outre-mer (et de leurs contreparties périparisiennes). Tout cela pour dire que j'ai dû me contenter d'un rhum jamaïquain médiocre, du Coruba, pour remplacer ma bouteille mensuelle de Rum Colonial à usage thérapeutique. Le Rum Colonial était en lui-même une infamie tirant vaguement sur la vodka, mais l'étiquette ancrée et caraïbe n'était pas sans évoquer quelque monde disparu de flibuste et de bahut du mort.
J'ai passé hier soir une excellente soirée au Kossovaud avec nombreuses anecdotes sur la vie dans les confins de l'Europe, là où la paix n'est possible que parce que les peuples ont été séparés par une haine qui pousse à raser jusqu'aux tombes vandalisées de l'ennemi déporté. Avec également une visite par le bar habituel, où la loi sur la fumée a repoussé les marginaux, détraqués, dégénérés et autres ivrognes magnifiques à aller boire ailleurs. L'endroit a perdu de ce fait beaucoup de son charme. Plus de lumières roses-violacées transformant la couperose du visage des habitués en parures zébrées, moins de musiques bizarres, beaucoup moins de putes saoules ou de danseurs velus se donnant en spectacle. C'est un peu dommage. Pour rattraper ça, nous nous sommes finis sur "Chat noir, chat blanc", un EK dont je n'avais vu que quelques minutes (par allergie au "Temps des gitans") et qui s'est révélé extrêmement bon, dans sa folie baroque, crasseuse et poétique. J'y ai surtout remarqué l'absence notable des tentacules étatiques et son effet positif sur la vie des gens (dans ce monde, les condés sont une ligne budgétaire dans les dépenses de fonctionnement et les fonctionnaires effectuent leurs tâches sans renâcler, que cela soit à l'aide d'alcool ou de la menace d'un gros revolver. Pour le lendemain, nous nous sommes fait l'excellentissime "OSS 117 (Rio ne répond plus)" qui est toujours aussi drôle. étant assez fatigué, j'ai eu une absence à un moment et me suis étonné de ne pas avoir revu une scène se passant à Brasilia, chez un architecte très méchant. Après plusieurs minutes d'incompréhension, j'ai réalisé que cette scène, très similaire esthétiquement au film d'Hazanavicius, était en fait tiré de "l'Aventure c'est l'aventure". Un moment un peu perturbant.
Par ailleurs, je ne suis pas reparti les mains vides de ce séjour outre-Veveyse, puisque me voila pourvu de quelques clefs, dont une mystérieuse bouteille de bière belge (merci l'ami !) et de la satisfaction d'avoir pu essayer into the wild ma nouvelle lampe-torche qui est foutrement puissante (même si le niveau de puissance annoncé n'est pas vraiment au rendez-vous - on est arrivé à une sorte de plateau technologique qui risque de durer quelques années, on approche quelque chose de sympa, capable d'opérer une rétinectomie instantanée sur l'inconscient qui aurait la mauvaise idée de la regarder dans les yeux ; après mûre réflexion, je l'ai baptisée "Puff the magic dragon" en référence à ce charmant jouet de la guerre du Viet-Nam - j'avais envisagé "Little friend", comme dans "Say hello to my little friend", mais j'ai l'impression que l'allusion à "Scarface" tombe souvent à l'eau). Je suis malgré tout déçu de ne pas avoir pu participer à une soirée Club de lecture, celle-ci ayant été annulée à la dernière minute, sans mention sur le site internet y consacré ; et surtout de rater une conférence sur la guerre civile européenne, à cause d'un service que je n'arrive pas à déplacer (j'ai une journalière très brutale envers mes tentatives de resociabilisation). Je vais néanmoins tâcher de libérer mon 15 janvier, un de mes jeunes amis m'ayant proposé de l'accompagner à une expo sur les couteaux suisses.
Je mange des Boules de Berlin en hommage à JFK et la chute du Mur.
J'ai lu, par hasard (après avoir suivi un lien où un quelconque blaireau national-révolutionnaire, qui a apparemment récupéré ses notions d'économie chez Robert Mugabe, se fendait d'une diatribe sur les forces juives de l'argent libéral, ou bien les forces libérales de l'argent juif, enfin un truc du genre) une lettre de Kerouac à propos de Céline, plutôt pas mal. J'ai bien aimé sa conclusion : "Moi-même, je ne suis qu’un ex-marin, je ne fais pas de politique, je ne vote pas."
23.XI.2009 (NOVEMBER 22, 2009) - 11/2009
LES FLEUVES M'ONT LAISSÉ DESCENDRE OÙ JE VOULAIS.
J'ai décidé de me remettre à écrire en ligne.
J'ai mis un certain temps à m'y résoudre. D'abord, j'ai décidé de me remettre au HTML ; j'aime la pureté de ce langage. Pour citer Nimier à propos de la vodka : "elle est blanche, elle est sûrement intelligente" (car oui, je bois un peu trop ces temps, mais j'ai une excellente raison de le faire : j'ai la gorge qui gratte tous les matins lorsque je vais me coucher - je mène en effet une existence pratiquement nocturne, et ce n'est pas seulement dû au fait que j'habite dans les Terres du Milieu, paradis des bêtes à cornes que sont les escargots, les vaches et les paysans, mais où la nuit tombe vers 1500-1530 et le soleil parvient à percer la brume - lorsque la bise souffle son haleine tranchante - vers les 1000-1030). Bon, d'un autre côté, je ne bois que du rhum.
Je vais me servir de ce bloc-note de manière assez brute. On y trouvera des liens que je trouve intéressants, avec des commentaires ("ou pas"), des jolies images, probablement de la musique (a minima des Soundomies), de la citation en veux-tu-en-voilà, de mauvais jeux de mots, des objets que j'apprécie, des aperçus de ma vie quotidienne, des clips arrachés à Youtube - la bonne vieille recette du succès en quelque sorte.
Ce que l'on n'y trouvera pas : du rss, des stats, des tags, des comms.
Premiers aperçus : je retravaille mon roman (un polar naturaliste avec des zombies, des vampires, de la sociobiologie, de l'hétérocentrisme, de l'ergonomie et de la guerre civile), j'ai vraiment besoin de mettre la main sur ma carte de bibliothèque (non pas pour me cultiver, mais parce qu'au verso il y a la carte de la déchetterie et que même si je produit peu d'ordures, ma poubelle commence gentiment à déborder), j'espère assister cette semaine à une conférence sur la guerre civile européenne, la semaine prochaine à un club de lecture, j'ai terminé "Moi, Charlotte Simmons" de Tom Wolfe (que j'ai plutôt bien aimé, même si pour l'essentiel les personnages sont des têtes à claques et que la fin est niaise, grâce à son bon rythme et à quelques saillies wolfiennes assez drôles - j'ai découvert que le vieillard aime à rouler dans une Cadillac blanchissime des années zéro dont il a fait modifier la sellerie de cuir immaculé chez un spécialiste new-yorkais du tuning, réputé dans le milieu hip-hop). Je suis toujours à la recherche d'un livre étrange, dont les seuls détails qui me reviennent sont le personnage principal, concierge d'une cité-U transformant ses locataires en esclaves sexuels et l'emploi systématique du "&" à la place du "et". J'ai en cours "Vingt mille lieux sous les mers", qui est vraiment formidable - j'avais oublié le style impeccable du Capitaine Nemo. En parallèle, après avoir récemment terminé le formidable "Atlas shrugged" d'Ayn Rand (très drôle, très violent, très actuel, malgré certaines maladresses - voire lourdeurs - de style) je suis sur "Flow my tears, said the Policeman", un Dick que j'avais parcouru négligemment lors de ma post-adolescence et que je redécouvre avec bonheur aujourd'hui (tout comme le Wolfe me fait penser terriblement au "Rules of attraction" d'Ellis, j'y trouve certains parallèles avec le récent et excellent "Little Brother" de Doctorow). J'ai également à peu près trente mille films et séries à évoquer, parce que, hé, je suis un nolife, comme il disent.
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À propos
Laurent est un trentenaire européen, méditerranéen d'expression française, dilettante, amateur d'armes, nomade, beautiful loser rétrosexuel, écrivain non publié, esthète, né une année du dragon de feu, ancien gauchiste, ancien fasciste, mutant joyeux, obèse velu, cosmopolite au meilleur sens du terme, sélectionneur de bonnes musiques.
Laurent is an european big fat thirty-something, french-speaking mediterranean, dilettante, gun-lover, retrosexual beautiful loser, unpublished writer, former extremist, happy mutant.
Laurent s'intéresse à la sociobiologie, au respect des standards, à la souveraineté individuelle, aux mutations, à la propriété intellectuelle, à la défense des libertés et de la vie privée, à la typographie, à la frugalité, à l'écologie, à la conquête spatiale & au design.
Laurent likes sociobiology, standard respect, individual sovereignty, mutation, piracy, liberty, privacy, typography, frugality, ecology, space conquest & design.
Laurent sait taper à dix doigts, fermer des portes, écrire, apprendre, écrire "accueil", "antarctique" et "fuchsia", jouer avec du code html et css, boire du rhum, parler anglais, marcher, ranger des trucs, voir de la beauté dans des endroits étranges, lire, travailler beaucoup, se faire à manger, organiser, jouer avec les mots, tomber amoureux, détomber amoureux, frapper un pavillon sur sa drisse, faire un noeud de chaise, utiliser un pistolet, conduire une voiture, faire des tableaux Excel, voyager léger, choisir de la bonne musique, brasser du rouge, trouver des choses, mettre en page des textes, tuer de petits animaux, écouter.

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Mon voyage en Genéant a eu au moins un effet positif, celui de croiser des gens intéressants et de doper ma créativité. Ou alors c'est que j'ai réintroduit un ordinateur en mon foyer, avec les conséquences que l'on sait, en ce qui me concerne (la première dose d'après un mois de sevrage est extraordinaire, mais ensuite l'accoutumance revient à la mesure d'un cheval au garrot). En tout cas, j'ai un projet avec R. qui nécessite que j'use d'un ordinateur, histoire que je fasse le modèle du site, ce que je peux difficilement faire au travail ; j'ai également envie de me relancer dans une affaire de tisheurts, peut-être moins provocateurs que la première fois. Je ne sais pas. Je pense que je pourrais profiter de la synergie d'une telle situation. Il est important en tout cas que je cesse de gâcher mon talent comme le premier sac de ciment venu. Il me semble que la participation à une œuvre collective ou à un collectif, enfin, je ne sais pas. Je me sens ouvert. Mais ce ne sont peut-être que les endorphines qui circulent allégrement (au sens propre) dans mon corps torturé par la séance de ce matin ; j'ai un peu un c&oecirc;ur comme ces petits moteurs japonais sublitres, suralimentés, dont la zone rouge commence à onze mille tours par minute. Comme je travaille mon endurance, je tourne à moins de dix points de ma zone de danger pendant plusieurs dizaines de minutes (quatre, en l'occurence). J'ai beau être matinal, j'ai mal.
J'ai donc voyagé en Valais pour aller discuter de notre projet à R., et j'ai finalement passé une excellente soirée avec N., R. et le jeune J., avec qui j'aime bien parler de musique, véhiculé comme un ministre à l'arrière d'un de ces gros Touareg, ce qui est bien.
Toujours à cause de mon goût pour l'exhaustif, j'ai envie de réunir d'une façon ou d'un autre sur cette page mes journaux précédents, même si je pense que ma collaboration à ILYS doit être perdue aujourd'hui. Je relis donc mes notes de 2004 à 2006, ne serait-ce que pour les expurger un peu ou corriger certaines fautes de tournure ou d'orthographe. Effectivement, j'ai un peu changé en six ans. Je ne sais pas si c'est pour le meilleur, mais c'est un fait. Je suis beaucoup plus indifférent au monde, beaucoup moins catholique (au sens crapeau de bénitier), peut-être plus jeune d'esprit. Je ne sais pas. Ce qui est sûr, c'est que les réacs me gonflent terriblement, au moins autant que les socs-dems les plus vicieux.
24.VIII.2010-25.VIII.2010 - 08/2010
L'ÉCHINE EST UN PEU ROUGE, ET LE TOUT SENT UN GOÛT HORRIBLE ÉTRANGEMENT.
Ayant replongé pour cette journée dans la consommation d'héroïne informatique (j'ai d'excellentes raisons pour cela, même si je sais que cela est mal, mal, mal et que parti pour envoyer quelques photos vite-fait sur FB, je suis connecté maintenant depuis cinq heures à la suite ; pour une fois, heureusement que je dois aller travailler pour couper court à cette malédiction), j'ai décidé de reprendre la main sur le code-source de cette page (vu que d'habitude, je travaille complètement à l'aveugle et avec un temps de réaction de tanker piloté par un Polonais ivrôgne). J'ai corrigé les plus gros problèmes, il reste évidemment énormément de problèmes de syntaxe, de grammaire et d'orthographe. J'en viendrais à bout, également.
Il me semble que c'est avec la survenue des premiers Auvergnats dans la Marine qu'est apparue l'expression "enculer les mouches".
J'ai passé une bonne moitié de journée à Genève, capitale européenne de la métrosexualité, ainsi que des très-mauvais conducteurs, et siège de toutes sortes d'organisations internationales nuisibles et malfaisantes. D'une manière générale, je déteste cette ville, qui me semble cumuler tous les défauts de la Fronce et de la Suisse, avec une ambiance mi-Bucarest, mi-Lagos, et des condés à tous les coins de rue (condés qui en plus roulent dans des voitures décorées d'une police de caractère hideuse, ce qui est peut-être ironique - la police genevoise, une police de caractère ?). J'y vais donc assez rarement. Il me semble que la dernière fois, c'était pour assister à une conférence de Pierre Lemieux dans un hôtel du centre-ville. Cette fois-ci, c'était pour dire au-revoir à N., qui part effectuer son service civil au Cameroun, et qui avait organisé un pot de départ au Calamar, ce qui est faire pieuvre de savoir-vivre. Je crois que j'ai traumatisé durablement le jeune apprenti qui s'occupait de délivrer les billets au guichet de la gare, le forçant à recommencer trois fois mon viatique, entre quiproquo et mauvais billets. Finalement, pour rien. J'y ait rencontré plein de gens, dont un vaguement de droite et qui devait être horrifié par certains propos tenus autour de la table, un ananar, quelques photographes peu intéressants, et de jeunes artistes en devenir ou non, selon. J'ai fait preuve de beaucoup de dislexye (j'étais très fatigué) et j'ai finalement très peu bu, ce qui est un peu bête, ou non. J'ai pu rentrer, plutôt qu'à pieds - ce qui était le plan d'origine, faute de transports publics desservant mon pré à vaches - avec C., qui avait eu la bonne idée de venir et qui a probablement choqué tout plein de personnes avec ses propos anarchisants. Une bonne journée.
22.VIII.2010-23.VIII.2010 - 08/2010
LE MONDE A SOIF D'AMOUR : TU VIENDRAS L'APAISER.
Beaucoup de chasseurs ont le rythme dans l'appeau.
Je me suis retrouvé, de part mon adhésion à un réseau vaguement libertarien hexagon (ce qui était tout de même présumer beaucoup de la part de mes anciens compatriotes), invité à une espèce de pique-nique républicain, sans alcool, avec pour seules bannières autorisées des pavillons hexagons. Alors moi qui conchie la République jusque dans les chevaliers Jedi, siffle la Marseillaise comme la première racaille venue (d'ailleurs, je hais Marseille), me torche avec le tricolore, dessine des petites cornes démoniaques sur le bonnet phrygien des Mariannes qui me tombent entre les pattes, j'avoue que ça me donne un peu envie de gerber, les agapes citoyennes avec des sarkokos, des anciens du SAC, quelques roycos égarés et des marinettistes qui voteraient bien FN, mais ça ferait pleurer leur maman. Je suis à peu près persuadé que la cause de la liberté gagnerait un peu plus à organiser des orgies élitistes, des partouzes libertines, des small arms training dans la neige et la bise, voire les trois en même temps, quitte à ce que toute une jeunesse meure épuisée par le stupre, les hépatites et les conséquences de diverses blessures alcoolisées avant d'atteindre trente ans. Je me dis par ailleurs, que c'est probablement l'essence de mon problème que de n'être pas mort avant trente ans, ce qui fait de moi un hussard usé, soit un jean-foutre. Un jean-foutre ! Mais je m'emballe.
J'ai fini les Enfants tristes, ce roman follement français de Nimier. Faible, creux et brillant, c'est un parfait contrepoint au Gilles de Drieu.
J'ai vu The Expendables, avec R., N., L., C., K. et son amie S. (je demande une voyelle, pour pouvoir jouer au pendu). C'était bien, drôle, ultra-violent à la façon d'un Sin City, avec des gens qui explosent dans tous les sens. Il n'y manquait, pour compléter la dream team, que JCVD, Chuck Norris (mais le film n'aurait pas duré plus de dix minutes) et Steven Seagal. J'ai beaucoup aimé, beaucoup ri.
Je n'avais jamais fait attention à la similarité entre Finistère et Finlande. Je me demande pourquoi il n'existe pas quelque chose pour leurs équivalents oriental de la Sibérie et méridional de l'Afrique du Sud.
14.VIII.2010-21.VIII.2010 - 08/2010
POCHANT L'ŒIL FOU DE L'ÉTRANGER AUX LECTURES MAL BIENVEILLANTES.
J'ai de nouveaux tics de langage, hérités de je ne sais trop qui, (par exemple, "mon pauvre ami", doublé, quelque chose dans le genre de "mon Dieu, mon Dieu", façon Grand restaurant), ainsi qu'une insulte volée à Sanders, "va te faire aimer, pauvre con", que j'emploie régulièrement au volant, principalement lorsque je subis la présence de Vaudois ou de Genevois sur la route.
J'ai réveillé le félin qui sommeille en moi, en cette pluvieuse fin de semaine, durant laquelle j'aurais passé mon temps à retomber sur mes pattes. En effet, j'ai réussi à accumuler un nombre incroyable de plantages tout en réussissant au final par trouver ou faire ce que je voulais. C'est évidemment plus facile à réaliser avec un corps et un portefeuille en bonne santé, mais je ne suis pas très content de moi ; tout comme Hannibal Lecter, j'aime lorsqu'un plan se déroule sans accroc.
Il faut dire que j'ai été terriblement malheureux lors de mes derniers jours de service, effectués sous une pluie glaciale des plus automnales, parvenant à m'humidifier considérablement grâce à un fort seau rempli de flotte nauséabonde ; j'ai pour quelques jours encore une belle marque au front, causée par l'impact du récipient contre mon crâne - c'est très Harry Potter, les balais en moins. J'étais, forcément, dans une fureur d'acier trempé. J'aurais peut-être pris le tout avec un peu de philosophie si je ne subissais pas dans le même temps les assauts d'une intoxication alimentaire, laquelle m'a fait bannir pour un moment toute forme de nourriture vivante (mais il faut avouer que le porc et le poulet moulé sont des viandes particulièrement fragiles). Le tout m'a laissé chaos debout.
En marchant (car gentlemen don't run), j'ai réussi à faire tilter une des ces machines de torture que j'utilise actuellement pour me remettre en forme ; j'ai en effet le cœur qui bat la chamade au repos (je me promème autour de cent), avec un rythme de croisière tournant autour de cent quarante battements par minute. Il semble que cent septente se trouve dans une forme de région dangereuses (et l'on sait que le cœur a ces régions).
Je persiste dans ma période minimaliste ; je pense que c'est une forme de retour au mode de vie de mes vingt ans, tout en disposant de beaucoup plus de moyens. J'ai donc acheté, malgré mes principes concernant le respect des standards, une de ces Fenix minuscules, lampe d'une puissance rare pour sa taille, à peine plus grande que la pile qu'elle contient, une trois-A ou LR03. Je suis assez ébloui. Je l'utilise dans le cadre de mon activité d'arpenteur urbain, là où je n'ai pas besoin de la puissance de mes autres lampes Fenix pour me défendre ou éclairer de larges volumes et où j'essaye au contraire de limiter l'encombrement de mes poches. Dans ce cadre, d'ailleurs, je me moque d'avoir un appareil utilisant une pile trois-A, puisque je n'ai pas l'intention de m'encombrer de piles de rechange. Plus j'y pense, d'ailleurs, puis je pense qu'un binôme AA/AAA pourrait tout à fait supplanter celui que j'utilise actuellement CR2032/AA (j'utilise les AA pour mes grosses lampes, et quelques appareils à faible consommation d'énergie, les autres utilsant à mon grand déplaisir des batteries propriétaires, et les CR2032 dans tout mon matériel compact, comme mes Fauxton, ma Petzl e+Lite ou ma Casio G-Shock). Je suis moins fanatique des Caran d'Ache qu'autrefois, depuis que j'ai découvert les vertus de l'encre pressurisée japonaise. Mais le 849, bien que sa bille me semble devenue très rugueuse depuis que j'utilise massivement l'excellent et très laid Mitsubishi (Mitsubisho en italien ?) Power Tank depuis un an, reste terriblement stylé. Je pense que c'est une des grandes réussites du design suisse, avec le couteau de l'armée modèle 61, Helvetica, l'Omega Seamaster de ville et le SIG P210.
C'est très étonnant, mais alors que j'étais éveillé pour prendre ces quelques notes, j'écoutais une émission nocturne diffusée par une radio métrosexuelle étatique ; j'ai surtout été surpris par le fait qu'un des deux animateurs avait la même sale voix que moi - et apparemment certains mêmes goûts (je n'ai pas dit vices, n'en déplaise à d'aucun).
Je poursuis encore et toujours ma quête du carnet idéal ; je désespère de trouver ce que je recherche. Je me demande si je ne vais pas finir par tout simplement finir par les fabriquer moi-même. Ou m'acheter des Moleskine, malgré leur prix démentiel et leur papier chinois. Pour l'instant, je m'essaye au carnet à spirale, bien que je trouve ce système de reliure aussi peu fiable que peu pratique pour écrire, mais il faut sans doute le prendre commme un hommage à William Sheller.
Je fais toutes sortes de rêves étranges ces temps, la plupart du temps parfaitement inavouables ou ultra-violents. Un effet de mon inconscient est que j'ai rêvé de l'achat d'un paquet de tabac à pipe l'arôme de Guinness - ce qui serait assez peu terrible, lorsque l'on y pense (et oui, je sais, le plus dur avec la pipe, c'est d'avaler - ce qui devrait clors enfin le chapitre des plaisanteries fumeuses).
Je suis allé voir Night and day (qui est, étrangement, le titre hexagon de Knight and day) avec C. à Vevey, gros bourg qui est à Lausanne ce qu'est Cannes à Nice. Le film est drôle, stupide et onirique ; par certains aspects, l'on n'est pas très loin de Fight Club, si ce dernier était une comédie romantique dont le personnage principal est un traître à la batterie. Cruise, Diaz et Dano tirent tout à fait leur épingle du jeu, bien que le rôle de Cruise, par exemple, semble avoir été taillé sur mesure pour Mel Gibson, et que l'on ne sera pas ueber-étonné de retrouver Cameron Diaz dans un rôle de garçon manqué, ce qui est à peu près aussi original que Michael Cera en adolescent maladroit.
Je retourne à mon Nokia, celui n'avait pas survécu à l'anniversaire de R., et qui est depuis ressuscité (¿ La muerte, la muerte, donde esta la muerte ?), ce qui me permet de le comparer régulièrement avec mon lecteur multimédia à écran tactile de chez Creative. Pas de suspense : le Nokia est très supérieur en tant que balladeur (je n'ai jamais compris le terme "baladeur" original, c'est évidemment un contresens). Il ne souffre au final que de trois défauts : un cable USB propriétaire (alors que tout le reste est standardisé au possible, et que mes autres Nokia sont équipés de sorties mini-USB), une autonomie ridicule (mais j'y palie en le rechargeant régulièrement) et l'impossibilité d'enregistrer la radio (mais c'est une option qui se perd, de toute façon, il n'y a peut-être plus qu'iRiver pour la proposer, ce qui me fait demander au débotté ce qui est advenu d'Aiwa, un excellent fabricant de lecteurs de cassette dans les années nonante, ce qui ne nous rajeunit pas). Le Creative est plus fin, plus élégant (ils ont volé le style de l'iPhone), il a une autonomie considérable et il est livré avec des écouteurs sublimes. En contrepartie, son ergonomie est nuisible, son interface tactile est une véritable torture, et le son, malgré toute la magie du numérique, est au mieux médiocre (avec un haut-parleur asthmatique, ce qui n'arrange pas mes affaires). Il est également censé pouvoir jouer des fichiers vidéo sans conversion, mais en fait, non. Ah ça, pour les ouvrir, il est très fort - je ne peux pas en dire autant pour la lecture.
J'ai relu des inédits de Manchette (que bizarrement FB a indiqué comme "activité" dans mon profil, à côté de "dilettante" et de "minuteman", au lieu de le placer dans mes écrivains favoris), le Hussard bleu de Nimier, qui est toujours aussi brillant, et les Vingt-mille lieues sous les mers de Jules Verne. J'aime beaucoup les personnages de Nimier ainsi que le capitaine Nemo. J'avais abandonné ce dernier durant plusieurs mois, malgré ses résurgences dans l'œvre de Rand ou de Wilson. Outre d'apprécier le style et la syntaxe très-particuliers, j'ai appris que Michel Verne était un sale gosse et que le capitaine Nemo était un Polonais. Ce qui me donne envie de me reconstituer un panthéon imaginaire, de Nemo à Sanders, en passant par Holden Caulfield ou Danneskjöld.
En relisant certains romans pour la jeunesse, ces temps, j'ai remarqué que bien souvent leur problème est que leur héros hérite, plutôt qu'il ne mérite, ce qu'il reçoit. Je ne sais pas encore à quel point c'est un problème, mais c'est quelque chose qui me titille.
Pour mémoire, je ne suis pas torturé, ni manichéen ; je sui baroque (et fatigant).
07.VIII.2010-13.VIII.2010 - 08/2010
JE NE ME RAPPELLE MÊME PLUS BIEN SA FIGURE.
J'aurais passé une demi-heure dessus, à cause des outils déplorables dont je dispose, mais j'aurais finalement réussi à mettre la main sur cette foutue apostrophe manquante, dont la balise en carton défigurait ma mise en page.
Je m'adapte parfaitement à mon nouveau mode de vie, tel le serpent quittant sa vieille mue. Je continue donc à pas mal bouger, de VS en ZH en passant par VD. J'ai passé mon samedi, après une nuit de travail, à tirer et à regarder les gens tirer à mon club de tir. Situation assez drôle, et j'ai passé une bonne aprème, avec des gens biens, même si je recommence (continue) à tirer comme une patate moisie. Dimanche, j'ai découvert l'Alimentarium, un musée Nestlé, avec R. qui était comme un (grand) enfant dans un magasin de jouet au milieu de tous ces légumes. R. aime les trucs qui se mangent. Lundi, j'ai comaté, en lisant du Salinger. Et mardi, pour ma fête, mes amis R. & R. ont concocté une opération à peu près aussi compliquée qu'une intervention du FMI pour m'offrir un mousqueton. Ce qui m'a fait énormément plaisir, bien sûr. Par contre, je ne suis pas sûr de bien apprécier Zuerich, même j'ai bien aimé la décoration du restaurant de la Parade-Platz, et cela a été l'occasion de rencontrer D., ce qui change de ma série d'amis en R.
J'ai toujours mal partout. Il paraît que c'est bon signe. Je doute, des fois. J'ai essayé plusieurs instruments de torture lors de ma nouvelle séance à Abu Graïb ; est-ce que j'ai dit que j'avais mal de partout ?
Depuis que je n'ai plus d'ordinateur (et que j'ai sabré sauvagement dans mes heures de travail), j'ai pris trois kilogrammes (qui devraient logiquement être d'origine musculaire), j'ai un tout petit peu avancé dans mon programme d'apprentissage de l'allemand ("Raus ! Schnell ! quelle langue merveilleuse" - de mémoire) j'ai vu plein de gens et j'ai lu une bonne quarantaine de romans. Même si j'en ai besoin pour écrire (et avancer deux ou trois projets comme le tri de mes photos, la traduction du Unintended consequences de John Ross et autres babioles), je sais que je vais de nouveau finir par perdre mon temps à regarder des séries et des films en grande quantité (car c'est une forme de puit sans fond, il y a toujours toutes sortes de bonnes choses à découvrir). Ce qui me manque le plus, finalement, c'est la musique. Quand je pense à tout ce que je rate, à chaque minute, j'en suis malade. Mais je me dit que la situation serait encore pire si j'étais connecté. Oh ! comme j'envie les gens capables d'autodiscipline !
05.VIII.2010-06.VIII.2010 - 08/2010
ET DEPUIS CE JOUR-LÀ, NOUS SOMMES COMME FOUS.
Il paraït que le manque ou l'excès de sommeil tue ; il faudra bien que je m'y fasse. D'autant que cette semaine, j'ai mal partout, mon corps (ou mon cerveau, j'ai toujours un doute) subissant les douleurs causées par la reprise du sport. Je crois que j'ai chopé une vieille sciatique, suite à ce premier août calamiteux. Je ne suis pas sûr, mais ça y ressemble fort. Et comme en plus je ne peux plus lever le coude, je me vois forcé de mener une espèce de vie saine. Mais quelle vergogne !
Après avoir bâclé un service nocturne, dormi un peu après une petite séance de sport mécanisé, j'ai été rejoindre R. pour aller écouter Arno à Sion, dans un festival parrainé par une marque de bière noire comme le péché et épaisse comme du pain. Je viens de me rendre compte que c'est un de mes premiers concerts depuis bien longtemps, ma répugnance pour les foules de plus de quatre personnes me tenant habituellement éloigné de ce genre d'évènements. J'aime bien Arno, c'est une assez bonne synthèse entre Iggy Pop et Jean Gabin, avec ses chorégraphies de Curtis hébété (moi, je suis plutôt James Dean que J'aime Dieu et Lederhosen à Robert Hossein), jouant beaucoup à l'ivrogne maladroit (pour se reprendre brutalement l'espace d'une seconde, le temps de signaler à un de ses routiers que quelque chose ne va pas), avec une diction un peu à la Birkin, dans son genre (enfin, justement, sans les problèmes de genre). Le spectacle a surtout été marqué pour moi par des interprétations sublimes de Get up, stand up, des Yeux de ma mère, des Filles du bord de mère, et de Putain, Putain. À mon goût, il ne manquait que Comme à Ostende et le tout aurait été parfait.
Je me demande pourquoi il n'existe pas de Festival de Boxe à Nyons.
01.VIII.2010-04.VIII.2010 - 08/2010
AH ! C'ÉTAIT SI CHARMANT, CES MOTS DITS TANT DE FOIS.
Ayant réussi, grâce à mille ruses de Sioux, à ne pas travailler le premier août, je suis monté à Taney avec R.D. et son amie, N. Taney est un endroit miyazakien en diable, avec un petit lac, guère plus qu'un grand étang, dans un écrin de montagnes. Le tout est protégé par la relative difficulté d'accès au lieu (la route est vraiment pourrie). La fête elle-même était vraiment sympa, surtout avant la venue de l'orage ; une belle après-midi passée au bord du lac, à fumer la pipe, au grnd soleil. J'ai surtout eu un peu de mal avec une partie non négligeable des invités, une bande de neusks-hools non-Valaisans dont je doute que le quotient intellectuel cumulé puisse dépasser la pointure d'une paire de Docs à lacets blancs - des Docs de filles ; je n'avais pas vu une telle passion pour l'anus et ses sous-produits que chez certains écrivains homosexuels particulièrement monomaniaques et dégénérés. Bref, une bande de racaille accoutrés en nazillons qui ont passé la soirée et l'essentiel de la nuit à beugler des trucs qui pourraient un jour leur valoir un prix Nobel collectif de connerie,catégorie "finis à la pisse". Ils auront fini par faire monter les condés (que je serai une fois de plus parvenu à esquiver grâce à je le suppose, à cette vieille allergie qui me sert de sixième sens), déplacés par une habitante du hameau outrée par le comportement d'un de ces crétins.
Heureusement qu'il restait toutes sortes de gens décents et sympathiques, pas mal d'alcools (dont une petite bouteille de Dillon qui n'aura pas survécu à l'altitude) et un chouette feu d'artifice pour compenser une nuit froide, humide et bruyante.
J'ai commencé la musculation, toujours dans une optique de me réformer (me reformer). J'ai beau être matinal, j'ai mal. J'ai découvert que la partie cardio était assez facile, mais que la partie purement musculaire était très dure ; à vrai dire, je ne plus lever mes bras depuis deux jours.
Comme mens sana in corpore sano, j'espère bien réussir à finir par parler teuton avant la fin de l'année, vu que c'est un sacré handicap dans ma recherche d'emploi alternatif à celui que j'occupe aujourd'hui (et qui est une espèce de catch-22 : soit je travaille assez pour toucher un bon salaire, et je pars en dépression nerveuse, soit je travaille en préservant mes points SAN mais je ferais aussi bien de faire un autre travail stupide, payé autant pour des horaires de jour et sans la moindre responsabilité). Je vais peut-être me remettre à draguer, histoire de me trouver une moitié (ou un double).
30.VII.2010-31.VII.2010 - 07/2010
CES ÉCRITURES-CI SONT D'UN JEUNE, TOUT JEUNE HOMME, DONT LA VIE S'EST DÉVELOPPÉE N'IMPORTE OÙ.
J'avance doucement dans le nettoyage de ce texte. Ce n'est pas évident. J'ai décidé jusqu'à nouvel ordre de dégager les listes des Soundomies,puisque les liens sont un peu trop compliqués à retransmettre, et que mon sens de l'exhaustivité en souffre. J'ai moins avancé que je l'avais espéré dans les corrections, mais un peu tout de même.
J'ai peu avancé, par contre, dans ma nouvelle orientation de carrière. Comme d'habitude, trop de choix s'offrent à moi, et comme souvent dans ce cas-là, je me retrouve sidéré. Mais je commence néanmoins à dégrossir (d'autant que, cela n'ayant rien à voir, je viens de m'inscrire dans une salle de torture pour sportifs en cage).
J'ai réattaqué l'excellent pavé de Robinson, la trilogie de Mars (respectivement la Rouge, la Verte, la Bleue) et malgré une traduction française un peu pataude, je retrouve le plaisir intense que j'avais éprouvé il y a trois ou quatre ans, il me semble, lorsque j'avais découvert la saga de la conquête martienne (qui n'est pas sans évoquer certains monuments de la nouvelle vague américaine, par exemple de Turner ou de Bova - et vaguement d'Heinlein, pour le côté rebelle).
J'ai une certaine tendance à partir dans les tours pour des trucs relativement anodins (ce que j'ai tendance à appeler mon sens du détail, illustré par Siao Tch'ou, l'hexagramme numéro neuf, ce qui sonne tel quel beaucoup moins mystique que menu de restaurant asiatique métropolitain, mais que ceux qui le subissent ressentent, je le suppose, comme mon côté casse-couilles), et cette fois-ci, c'est la viande suisse qui m'énerve. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi je n'arrive pas à trouver de la viande correcte dans mon environnement. Vais-je en être réduit à abattre moi-même une vache dans un pré, d'un coup de mousqueton, pour pouvoir enfin déguster un steak potable ? J'ai tenté un boucher de campagne, ce midi, et les bras m'en tombent. Je suis à la limite d'être tenté par le végétarisme, ce qui en dit long sur mon désarroi (et l'ironie d'une telle situation, puisqu'il ne me reste plus que mes incisives et mes canines comme dents à peu près utiles).
J'ai très envie de rajouter dans mon autodescriptif une partie "n'aime pas". Parmi les choses que je n'aime pas, il y a l'obscurité (enfin, ça dépend), tout ce qui vit dans l'eau, et l'eau elle-même, la Grande-Bretagne (Mers-el-Kebir), les vieux cons réacs (en tout cas en-dessous du grade de Général, à prononcer à la castillane, ce qui n'inclue pas les généraux de brigade à titre temporaire), les gens qui confondent style et design, et les cyclistes (ces enfoirés qui conduisent comme des taupes ivrognes, encombrent les routes et dévastent les centre-ville).
À propos de vieux cons réacs, j'ai lu un numéro récent du Détective, un torchon pour dégénérés et électeurs sarkozystes, dont la lecture fréquente doit probablement transformer le monde en une sorte d'enfer paranoïaque peuplé de voleurs d'économies de toutes une vie, de violeurs en série, de vieux messieurs pédophiles et autres meurtriers ultra-violents. À côté, News of the world, c'est le Monde (enfin, il n'y concrètement pas tant de différence entre Le Monde et NOTW, il faut être réaliste).
Un des avantages de mon mode de vie décalé, c'est que je croise souvent mes amis les renards jouant au milieu des vaches et des belettes dans les prés, lorsque je rentre me coucher. Je ne sais pas, quelque part, je trouve ça sympathique.
24.VII.2010-29.VII.2010 - 07/2010
À DROITE L'AUBE D'ÉTÉ ÉVEILLE LES FEUILLES ET LES VAPEURS ET LES BRUITS DE CE COIN DE PARC.
J'ai encore bénéficié d'une longue fin de semaine, mais je ne suis pas certain d'avoir su en profiter. Samedi, je suis allé au cinéma, voir Inception en version française, ce qui n'est pas forcément une bonne idée. En fait, le cinéma n'était pas au programme, mais vu qu'il faisait moins de quinze degrés dans l'aprème, j'ai changé d'avis. Le film, en l'état, porte plutôt bien son nom, à la limite de la déception. La musique est pourrie, le rythme étrange, et l'arrière-plan et les personnages sans intérêt. Ça, ce sont les aspects négatifs. L'aspect positif, c'est une sorte de synthèse pas désagréable entre Avalon (en plus cyberpunk), avec un peu d'eXistenz, de Dark City, de New Rose Hotel (avec une base très Matrix, Ocean 11, et certains James Bond), et du Burroughs (le concept du mot-virus) et enfin d'Ubik de Dick. Je pense qu'au final, j'ai bien aimé.
Même si je n'ai pas la haine farouche (on se rappelera la blague horrible concernant la différence entre le vagin et la bouche de Sarah Palin - il n'y a qu'un truc débile qui soit sorti de son vagin) que portent beaucoup d'Américains - et peut-être parce que je ne suis pas Américain, d'ailleurs - je préfère de loin Michael Palin à Sarah Palin.
Dimanche morne passé à écrire, à subir l'espèce d'immonde gueule de bois que j'ai après avoir fumé la pipe, à tuer des mouches (j'ai abandonné les neurotoxiques au profit de cette bonne vieille énergie cinétique, cest tout de même plus ludique) et à lire. J'ai donc lu le dernier Ellis, Imperial Bedrooms, qui n'est vraiment pas mal, une sorte de roman noir trop ensoleillé, mais glauque, brutal, couvert ; bien meilleur que Lunar Park, mais je ne sais pas trop pourquoi, en fait. J'ai terminé mon gros volume de Manchette, et je me rends compte que finalement, sorti de Nada, de l'Affaire N'Gunstro et de La position du tireur couché, ce qu'il a produit est globalement minable, peut-être au niveau d'un Didier Dénonce ou d'un Fajardie. En particulier, son succédané de Burma est assez lamentable. J'aurais bien aimé voir la tournure qu'auraient pu prendre Kulturkampf et La princesse du sang, deux de ses derniers projets avortés.
Lundi, c'est Lucerne, une ville que j'apprécie mais qu'il me faudra une fois de plus explorer en profondeur. Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, j'étais assez malade, alors j'ai picoré dans le quartier de la Gare, et puis je suis parti assez tôt pour visiter en vitesse d'autres villes au passage, comme Romont, Soleure, Payerne ou Estavayer. Pas grand intérêt, peu de bonnes photographies.
13.VII.2010-23.VII.2010 - 07/2010
SI J'AVAIS DES ANTÉCEDENTS À UN POINT QUELCONQUE DE L'HISTOIRE DE FRANCE.
Je n'ai finalement pas fêté mon anniversaire, ce qui est assez traditionnel. N'étant pas sérieux-sérieux puisqu'ayant deux fois dix-sept ans, l'arrivée de l'âge m'a redonné un coup de fouet, agravé par l'imbécilité de mon salaire de juin, perçu à mi-terme. Si je m'y étais pris un peu plus tôt, j'aurais sans doute pu organiser quelque chose, au moins dans les bois, avec pas mal d'alcool. Mais comme je trimais ce jour-là...
Vendredi, j'ai profité de mes jours de congés pour partir de manière spontanée et impulsive à Bâle, encouragé par certain commentaire de Niels. Malheureusement, mon appareil photo s'étant déchargé bêtement, je me suis retrouvé sans grandes capacités d'enregistrement. J'ai donc fait essentiellement de la dérive psychogéographique pour finir, près de la gare, par manger un Whopper. Je l'ai trouvé bien meilleur que celui que j'avais essayé sur l'autoroute, il y a quelques mois, et qui m'avait fortement déçu, probablement à cause d'un souvenir enjolivé par dix années de sevrage. Mais à la base, j'étais parti pour digérer n'importe quelle forme de malbouffe.
Je suis rentré à temps, le samedi, pour pouvoir aller tirer (comme une patate) le matin à la Kalashnikov, puis l'après-midi au Glock (encore comme une patate) puis à diverses armes prêtées pour l'occasion (toujours comme une patate). J'ai été livrer quelques trucs qui m'encombraient chez R.D., qui finalement n'a pas eu beaucoup à me forcer pour m'entraîner dans une soirée-brochettes (le met viandard, pas le groupe belge) où j'ai pu rencontrer un ami nihiliste de R.D., lequel m'a donné l'idée de fouiller un peu les offres d'emploi du domaine culturel, un monde que j'avais gentiment négligé de manière un peu bête. Nous avons fini quelques heures plus tard, après un crochet étrange et chaotique par le festival de Montreux, entre autres au Comte vert, un ancien bar à skinheads diffusant à tue-tête du Johnny Hallyday (c'est ma seconde occurence de Johnny - qui est un peu le Thiéfaine des beaufs - cette semaine, avec une allusion au chanteur dans un Douglas Coupland récent, Generation A, feuilleté dans une librairie anglaise à Bâle) et qui m'a fait violemment penser au Pouilly (si c'est bien le nom de ce bar aux soirées étrangement littéraires et décadentes, parisiennes au premier degré, donc au second degré). Le lendemain comportait également des brochettes, mais cette fois-ci, en Vaud (ainsi que des saucisses de veau, mais ce n'est pas la moitié d'une coïncidence). Dans l'ensemble, une journée difficile. Lundi fût plus intéressant puisque je suis allé faire un tour de Bâle avec C. J'ai pu me venger de mon échec de vendredi en mitraillant la ville et sa culture murale, j'ai dépensé cent cinquante francs de livres anglophones (j'aurais pu sans problème en dépenser quatre cents de plus, ce qui représente au total un petit stock de Simonov, et je suis pauvre) et j'ai bien mangé. En plus, ma voiture, malgré ses problèmes de verrouillage des portières, a bien supporté le voyage (un peu moins de mille miles en trois jours). De toute façon, nous n'aurons pas eu la peau de Bâle.
Je tente de corriger petit à petit les fautes (nombreuses) de frappe, d'inattention et disons-le franchement, d'orthographe et de grammaire qui parsèment ce bloc-note. Je me demande si malgré la fréquentation de la jeunesse illettrée et la communition numérique, je parviendrais un jour à retrouver le niveau de français d'un ouvrier faubourgeois des années soixante.
J'ai réussi enfin à utiliser la pipe que m'a offert R. pour mon anniversaire (plus exactement le jour où je suis allé lui remettre mon ordinateur, en une sorte d'échange de vices qui n'est pas sans évoquer les échanges d'espions durant la guerre froide, sur des ponts brumeux et allemands). Je n'ai pas vraiment l'intention de me mettre à fumer, d'autant que ces trucs sont assez durs à allumer, et que l'inhalation de tabac me fait très vite tourner la tête, plus vite et mieux que certains alcools, en tout cas. Mais depuis ma replongée dans l'univers de Burma, je me disais que c'était un truc qui me manquait. J'aime bien le tabac suédois que R.B. m'a colloqué avec l'instrument de mort fumeuse, mais j'aimerais bien me trouver un de ces tabacs néerlandais vaguement caramélisés ; ça me rappelerait la Royale.
J'ai découvert que le vieux Bic à quatre couleurs vient d'évoluer ; je pense que c'est la première fois en trente ou quarante ans d'existence. C'est une évolution subtile, mais très intelligente, puisque la tête du bonhomme Bic qui ornait le sommet du stylo, au-dessus des poussoirs-sélecteurs de couleurs, s'est transformée en un anneau. Malgré mon moratoire sur les achats inquotidiens, je n'ai pas pu m'empêcher d'en adjoindre un à mes plus classiques Caran d'Ache 849 suisse et Mitsubishi Power Tank japonais.
29.VI.2010-12.VII.2010 - 06/2010 - 07/2010
TOUS LES JEUNES ÉMOIS DE SES SILENCES GRIS.
J'ai pu participer cette année à la Fête fédérale du tir, un concours militaire regroupant environ quarante-cinq mille personnes réparties en deux mille cinq cents équipes. Les soldats n'étant pas au courant de notre arrivée, il nous a fallu un certain moment pour réussir à mobiliser un Duro, qui est un véhicule drôle qui n'a pas été sans m'évoquer le Marmont (mais qui est probablement beaucoup plus proche d'un TRM 2000). À un moment de l'attente sur le trottoir d'en-face de la gare d'Aarau (dont la pendule n'avait pas encore revêtu ses aiguilles, ce qui lui donnait un aspect étrange - désormais, si j'ai bien suivi, c'est une des plus grosses pendules ferroviaires de Suisse), j'ai vu s'avancer un ouvrier de chantier (avec la tenue réglementaire : lunettes à verres miroir, gilet de sécurité orange fluorescent porté à même le torse nu, grosses bottes de sécurité, paire de jeans déchirés, et grosse moustache) vers un militaire discutant avec un policier ; j'ai eu très peur de voir surgir un Indien et un marin du souterrain de la gare et que tout ce beau monde se mettent à lancer un spectacle d’enfer, comme dans Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le très bon film caustique de Jean Yanne sur le monde du spectacle. Pour couper court au suspense, j'ai tiré comme une patate, un animal peu réputé pour ses qualités militaires. J'ai fait cent trente-huit points sur un maximum total de deux cents, en particulier à cause de deux zéros que je ne parviens toujours pas à m'expliquer. Même si je ne suis pas un bon tireur dans l'absolu, cela représente environ trente points en-deça de mes performances habituelles en entraînement - je suppose que j'ai beaucoup de mal avec la pression de la compétition, ce qui est débile. Quand je sais qu’une tâche est facile, je l’accomplis facilement ; si je doute, je foire. J’ai donc encore du travail.
Je définis un revolver comme étant une arme de poing à plusieurs chambres rotatives par canon, et un pistolet comme une arme de poing à une chambre par canon. C’est une définition positive qui me convient bien, et qui est globalement consacrée par l’usage de ce dernier siècle.
Je reviens un peu à Doc Gynéco, qui n’a plus trop la cote depuis qu'il se la joue Michel Sardou. Nirvana reste excellente, les Liaisons dangereuses ont très bien vieilli. Le reste, un peu moins. Il y a une sorte de posture un peu stupide et droite chez ce chanteur ; une sorte de hussard de banlieue. J'aime beaucoup, en particulier, la dissonance cognitive produite par la vision du clip de son tube prémonitoire, L'homme qui ne valait pas dix centimes, dans lequel les paroles révoltées se heurtent à des images consuméristes en diable.
J'ai profité de ce temps mort pour démanteler mon ordinateur. C'est pour cela que je mets du temps à envoyer mes textes en ligne, qui doivent passer désormais par un canal bien plus complexe que le bête connection-collage-validation habituel. Tout à l'heure, il va descendre en Vaud et j'aurai moins la tentation de numériser ma vie. J'ai regardé entretemps New wave de Gaël Morel, un film passé scandaleusement inaperçu. Cela ressemble un peu aux Beaux gosses de Sattouf, mais en étant à la fois beaucoup plus et beaucoup moins caricatural, en tout cas beaucoup moins grotesque. Je suis ravi de voir les progrès de Morel en réalisation, À toute vitesse ayant plutôt mal vieilli, dans l'ensemble. Pourtant, l'on y voyait Élodie Bouchez et Pascal Cervo (lequel y tenait un rôle parallèlement inverse à celui qui l'avait fait découvrir dans Les amoureux de Corsini). J'ai également bien aimé Solo, de Mocky. C'est évidemment moins bon que Nada, que j'ai regardé plus ou moins synchronistiquement, mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir Manchette comme matériau de base. Postal a le potentiel de devenir un film culte, tellement il est étrange et foutraque. Je trouve que l'on n'est pas très éloigné de l'univers d'un John Waters, si ce dernier se prenait pour John Woo. Ce qui m'étonne le plus, c'est que ce film est censé être dérivé d'un jeu vidéo. Comme je ne suis pas du tout joueur, je ne sais pas vraiment quoi penser de cette information. Le dernier film que j'ai regardé avant d'en finir pour un moment avec mon accrochage numérique, c'est A serious man, le denier Cohen, un film ultrasémite et assez étonnant. J'ai bien aimé, et il y a quelques scènes drôles, même si ce n'est pas vraiment une comédie. Cela ne vaut pas No country for old man, mais cela reste très bon.
J'ai profité d'être parti, tel Ulysse, en un beau voyage, pour me remettre à la photographie. Je ne suis pas mécontent de moi. Je ne vais pas m'éterniser sur ma dernière virée, mais c'était intéressant, bien que pas forcément très agréable, contrairement à mes autres sabbats. J'ai ainsi découvert que je prenais mon problème principal à l'envers. Je ne sais pas si je vais réussir à accepter la solution qui s'offre à moi, mais c'est tout de même un progrès. Je suis d'ailleurs rentré en écoutant de la bonne electronica, au volant d'une petite voiture de sport anglaise, et c'est toujours bien.
L'orage qui a éclaté durant ma virée bernoise a réussi à faire basculer ma fenêtre, ce qui a provoqué une belle inondation et transformé mon duvet en une sorte de masse humide et puante ; après le problème des pommes de terre (j'ai une grosse partie de ma réserve de provisions qui a décidé de fermenter, ce qui a mis un terme à la présence de matière organique dans ma cuisine pour un bon moment) qui m'ont fait traquer pendant deux jours le cadavre d'un animal dans mon studio, j'ai décidé qu'il était temps de terminer mon nettoyage de printemps. J'ai donc un endroit relativement sain, propre et vide, à nouveau à ma disposition.
Je suis sorti de ma torpeur en faisant un grand nettoyage dans ma vie ("je détruis, je simplifie") - j'ai encore beaucoup de conneries à détruire ou à offrir, une sorte de blague de potlatch. En tout cas, cet orage et ma récente catastrophe financière m'auront permis de me sortir d'une spirale léthargique qui n'aurait pu me mener qu'à un krach dépressif. Je n'ai donc plus d'ordinateur (mais j'ai découvert par hasard que mon intellinatel fonctionnait de nouveau, après trois mois de coma, ce qui fait que j'ai maintenant deux lecteurs musicaux potables - même si ce natel aura été ma seconde grosse déception sur ma dizaine de Nokia, en particulier à cause de son autonomie désastreuse ; surtout, je ne peux pas m'empêcher de constater l'incapacité des développeurs finlandais à harmoniser leurs menus, graphiquement et au niveau des chemins d'accès, ce qui est aussi Microsoft que pénible), je suis en train de faire du tri dans mes affaires et j'ai changé de voiture, ma camionnette s'étant rendu insupportable par sa consommation d'essence et surtout son chassis en meringue double-crème. J'ai choisi une Citrôen C1 d'occasion, ce qui me permet de renouer avec mon goût des petites voitures (ce qui n'a rien à voir avec l'ampleur de ma virilité, malgré une croyance commune - et au risque de décevoir mon auditoire). Pour l'instant, j'en suis très content. Je vais mettre le Nemo sur la liste des sept ou huit investissements débiles que j'aurais fait cette année. C'est pourquoi je vais m'en tenir à une ligne simplistique et limiter ma consommation.
28.VI.2010 - 06/2010
DAMES QUI TOURNOIENT SUR LES TERRASSES VOISINES DE LA MER.
Repensant à ma situation de junkie numérique (la preuve : j'ai laissé mon modem rebranché parce que j'avais absolument besoin d'une information cruciale que je ne pourrais trouver que sur internet... et trois heures après, je suis encore en train de m'injecter des données dans les veines), je me dis que c'est tout de même étrange que la première chose que l'on fasse chez les alcooliques anonymes, cela soit de se présenter.
25.VI.2010-27.VI.2010 - 06/2010
NE COMPTEZ PAS QUE MON HUMEUR DEVIENDRAIT MOINS VAGABONDE, AU CONTRAIRE.
C'est la saison des oiseaux débiles (à ne pas confondre avec les oiseaux méchants). Hier soir, j'en trouve un dans la cafétéria. N'écoutant que mon courage et mon bon cœur, je me décide à le ramasser à l'aide d'un journal (pour éviter de le toucher). Malgré le choc qu'il venait de subir (ce con s'était rué contre la fenêtre avec frénésie), il s'est mis à piailler comme un beau diable. Je le relache sur la pelouse, et il rentre derechef dans la salle, lancé comme une balle, pour s'écraser à nouveau - boum ! - contre une autre vitre. J'avoue que je n'ai pas pu m'empêcher d'exploser de rire, vue la tournure cartounesque de la situation. J'ai été le ramasser de nouveau, sans grand espoir, vu la violence du choc ; et effectivement, à l'endroit où je l'avais laissé hier au soir, je n'ai trouvé que deux tas de plumes et un peu de sang. Il aura probablement fait le bonheur du renard, d'un chat haret ou d'un des nombreux rapaces du coin. Aujourd'hui, je suis en train de travailler sur un ordinateur, et j'entends un violent paf ! contre la vitre. Je regarde, trop tard, mais je vois du duvet et une trace du choc. J'ai trouvé le cadavre du piaf au bas de l'immeuble. Quand on voit ce qu'ils sont devenus, je doute quand même que les dinosaures aient jamais pu dominer le monde.
J'ai tendance à me répéter, mais je pense réellement que le Glock est le successeur incontestable du P210, ce qui semble une hérésie à tous les amoureux de la belle mécanique, des carcasses fraisées avec amour et sueur par des mains burinées et des plaquettes en bois exotique arraché à une tribu malaise en voie de disparition. Mais quel pistolet aujourd'hui tire aussi bien et aussi longtemps qu'un SIG ? Tout cela pour dire que ce matin, j'ai participé à un entraînement pour aller à la Fête fédérale du tir, le 30 juin, et je n'ai pas été trop mécontent de moi ; j'ai fait dans un premier temps cent-septante sur cent-huitante, puis deux fois cent soixante-trois - dans l'absolu, c'est assez médiocre, bien sûr, mais vu qu'il y a deux ans, j'étais incapable de toucher ma cible à vingt-cinq mètres, que je suis pratiquement aveugle de l'œil droit, que je suis à peu près aussi coordonné qu'une abscisse dislex.yque, et que je tire avec un pistolet en plastique, oui, je suis plutôt content de moi. Reste à tenir la pression de la compétition. Ce qui était drôle, par ailleurs, c'était la compétition de jeunes tireurs qui se tenait dans le stand trois cents mètres d'à côté - outre les habituelles scènes qui feraient dresser les cheveux de nos hoplophobes zeuropéens (comme des gamins en train de se promener avec des fusils d'assaut - à l'exception d'un petit gars que j'ai trouvé très sympathique, avec son mousqueton presque aussi grand que lui), j'ai assisté à une scène entre deux gamines, très majorettes, se rencontrant par hasard et s'extasiant sur leur présence respective à grands cris hystériques comme seules savent en produire des collégiennes. Les garde-mains de leurs fusils d'assaut aurait été rose, il aurait été parfaitement assorti à leur vernis à ongles.
J'ai regardé un truc super bizarre, une comédie scandinave qui s'appelle Patrik 1.5. Pour être franc, je ne sais pas comment ce film a jamais pu être classé comme tel (une comédie, pas scandinave) ; j'en suis à me demander si Bergman n'est pas, là-bas, considéré comme un sorte de Charlie Chaplin septentrional. Bref, c'est l'histoire naïvement contée d'un couple gay qui décide d'adopter un bambin de dix-huit mois, et se retrouve avec un adorebelle de quinze ans dans les pattes. Lequel flippe sa race de se retrouver dans les pattes d'un couple gay - et est donc un tantinet agressif. Comme c'est une fable sur la tolérance à la suédoise, et là je ne vais pas résumer le truc, tellement le scénario comprend plus de trous qu'une meule de sida emmental, mais au final madame finit par virer monsieur, garder le gamin à la maison pour lui apprendre le vivrensemble et élargir ses... horizons. Bon, il y a une scène très drôle de douze secondes, celle de la zone de non-agression au poste de police. Bon, évidemment, j'ai mauvais esprit, et j'imagine que si ça avait été un film belge, suisse, allemand ou autrichien, il aurait été beaucoup plus sale, à base de cave, de bergers allemands, de skinheads dominateurs ultra-violents, et autres surdoses d'héroïne. Bon, le concept du fils adoptif ou du neveu, c'est très années cinquante, non ? Bref, c'est un ovni.
21.VI.2010-24.VI.2010 - 06/2010
OH LES PIERRES PRÉCIEUSES S'ENFOUISSANT, ET LES FLEURS OUVERTES.
Je me soupçonne d'utiliser un peu trop mon Rimbaud comme une forme de Yi-King, me saisissant d'une phrase au hasard pour en faire mon sous-titre, éclairant d'un sens nouveau ce que j'écris. En tout cas, j'ai souvent eu cette impression.
Qu'ai-je fait de mes trois derniers jours ? Le mollusque. Il a fallu que je change de rythme, passant de la nuit au soir, ce qui fait un décalage de huit heures dans le mauvais sens, ce qui a transformé mes trois jours et demi de repos nominal en un peu plus de quarante-huit heures pratiques. J'en ai profité pour explorer le monde merveilleux de Rapidshare. J'y ai trouvé des œuvres que je cherchais depuis des mois, mais cela prend du temps et une petite dose d'énergie, néanmoins ; et comme ma connection est évidemment phagocytée par le transfert, j'en suis réduit à regarder des films. Oui, bien sûr, j'aurais pu faire du sport, mais c'était sans compter l'influence du terrible Général Hiver qui tenait la contrée depuis plusieurs jours (en fait, cela fait seulement depuis hier que la température se rapproche des vingt degrés). J'ai donc préféré rester emmitouflé dans mon gros pull en laine et ma couverture polaire, à regarder des films en grignotant des Petits Mignons, qui sont la version locale des Petits Beurres, comme une vieille fille. J'ai vu deux Delon corrects, Les seins de glace et La race des seigneurs. J'ai bien aimé ces Delon mineurs. Dans le premier, l'on appréciera l'ambiance vénéneuse et la présence de Mireille Darc, et dans le second, une sorte de prologue de Mort d'un pourri. J'ai aussi revu Et la tendresse... Bordel !, un film qui m'avait durablement traumatisé lorsque je l'avais vu, étant minot. J'en avais gardé un vague souvenir farce, mais c'est en revoyant la scène de la piscine érotique que beaucoup de choses me sont revenues de manière brutale. Dans l'ensemble le film a plutôt bien vieilli et reste très drôle. Un peu dans le même genre, mais en moins traumatisant puisqu'il s'agissait de violence et non de sexe, À mort l'arbitre, de ce qui est, à mon avis, et pour le moment, la meilleure période de Mocky (qui lorsqu'il a des acteurs à diriger et un budget, est un excellent cinéaste, très loin de l'image d'un Max Pécas anarchisant que certains ont de lui) - que l'on pourra résumer par les mots de l'excellent Brassens, dès que l'on est plus de quatre, on est une bande de cons. J'aime beaucoup les flics blasés et misanthropes de Mocky ; et Eddy Mitchell, avant qu'il ne soit de nouveau à la mode, crève l'écran. Je trouve amusant d'avoir regardé ces deux films plus ou moins en même temps, parce qu'il me semble que les deux réalisateurs ont une certaine tendance à écrire des fables, et c'est peut-être quelque chose de rare dans le cinéma français actuel, avec toute sa pesanteur naturaliste et sordide ou ses comédies débiles. Je suis tombé sur un étrange film expérimental, Cowards bend the knee, que je ne pourrais pas vraiment décrire. C'est une sorte de film muet des nulantes, avec un joueur de hockey comme personnage principal - ce qui me permet de rebondir sur deux autres films que j'ai regardé durant ce temps de repos, À nous les garçons, une espèce de film pour ados, à la française, avec Franck Dubosc, ce qui fait tout de même un peu beaucoup ; et l'excellent Zach and Miri make a porno, de Kevin Smith. Là encore, le monde du hockey est en arrière-plan, mais on rit beaucoup plus qu'avec Dubosc, ce qui n'est pas vraiment inattendu. On retrouvera avec plaisir la plupart des acteurs fétiches de Smith, mais pas dans leur rôle habituel, ce qui est étonnant et finalement hautement recommandable. J'ai finalement commencé Bamboozed !, le film à thèse sur le racisme de Spike Lee (ce qui est un tout petit peu comme la plaisanterie sur "ce film dans lequel Michael Cera jouait un adolescent introverti et maladroit"). J'ai terminé par Complices, de Mermoud, qu'on m'a vendu comme très glauque, mais qui n'est que sordide. Ce qui semble être une caractéristique globale des films suisses (Complices l'est à moitié - Suisse, pas sordide, je ne sais pas pourquoi, puisqu'il se passe à Lyon) ; je n'en ai vu que trois ou quatre, mais dans la plupart, le jeune personnage principal finit soit par se faire sodomiser, soit avec une queue dans la bouche, et tout malheureux. La seule exception, mais je n'en dispose pas en entier, donc j'ai peut-être raté ces passages, est Jeune homme, l'histoire d'un jeune Toto qui devient fille au pair à Genève. Je dis ça, je dis rien, mais je trouve qu'il y a comme un schéma qui se dessine, et l'on est plus proche du Guy Omelette que de Guillaume Tell. Pour revenir à Complices, qui est l'histoire d'un jeune prostitué qui tombe amoureux d'une jeune fille rencontrée dans un cybercafé, l'ensemble est plutôt bien vu, très bien monté (avec du flash-back tarentinien) et intéressant. L'on remarquera que l'adage vulgaire "no zob in job" ne s'applique pas pour les putes. S'il n'y avait pas les deux condés tout droit sortis de Julie Lescaut, l'ensemble ferait penser à du Léo Malet, ce qui n'est pas un mince compliment. Il y a des moments où je n'ai pas bien compris ce que voulait dire Mermoud, mais au final, on est très loin de ce que je m'attendais, des films vraiment glauques et sur un thème similaire, comme L'homme blessé, les Témoins, J'embrasse pas ou encore la fable shakespearienne de Van Sant, My own private Idaho.
Je me suis rendu compte de certaines incohérences dans ma façon de codifier les dates ; il va falloir que j'explore cela en détail.
J'ai découvert que les Américains avaient un terme étrange pour décrire un symptôme de la fabuleuse capacité de notre cerveau à détecter des schémas : le Baader-Meinhof. L'origine du terme est amusante, puisqu'elle décrit le fait de voir partout quelque chose que l'on vient d'apprendre (par exemple, pour un Américain des années septante, l'existence de la Rote Armee Fraktion) ; je trouve d'autant plus amusant d'avoir découvert cela en plein Baader-Meinhof, sur une recherche aléatoire parfaitement anecdotique (sur le confort du pied, car je dois investir dans une nouvelle paire de chaussure - étant essentiellement un fantassin, puisque je parcours régulièrement une quinzaine de kilomètres par service, ce qui me permet de répondre à la question traditionnelle "De quoi sont les pieds ?" par l'autant traditionnelle réponse : "les pieds sont l'objet de soins constants" - et l'on conviendra que du pied jusqu'à la reconnaissance des schémas, il y a tout de même un extraordinaire horizon à balayer), durant laquelle j'aurais littéralement été submergé de liens improbables et de courriels étranges sur, donc, l'importance d'être constant. Je ne suis pas si je suis clair, et je n'ai pas le courage de relire tout de suite ce très long et complexe paragraphe. Je reverrai tantôt sa ponctuation, en particulier.
Je me demande pourquoi je connais tant de gens qui écoutent, voire aiment Damien Saez. J'ai un peu l'impression que c'est le nouveau Michel Sardou (mais je n'ai rien contre Sardou, hein).
Mon agence me fait dire qu'en fait, je ne leur devait pas un loyer, et donc que j'ai payé deux fois ce mois pour rien. Bon, maintenant le mal est fait.
Seconde bonne nouvelle de la journée, j'ai reçu mon plan de travail pour juillet, et j'en suis très content ; je dispose en particulier de tous mes samedis, et d'au moins trois vrais ouiquende. J'en suis ravi. Je vais mettre mon plan de sevrage à exécution et donc vais peu poster ces prochains temps.
18.VI.2010-20.VI.2010 - 06/2010
EN CEIGNANT TROIS FOIS MON FRONT DU LAURIER.
J'ai reçu hier matin de la part de Philippe Billé son dernier opuscule, intitulé Cent listes d'achats, un très bel objet littéraro-sociologique qui est disponible chez l'auteur. J'ai d'autant plus apprécié le cadeau qu'il était mêlé à toutes sortes de courriers désagréables.
Je suis actuellement perturbé dans ma prise de notes. Je ne sais plus à quel système me vouer ; le principe de l'ABC (l'antiblocage cervical, ma traduction illittérale de l'hipster PDA, pour parietal disgorgement aid), soit des petites fiches cartonnées au format A7 maintenues solidaires par une attache à ressort, fonctionne bien au quotidien de par sa souplesse, son faible coût d'utilisation, sa capacité à se recycler - mais c'est au niveau du stockage que le bât blesse. J'ai en effet perdu un certain nombre de fiches dont j'avais un usage extensif mais important, ce qui m'a fait revenir au carnet. Mais le problème du carnet, c'est le format : et selon ma tenue, mon type d'uniforme ou les pantalons que je porte, un seul modèle ne convient pas. Le plus simple serait évidemment de se restreindre au plus petit dénominateur commun, comme par exemple le Clairefontaine agraffé au format sept et demi par douze de quarante-huit pages (N. 3582C), mais il est assez cher pour sa durée de vie, et Muji propose une alternative sympathique, au format passeport, avec une très belle couverture et un papier d'une très belle couleur crème, qui change un peu du sublime papier velouté de Clairefontaine, tout en coûtant moitié moins cher. Donc l'on peut se rabattre sur les Clairefontaine agraffés au format A6 ou A5, ou encore si l'on ne s'encombre pas des standards, ce qui est à mon avis une très mauvaise idée, s'intéresser aux formats onze par dix-sept, que cela soit en nonante-six pages agraffées ou en cent-nonante-deux pages brochées, qui restent des classiques imbattables en rapport qualité-durabilité-prix (le principal défaut des Clairefontaine, à mon avis, est bien sûr leurs immondes couvertures colorées - je mets à part leur faible disponibilité du bon côté de la frontière). Je crois que si j'avais assez d'argent à ma disposition, je passerais ma vie à réparer des objets géniaux mais défaillants sur un ou deux détails stupides.
Il est évident qu'il faut que je renonce à mes deux dépendances les plus enracinées, celle au numérique et celle au sucre. C'est d'autant plus facile à dire que je suis actuellement connecté, en train de télécharger un film introuvable des années soixante, en liaison avec mes amis sur Facebook et piochant des liens amusants sur Reddit ou Youtube, tout en buvant un verre de soda et en mangeant des pâtes. Il faudra que je choisisse laquelle des deux sabrer en premier, je ne me sens pas d'arrêter les deux ensemble. La logique voudrait que je jette mon modem par la fenêtre, puisque cela me permettrait de reprendre un rythme de vie un peu plus sain, de refaire du sport, de rencontrer des gens, enfin, toutes ces sortes de choses que les gens dotés d'une vie font, ce qui rendrait l'usage des nourritures confortables obsolète. Mon problème est évident que j'ai toutes sortes d'excellentes raisons pour ne pas abdiquer internet ; c'est un outil que j'utilise depuis plus de quinze ans, c'est mon moyen de création et de réticularité favori, c'est la machine idéale pour m'encombrer de toute cette culture populaire, superficielle, vernaculaire et élitiste qui me permet d'apprécier le monde et la vie. Dans une certaine mesure, je suis heureux comme une méduse dans l'eau lorsque je parcours les vastes océans des méta-données, même en évitant (pas toujours, soyons honnête les nonante pour cent de pornographie qui encombrent le réseau). L'idée est bien sûr que ce n'est pas possible ; et que d'un outil formidable de création, j'ai fait un gadget incroyable de distraction, et je me déteste pour cela. L'alternative serait de me remettre à écrire hors-ligne, ainsi que de refaire de la photographie. Ou alors de revenir en 1993. Et de me divorcer de ma partie numérique et audio-visuelle. Un monastère, cela pourrait être la solution. Ou alors trouver un abonnement pour junkie numérique qui couperait la ligne six jours sur sept. Je ne sais pas. Mais il va bien falloir que je trouve une solution.
J'ai failli me vautrer sur l'autoroute, hier soir, en allant travailler, et en évitant à la dernière minute un cadavre sur ma voie. J'ai réussi à éviter la chose, en donnant un très brutal coup de volant sur la gauche, et j'ai également réussi à éviter de percuter les plots de béton qui marquent les voies restreintes de la zone de travaux que je traversais, mais je serais bien incapable de dire comment j'ai pu récupérer le décrochage de mon train arrière. Je suppose qu'il y a un dieu pour les mauvais conducteurs qui roulent dans une voiture qui ne tient pas la route.
Tout à l'heure, les cloches ont sonné pendant huit minutes. J'ai me suis demandé si la Nati avait gagné un match, si la guerre avait été déclarée ou si cette vieille pute de Kadhafi était crevé, mais apparemment pas.
Hayek sur l'Amérique d'Obama.
La Jaguar XKE, une des plus belles voitures de tous les temps.
Une Suzuki de 1986.
Parce que c'est tout de suite plus facile d'être contre les armes civiles lorsque l'on a les moyens de se payer (ou de se faire payer par le peuple) des gardes du corps armés.
Un Glock 23, une cible à deux cents mètres, la cible perd (vidéo Youtube).
17.VI.2010 - 06/2010
CETTE LANGUE SERA DE L'ÂME POUR L'ÂME.
Le fait d'être en semi-banqueroute depuis deux mois a une certaine tendance à m'angoisser, mais au moins, j'ai pu mettre le doigt sur le nœud du problème : mon travail. Si je travaille peu, je gagne peu, donc d'une part je mue en une sorte de Madame Thatcher, traquant la moindre dépense au centime près, et d'autre part, je suis relativement détendu. Si je travaille beaucoup, je gagne beaucoup d'argent, mais j'ai un tel besoin de décompression que je me met à claquer des sommes complètement dingues sans la moindre justification. Bien sûr, la solution serait une forme d'autodiscipline pour arrondir les angles, mais je ne suis pas très doué pour les solutions de compromis. C'est mon côté Alexandre le Grand, confer le nœud gordien, le rasoir d'Occam, e tutti quanti.
J'ai donc encore un mois à subir ma relative pauvreté (évidemment relative : mes placards sont pleins de biscottes et d'alcools de qualité, j'ai un toît qui me protège des intempéries hiémales actuelles, et j'ai une voiture que je déteste mais qui a le mérite de démarrer lorsque je le lui demande). Je suis donc à la merci d'une tuile durant ce mois, et je n'aime pas cela.
Bien sûr, cela pourrait être pire, je pourrais, comme mes parents, être privé d'eau, d'électricité et de communications. J'ai été rassuré d'apprendre que leur maison tenait toujours debout, mais les dégâts dans la région sont tout de même importants.
Malgré mon dégoût viscéral pour la perfide Albion, je dois avouer que je préfère largement Bryan Fery à Jean Ferrat et Brian Eno à Bernard Hinault.
Un bel exemple de Black Metal (vidéo Youtube).
L'arrivée de l'énergie hydrogène à la portée de tous.
La guerre à la drogue finance lourdement ses ennemis.
Un entretien intéressant avec John Robb.
Le Pilot M90 est le Concorde des stylos à plume.
15.VI.2010-16.VI.2010 - 06/2010
MOI, JE SUIS, DÉBRAILLÉ COMME UN ÉTUDIANT.
Bonne après-midi, hier, passée à tirer en Valais. J'ai pu essayer des armes étranges, comme un revolver Colt simple action en .22 Long Rifle, une espèce de Peacemaker à l'échelle. J'ai surtout été globalement content de mes résultats.
J'ai d'autant moins envie de travailler cette nuit que me voila de nouveau pauvre, quelques jours à peine après avoir été payé. Il semble que mon loyer de mai n'ait pas été encaissé, pour une raison que j'ai dû mal à saisir - et donc me voila avec huit cents balles dans les dents en plus de toutes mes autres dépenses. N'étant pas un État européen, je réduis la voilure en attendant des jours meilleurs.
Je commençais à avoir peur d'aller sur Wikipedia pour aller vérifier le régime alimentaire des papillons de nuit après toutes ces attaques nocturnes, mais j'ai peut-être trouvé une explication à leur comportement agressif : les parties lumineuses de mon Glock.
13.VI.2010-14.VI.2010 - 06/2010
JE VEUX DEVENIR BIEN FOU DE RAGE.
Pas le temps de composer samedi, ni dimanche, et finalement on est déjà lundi soir. Tempus fugit. Comme d'habitude, je n'ai rien fait, à part finir la troisième saison de Breaking Bad et commencer la troisième, aussi, de True Blood. C'est bizarre. Je ne sais pas quoi en penser. Vraiment pas. À part le moment du rêve homoérotique, qui m'a fait exploser de rire ; je suppose que c'est un petit tacle au vampirisme pour petites filles déployé avec beaucoup de paillettes dans Twilight.
J'ai tout de même un tout petit peu avancé ma quête pour une nouvelle voiture. Cela va me coûter encore beaucoup d'argent, je le sens, mais moins que de sortir de route à cause d'une plaque de verglas mal négociée.
Parmi les trucs que j'avance tout doucement, ma liste de films favoris, sur l'Internet Movie Database ; je pense que j'en ai pour encore une bonne semaine.
Est-ce qu'il reste beaucoup de séroneg' en AfSud ?
Si j'avais mauvais esprit, et par pur anticléricalisme, je lancerais volontiers une campagne "Curé, le faux mage préféré des gastronomes en culottes courtes". Mais je n'aime pas hurler avec les mous.
Téhéran, c'est un peu le Séoul du Moyen-Orient (catégorie ventre mou et cible facile).
J'essaye de me convaincre de refaire du sport.
Autodéfense au couteau (christian style - vidéo Youtube).
Autodéfense au couteau (albinos style - vidéo Youtube).
Du lithium comme s'il en pleuvait.
Ou pas (les Afghans savent bien qu'il pleut surtout des drones).
Un reality show avec des flingues.
Toujours pas de signe de fraude de la part du pique-ascète.
Un fusil électromagnétique inventé par un ado russe.
Encore des nœuds.
Manger pour un dollar par jour.
La peine de mort pour les pirates. Il paraît que les diffuseurs de contenus osent tout, et que c'est même à cela qu'on les reconnait.
Pourquoi un attentat comme celui de Bombay est impossible sur le sol américain (sauf dans les aéroports, les écoles et les bases militaires, bien sûr).
12.VI.2010 - 06/2010
ILS ONT SCHAKO, SABRE ET TAM-TAM.
J'ai enfin pu essayer ce truc à la mode qu'on appelle le sommeil. Effectivement, c'est plutôt pas mal - plus de spasmes, mon œil droit voit de nouveau normalement, et j'ai moins de sidération cérébrale.
Il faut que j'essaye une 107. Si le garage me fait une offre de reprise décente pour ma voiture, je pourrais être tenté. Sinon, tant pis, je vais rester collé avec mon tas de boue au chassis en meringue double-crême.
Un très bel exemple des Victorinoxes qui ne sont pas disponibles en Suisse. Parfois, c'est un peu ridicule.
Le prochain film avec Bill Murray. Wouhou !.
L'Arabie Saoudite donne son feu vert pour le bombardement de l'Iran. Je me demande où cela va pêter le premier, au Moyen-Orient ou en Extrême-Orient ? Personnellement, je préfère Séoul à Jérusalem ou à Téhéran.
Un jeu coloré.
Un chimpanzé viole une grenouille. Je suis à deux doigts d'invoquer la règle 34 (vidéo Youtube).
Comment Obama a fait diminuer la criminalité.
11.VI.2010 - 06/2010
J'AI QUITTÉ DEPUIS PLUS D'UN AN LA VIE ORDINAIRE.
J'aime coder. Enfin, coder, c'est un bien grand mot, ce ne sont que des balises, voire dans certains cas, des balises en carton. Mais ça me détend de rentrer mon texte dans une espèce de notepad et de le formater selon les standards en vigueur pour qu'il soit lisible sur toutes les plateformes. C'est probablement très con, mais cette petite gymnastique intellectuelle me semble une minuscule victoire quotidienne sur les forces du néant et de l'entropie ; cela me manquait fortement sous Wordpress, probablement une des raisons pour lesquelles mes divers projets péchépés ont tous lamentablement échoué.
J'ai vu aujourd'hui mon nouveau sur-chef. Excellente impression, j'ose espérer des améliorations de la situation à court terme. Pour le moment, je place mes projets d'évacuation d'urgence en pause, l'horizon se dégageant.
Quand je suis bourré ou vraiment fatigué (comme aujourd'hui, vu que je n'ai guère dormi plus de douze heures en quatre jours), ma production de mots d'esprits, de mots-tiroirs, de calembours, et d'autres jeux de mots explose littéralement, tel le premier puit de pétrole de la British Petroleum venu (a B.P. Spiel - d'ailleurs, la pollution, c'est trop le pet des énergies fossiles) - si c'est inné, j'oserais parler d'un calamiteux gène.
La page hasardeuse de Wikipédia, indispensable en page d'accueil. Non, sérieux, chaque fois que j'ouvre mon ordinateur, je suis ébloui par mon inculture maréchale.
This machine kills fascists.
Une collection de photos de frigos. Ceux qui connaissent mon propre frigo seront relativement déçu, le mien, en tant que mère nourricière, étant largement supérieur aux exemples proposés.
L'avion qu'il faut pour la Suisse, pas ces cochonneries francozeuropéennes.
Si c'est vraiment un œil que ce gars a trouvé dans son Caprijus, alors, c'est vraiment très Blue Velvet.
La campagne de Russie en une seule frise.
Là où il y a de la hyène, y a pas de plaisir.
Je ne sais pas si c'est très bon, ou très mauvais, mais cela m'a fait rire : Le Baron - Teabag you !, entre Cartman, Helmut Fritz et M (vidéo Youtube).
You're pretty vacant.
L'État français vend son patrimoine pour payer une partie de la dette. Bon, bien sûr, vingt pour cent de trois milliards, ça ne fait pas lourd pour rembourser près de deux mille milliards d'euros, mais ce n'est pas comme si les États étaient vraiment crédibles.
Mon prochain jouet, je pense, une chouette monture pour mon Glock 17.
10.VI.2010 - 06/2010
QUE M'IMPORTENT À PRÉSENT LES BRUITS DU MONDE ET LES BRUITS DE L'ÉTUDE.
J'ai passé la nuit à me faire attaquer par des papillons. Des papillons. Des papillons de nuit. Des. Papillons. De. Nuit. Je me répète un peu parce que je ne suis pas certain que les gens se rendent compte que je suis passé de mon habituel "non, mais ça va ou bien ?" à un cran au-dessus, c'est-à-dire l'obligation de devoir emprunter les mots immortels du barde méridioccidental Francis Cabrel : "mais est-ce que ce monde est sérieux ?" (ou, pour faire mon sans-vie, ceux du petit garçon défoncé après une visite chez le dentiste, très célèbre sur Youtube : "is this real life ?"). Mon gros problème est que finalement j'ai assez peu dormi, que demain je vais devoir me lever très tôt pour une réunion à la con d'une heure, et que je vais encore perdre trois-quatre heures de sommeil, et que le week-end je commence avec une heure d'avance. Je ne sais pas s'il existe une solution non-médicamenteuse à mon problème (à part bien sûr me barrer en courant).
J'ai découvert par hasard (au moment du générique de fin) que le second volet des Rivières pourpres était un Dahan, ce qui explique sa relative qualité par rapport aux autres grangéries.
J'aime la nouvelle fonction de décoration de Googlesearch.
Un compendium de bons conseils. Compilé par des sans-vie et des obsessionnels-neurotiques. Donc peut-être à prendre avec des pincettes.
La guerre à la drogue a coûté plus de mille milliards de dollars et à brisé des millions de vie. Une des raisons pour lesquelles je ne respecte pas tant que ça Ronald Reagan, finalement.
Le français sans douleur.
Un entretien avec Bret Easton Ellis.
Les carnets Clairefontaine sans leur immonde couverture bariolée habituelle. Ouhaouhahouhahouahou. Dix fois meilleurs qu'un Moleskine, deux à trois fois moins chers.
Les Apaches projetés font les cons chez Teknikart (vidéo Youtube).
Dessins animés soviétiques. Peu de libertés, beaucoup de drogues (vidéo Youtube).
Un Colt Commander en .45 touchant à 210 mètres (vidéo Youtube).
Un entretien avec Henry Rollins (vidéo Youtube).
Nouveaux plans anti-terroristes. Mais jusqu'où va-t-on descendre ?
Comment les chats sont parvenus à dominer le monde.
09.VI.2010 - 06/2010
PUIS LA VIERGE N'EST PLUS QUE LA VIERGE DU LIVRE.
Comme il est trois heures du matin, et que je n'arrive pas à dormir, j'ai décidé d'anticiper mon entrée du neuf juin. Évidemment, au moment de m'endormir, toutes sortes d'idées me sont venues, et je me suis précipité sur mon natel, un crayon et le carnet que je garde à proximité de ma couche pour prendre des notes. Cela a suffit à me réveiller - bien que je sente la fatigue m'envahir et que j'ai très peur de ce que cela va donner dans moins de treize heures, lorsque je vais devoir commencer à travailler.
À ce sujet, je pense que je vais revenir à ma politique précédente concernant internet, c'est-à-dire un blocage six jours sur sept. Sept jours sur sept me conviendraient mieux, mais j'ai tout de même besoin de cet outil pour inverser mon ratio consommation/création. Le temps que je ne vais plus passer à faire la loque devant un écran va me permettre d'accomplir un certain nombres de projets personnels.
Je compte ainsi me remettre à écrire tous les jours, même si le résultat ne sera pas publié quotidiennement, réussir à tenir mon intérieur (et je ne parle pas seulement de mon appartement), reprendre une hygiène de vie un peu moins basée sur la philosophie du punk à chien et de sa longévité de quarante ans plus ou moins vingt pour cent, et d'arrêter les dépenses stupides, résultats de la vie extraordinairement frustrante que je mène au quotidien (et quand je dis, au quotidien - j'entends, au jour le jour - l'aspect routinier et stressant à la fois de mon métier m'empêchant de développer la moindre perspective). Une fois de plus, je détruis, je simplifie. Tout ce qui ne pourra pas être rangé sera détruit ou donné, et la seule dépense que je m'autorise à moyen terme sera l'investissement dans une carabine Simonov. Parce qu'il faut bien vivre, bordel ! Il y a encore une semaine, je me serais laissé tenté par un nouveau disque dur pour remplacer Anson, mais en fait, je préfère attendre et voir. J'ai après tout Kindred et Seward qui fonctionnent très bien, et si je perds mes données, après-tout, ce ne sont que des électrons. Moi aussi, en fait.
En parlant de disque dur, je me demande lorsque l'escroquerie aux bytes cessera. Je veux dire, avec la technologie actuelle, il serait peut-être temps de vendre des tera-octets qui font effectivement mille milliards d'octets, et non pas neuf cents et des poussières. En bytes, en bits ou en octets, je m'en fous, mais ça m'énerve un peu, ces jeux sur les mots et les mesures. D'autant plus qu'aujourd'hui le problème n'est plus tant la mémoire (mon ordinateur bas-de-gamme a trente-deux fois plus de mémoire vive que mon ordinateur d'il y a quatre ans, et deux cent cinquante-six fois plus que mon premier portable, un Toshiba de 1998 et le giga-octet est passé en dessous des cinq centimes d'euro) mais la gestion et la transmission des données, qui utilisent toujours des protocoles obsolètes et de plus en plus fragiles - ce qui était valable pour transférer et conserver cinq à six giga-octets de données n'est juste plus raisonnable aujourd'hui ; quand je perdais un dévédé, j'en étais quitte pour quelques milliards, voire quelques centaines de millions d'octets - quand je perds un disque dur, c'est tout de suite plus rude).
Je trouve assez stupide de ne pas pouvoir dévoiler publiquement mes encarts, sur Facebook. Je viens de passer vingt minutes à bidouiller un certain nombres de paramètres, sans grand résultats (apparemment, il n'est pas possible a posteriori de modifier les paramètres de confidentialité des liens postés...). J'espère juste ne pas avoir dévoilé l'intégralité de mon réseau et de ma vie privée (du moins, plus qu'ici) au monde héberlué à force de jouer avec cette usine à gaz simplifiée. Comme ils disent. Par contre, j'ai apparemment trouvé une fonctionnalité amusante, celle de s'abonner au flux rss de mon mur - mais je ne sais pas si cela fonctionne sans être mon fébami. Je ferai sans doute un essai bientôt en créant un compte fébé bidon, mais pour l'instant, j'ai encore des touches de clavier à frapper violemment pour créer des mots et finir mon texte.
Le dernier aspect de cette révolution de velours coulé dans la fonte, c'est que je veux refaire du sport. Mes récents entraînements m'ont prouvé que j'étais dans un état lamentable, physiquement parlant, et si mon système immunitaire est dans une forme éblouissante (même sans l'aide du rhum), tout ce qui ne dépend pas de lui part en vrac, particulièrement mes yeux, mes dents, mon système artériel, mon dos et mon épiderme, ce qui commence à faire beaucoup, surtout si l'on tient compte du fait que cela ne va pas aller en s'améliorant. Et quand on connait ma phobie de la médecine... Donc, du sport. Bien sûr, la solution de facilité pour perdre du poids durablement et facilement, afin de soulager mon dos, serait de me faire contaminer par le hâchivé, mais il faudrait pour cela que je parvienne à avoir des relations sexuelles avec une séropositive (et puis, où en trouver une qui me plaise ?), et pour le moment, je n'en ai pas les moyens - c'est un peu un cercle vicieux. Ce qui élimine également la seringue souillée des héroïnomanes soviétiques. Ou alors un cancer ; un cancer serait pas mal, même si je ne crois pas vraiment à l'astrologie.
S'il y a des utilisateurs de téléphones intelligents par ici, je serais curieux d'avoir un retour d'information quant au rendu de ce site sur leur plate-forme (qu'elle soit de Cupertino, de Keilaniemi ou de Mountain View, peut m'importe).
Le secteur privé à l'assaut de l'espace - si les gouvernements ne lui mettent pas trop de bâtons dans les roues, la colonisation de la dernière planète du système solaire, Pluton, devrait commencer vers 2080.
Pourquoi il est important que le peuple soit armé, démontré par l'exemple d'un paysan chinois spolié de ses terres, réduit à confectionner des armes artisanales.
L'exemple fascinant du photographe Rockwell, au sujet de la nécessité d'une bonne gestion de ses ressources.
Brady bientôt ruiné. Bien fait.
Un excellent argumentaire en faveur du droit des individus à s'armer. Très peu politiquement correct, évidemment.
08.VI.2010 - 06/2010
TOUJOURS LES VÉGÉTAUX FRANÇAIS.
Soixante heures. J'aurais passé soixante à essayer de finir le calamiteux Empire des loups de je ne sais quel tâcheron français. J'étais curieux de le voir, parce que c'est un film plutôt intriguant - d'une part un bon concept et une base intéressante, d'autre part un acteur mort récemment au volant de son Ariel Atom, qui est une voiture qui me fascine ; ce dernier point pour l'anecdote. Bref, il ne faut pas.
L'on aura compris que je n'ai encore rien branlé de ma dernière journée de vacances avant (je le crains) trois mois de cadences infernales. Il y a encore quelques semaines, avant que je ne prête mon ultraportable à un collègue nouvellement arrivè en Suisse et dèpourvu de moyens de discrètion, je l'aurais probablement portè à bout de bras, connectant directement ma rètine et ce qui me tient de cerveau à internet, tel la pipe du fumeur d'opium, couchè sur le flanc. J'ai commis diverses tentatives de rangement de fichiers, mais j'ai tellement de retard et je suis tellement handicapé par la faillite d'Anson. Je me demande à quel point d'ailleurs le fait de baptiser mes disques durs d'après des écrivains morts n'est pas un gage de mauvaise fortune ?
Je suis tombé par hasard sur une série française dont le thème principal semble être l'homophobie dans les lycées, et je suis resté (quelques minutes) fasciné par l'incroyable vacuité du jeu des acteurs. C'est limite expérimental, un peu comme Alphaville, en fait (ce qui me fait penser à deux choses, de manière inopinée : primo, que c'est Godard qui l'a réalisé, et non Melville comme un lutin facétieux l'avait imprimé dans une partie obscure de ma mémoire, sans doute à cause de la rime, et secondo, que lorsque je cherche un truc rapide sur Google, les informations qui m'intéressent ne sont jamais, jamais, ô grand jamais ni dans le chapeau, ni dans le sous-titre, et je trouve ça particulièrement navrant) - dans un premier temps, j'ai pensé à une sorte de Skins, la série adolescente anglaise, mais ensuite, réalisant mon erreur, j'ai vite vu que c'était une espèce d'Hélène et les garçons, mais alors, sans Hélène. Ou alors Hellènes. Ou alors le Miel et les Bourdons. Ce qui me fait penser qu'une des raisons de mon inactivité du jour (mais loin d'être la plus prégnante, soyons clairs), c'est que j'ai souvent fait le mort pour éviter d'être attaqué par un frelon baladeur. Je trouve plutôt étrange de voir des frelons si tard dans l'hiver.
Je pense d'ailleurs que l'on va vers le beau, puisque j'ai un nouveau prédateur à la maison, une araignée très véloce, mais qui a le bon goût de faire deux centimètres de diamètre de moins que le modèle précédent - qui a évidemment connu une mort atroce dès que j'ai trouvé l'endroit où elle dormait, après une traque de près d'une semaine (ne pas oublier que je dors sur le sol et que je n'ai aucune envie de servir de nid à la descendance de cette créature oc[haut de page | top ]édestre). J'espère juste que c'est sa taille adulte.
John Berry propose en téléchargement légal son ouvrage compilant un certain nombre de ses articles sur le design et la typographie. Cela a l'air intéressant. Ce qui est d'autant plus intéressant, c'est qu'il est proposé en CC, et en parallèle avec la mise en vente physique de l'ouvrage.
Une machine à laver pour la vie sauvage. Ou frugale.
Une introduction à Roger Nimier, un des rares (et des derniers) auteurs français que je tolère.
Une analyse pertinente de la récente crise de confiance sur la monnaie unique européenne et ses conséquences pour la France.
Amendes du jour : BP soixante-neuf millions de dollars, Limewire un milliard. Hum, hum.
Purifier l'atmosphère d'une maison sans appareils.
07.VI.2010 - 06/2010
JE PRÉFÈRE SANS DOUTE, AU PRINTEMPS, LA GUINGUETTE.
J'ai remarqué, tout à l'heure, sur mon matelas gonflable (celui que je réserve au repos des mes invités, puisque je ne jure plus que par les tapis de sol pour ma couche), une recommandation : "USE ONLY UNDER COMPETENT SUPERVISION". Je ne doute pas que l'on puisse faire des bêtises avec un matelas gonflable, comme l'utiliser comme une espèce de radeau pour naviguer sur une étendue d'eau ou s'en servir de trampoline, mais qu'est-ce qui a bien pu justifier que le fabricant cherche à se dédouaner des conséquences éventuelles d'une utilisation bâtarde de son produit ? Parce que franchement, utiliser un matelas, même gonflable, devrait être à la portée du Français moyen, et les Dieux savent que le niveau plonge, pourtant.
Je n'aime pas commencer mes phrases par la première personne du singulier. Mais je n'ai pas encore trouvé de solution acceptable pour le style de ce qui est, après tout, une forme de midinetterie (je ne cherche pas à vous rouler dans la farine) moderne. L'utilisation de la troisième pourrait donner un effet intéressant, mais vite fatiguant - et se rapprocherait beaucoup de mes statuts sur Facebook (en plus fatiguant, donc).
Pour compenser les récentes simplifications du site (la section Warehouse, les zolies foutous et autres babioles, comme l'inutile flux rss), j'ai décidé de partager avec mes trois lecteurs qui ne me suivent pas sur Facebook les liens intéressants que je trouve de-ci, de-là. Les choses seront sans doute amenées à évoluer, mais pour l'instant je vais intégrer les liens dans cette page.
J'ai regardé Les chevaliers du ciel, d'après la bande-dessinée militariste d'Uderzo. Mise à part la très longue publicité pour Dassault, il me semble que c'est assez fidèle aux aventures gaullistes que je lisais lorsque j'étais enfant. Magimel est toujours très bon, même dans un rôle aussi con.
Apparemment je viens de perdre Anson, mon nouveau disque dur de deux téras. Deux téras pour moins de cent huitante balles, cela semblait une bonne affaire, mais pas tant que cela, finalement. La peste soit de ces supports trop fragiles ! Je vais devoir compter seulement sur Seward, mon Samsung d'un téra et demi pour sauvegarder Kindred, mon deux téra principal. C'est pénible.
J'ai passé un certain nombre de mes promenades récentes avec les livres parlés des aventures de Percy Jackson, romans dont ont été tiré un film assez médiocre réalisé par Columbus. Les livres sont beaucoup plus intéressants, à mon avis, d'autant plus qu'ils parlent volontiers à l'enfant de quatorze ans que je suis encore parfois. Je les conseille en particulier très volontiers à mes amis païens à destination de leurs enfants, ils pourraient être déçus en bien.
Je suis globalement neutre sur la question de la Palestine. Je ne suis pas antisémite, je ne suis pas philosémite non plus. J'aime bien Tsahal. Je me tape donc complètement du blocus de Gaza, mais j'avoue que je suis gentiment rendu furax par l'espèce de raz-de-narée anti-Israël qui s'est déchaîné l'autre jour après l'interception de la flotille des fascistes turcs et de leurs idiots utiles par les commandos juifs. Il me semble que la seule erreur d'Israël dans ce contexte soit d'avoir laissé le moindre témoin et qu'ils auraient mieux fait de torpiller les raffiots loin de tout œil dénonciateur. Je ne peux pas m'empêcher de penser au seul excellent roman de Raspail, Le camp des saints. Une affaire assez similaire s'est déroulé en Suisse il y a quelque temps, avec l'interception musclée d'une bande de voleurs de voitures de luxe, le genre de déchets toxiques dont j'aimerais bien voir Greenpeace commencer à se préoccuper de l'exportation sauvage. Une fois de plus, je ne vais pas prétendre porter les condés dans mon cœur, vu que je les considère, au mieux, comme un mal nécessaire. Et les Dieux savent qu'ils commettent suffisamment d'infractions et de procédures arbitraires pour se rendre insupportables (moins en Suisse qu'en France ou en Afrique, ou aux Amériques, il faut être honnête), et que tirer sur un véhicule en mouvement pour le faire s'arrêter est complètement con. Néanmoins, avant même que l'enquête ne commence, le policier s'est fait crucifier par la presse - il m'a fallu attendre une semaine pour lire un article neutre, évidemment dans La Liberté. Entretemps, on a eu droit à un véritable panégyrique du petit ange, propre à faire pleurer dans les chaumières. Au final, le "présumé voleur" s'est révélé avoir un certain passif, ainsi que son frangin. Je n'ai pas vu un seul des journaux faire son mea-culpa, même lorsque le tableau original a perdu un peu de ses couleurs originales.
J'utilise régulièrement la nouvelle Fenix LD10 équipée d'un clip de poche et d'une diode Cree R4 et j'en suis très satisfait. Comme pour sa grande sœur la TK40, il serait temps que Fenix bosse un peu sur l'ergonomie et la fiabilité de ses interrupteurs, mais sinon c'est probablement le meilleur compromis qualité/prix/performances/encombrement/praticité que l'on peut trouver sur le marché aujourd'hui.
Je vais terminer aujourd'hui en signalant l'excellent Mammuth, un film avec Depardieu. Je m'attendais franchement à un film glauque à la frères Dardenne, mais en fait c'est terriblement drôle et bien vu. Depardieu en néanderthal traumatisé perdu dans son film de route charentais et ses rencontres surréaliste vaut son pesant de cacahuète. Je dirais que l'on se trouve quelque part entre Bubble boy et Dikkenek.
Comment protéger les données conservées sur son ordinateur.
Installer Ubuntu à la volée.
Toujours résister à une agression (vidéo Youtube).
Sabotache !
La solution ultime contre le car-jacking (vidéo Youtube).
Pour relier deux drisses ensemble, avec un nœud plutôt performant.
Comment nouer ses lacets.
Ranger ses affaires comme un pro pour partir en voyage.
Pourquoi l'utilsation des statistiques par les organisations anti-armes civiles est fallacieuse : prendre en compte toutes les morts par armes à feu sans tenir compte de qui les utilise sur qui, la légalité des armes utilisées par les criminels, quels armes sont utilisées dans les cas de violence, et l'impact général de la large possession d'armes à feu dans un but légitime de défense (et pas juste pour la collection, le sport ou la chasse, comme semblent le supposer les Européens d'une manière générale), c'est de la manipulation. Généralement, les Américains troquent leur plus grand risque de tomber sous les balles d'un meurtrier de masse (ce qui reste relativement rare, tout de même) contre une violence gratuite plus faible, et un taux général de viols, de cambriolages et de diverses agressions bien plus faible qu'en Europe.
Les statistiques du FBI sur la corrélation du crime et de l'armement légal des citoyens.
Pour illustrer ce qui précède, la situation de la Grande-Bretagne, qui, "malgré" des lois sur les armes parmi les sévères d'Europe, est un pays plus violent que l'Afrique du Sud ou l'Amérique.
Le cas des étranges enfants venus d'ailleurs - entre The man who fell to Earth et Stranger in a strange land. Et Illuminatus !
L'excellente publicité American Express réalisée par Wes Anderson, qui résume très bien son univers (notons la présence du concept d'un .357 Magnum à bayonnette - vidéo Youtube).
La commission chargée de trouver une solution au déficit chronique de l'Amérique vient de déclarer faillite.
Anarchic System - Popcorn (vidéo Youtube).
Ringo - Qui est ce grand corbeau noir, une version yahourt de Video kills the radio stars des Buggles (vidéo Youtube).
Erdogan veut accompagner la prochaîne flotille vers Gaza.
On n'a pas de nouvelles de la Corée du Nord sur le sujet de Gaza.
L'histoire extraordinaire de Wojtek, l'ours soldat polonais (vidéo Youtube).
01.VI.2010-06.VI.2010 - 06/2010
DE GRANDS LINGES NEIGEUX TOMBENT SUR LES SOLEILS.
J'ai décidé de procéder à de grandes simplifications. Comme d'habitude, cela implique la mise en place d'un nombre conséquent de procédures extraordinairement compliquées. Une des raisons principales à cette décision est que mon taux de créativité est au plus bas. Et je n'aime pas ça. Aussi navrant que soit cette page, elle a au moins le mérite d'exister (de mon point de vue, à tout le moins - si je n'ai pas mis de système de feedback c'est parce que je croise la plupart de mes lecteurs sur Facebook - qui est un outil souvent pénible, mais relativement efficace pour procrastiner).
Un de mes problèmes, c'est que je fonctionne de manière minutieuse et exhaustive (rien à voir avec Steve Austin, l'Homme qui valait trois milliards - ce qui me fait me demander combien il vaudrait aujourd'hui, avec l'ajustement de l'inflation, sachant que la plupart de ses composants seraient massivement produits dans une usine de Shenzen ? - puisque la plupart de ses améliorations sont internes), ce qui me bloque souvent au niveau de la planification de mes priorités. Donc il me reste à trier essentiellement trois choses de manière urgente : les données pour mon roman, ma collection audiovisuelle, et enfin mes photos. Et enfin, je pourrai passer à autre chose.
Pour citer Sade : je détruis, je simplifie.
Alphaville. Je l'ai enfin regardé. Je ne suis pas sûr de l'avoir compris, mais cela m'a permis de comprendre, avec près de quinze ans de retard, la chanson de Laibach, Le privilège des morts. Du moins, les samples d'Alpha60 et les exécutions aquatiques. Je pense que cela explique certains trucs étranges du film d'Enki Bilal, Tykho Moon. Bon, après, je ne suis pas forcément très fin : j'ai mis près d'une année à réaliser que Let it be, de Laibach itou, était un album de reprises des Beatles.
Une des bonnes nouvelles, c'est que je travaille sur une nouvelle Soundomy. Je suis une fois de plus en train de réviser le système, donc elle va prendre un peu de temps à être réalisée, télémontée et disponible.
J'ai remarqué un point commun entre les fanboys d'HK et d'Apple : les outils produits par ces deux firmes transforment miraculeusement tout utilisateur lambda en opérateur d'élite, respectivement en illustro-conceptualiste.
Zéro étant un sifr plutôt qu'un numéro (conformément à ce que clame Six dans chaque épisode - Six, Patrick McGoohan, pas Tricia Helfer), je vais utiliser comme équivalent de naughties, années nullante plutôt qu'année zérante.
Oui, pour la plupart des soldats américains, le M16 est un standard issue.
À propos d'armes à feu, j'ai pu essayer régulièrement la Simonov ces derniers temps. J'en veux une. La munition n'est pas chère, et elle fonctionne bien, pourvu qu'elle soit tenue avec vigueur. De plus, c'est un des rares fusils à être livré avec un cure-dent intégré, un peu comme le couteau de l'officier suisse. Par contre, les rechargements peuvent être laborieux, surtout lorsqu'on est aussi peu coordoné que moi (ce qui explique sans doute que je sois généralement bien chaussé).
Enfin, j'ai pu rencontrer des pirates romands. C'est pratique d'être en vacances. Maintenant, va falloir me mettre un peu au travail.
12.IV.2010-31.V.2010 - 04/2010 - 05/2010
IL SOLEILLE ET GÈLE, C'EST TANNANT.
J'ai beau essayé, je n'arrive pas vraiment à remettre de l'ordre dans ma vie. Il faut que j'arrête internet, il faut que je change de travail, qui a une tendance certaine à me bouffer la tête et la vie. Je n'ai donc absolument pas avancé deux projets majeurs, c'est-à-dire mon roman et la traduction de Conséquences imprévues de Ross. Par contre, j'ai réussi un truc passablement fastidieux, la mise à jour et un vaste projet de sauvegarde de mes deux mille milliards d'octets de données (à dix pour cent près). Tout n'est pas fini, j'ai remarqué qu'il y avait un certain nombre de transferts foireux, et il faudra bien que je me décide, après trois ans, à taguer mes photos (je l'avais déjà fait une fois, il y a quelques années, plusieurs semaines de travail foutues en l'air par une mise à jour ratée d'une galerie en ligne. Cela m'a traumatisé).
J'ai arrêté de boire avant de me coucher un peu avant les vacances (car j'ai pris des vacances). Comme ne plus, le temps est étrange (comme pourrait le chanter Guy Béart s'il avait encore des poumons), j'ai la gorge prise depuis une quinzaine de jours. Je pense que c'est la démonstration formelle de l'importance de boire constamment, d'une part parce que cela rend la vie tout à fait supportable, d'autre part parce que cela tue les micro-organismes qui auraient la mauvaise idée de vouloir coloniser ma trachée (c'est en effet, une véritable guerre de trachées, et sur ce trait passablement calamiteux, je vais m'ouvrir le ventre nipponement avec mon couteau suisse
Parmi mes nombreux projets, j'ai envie de refaire des maillots, et si j'avais des sous je pense que je monterais une manufacture d'armes. En attendant, j'ai vraiment envie de m'orienter vers la sécurité navale. De toute façon, il vaut mieux attendre la fin de la guerre des Corée avant de concrétiser des projets.
J'ai fait quelques achats frais, ce mois. En particulier une magnifique collection de pavillons que j'ai pu accrocher sur mes murs après une longue réflexion et quelques tentatives ratées. C'est toujours flippant de se faire recouvrir par le pavillon de Rhodésie lorsque sa drisse cède pendant la nuit. Le seul défaut des Uni-Ball PowerTank est qu'ils sont très difficilement accessibles en Suisse. Il semble que Faber-Castell propose l'ancienne génération sous sa bannière, mais je suis obligé d'importer la nouvelle génération et les modèles haut de gamme depuis le Japon, via l'Amérique. Ce qui coûte cher, surtout en frais de douane (qui ont représenté près d'un quart du prix, en fait). Le nouveau modèle standard est pas mal. Il a le bon goût d'utiliser les mêmes cartouches que l'ancienne génération, de ressembler un peu moins à un jouet et d'être globalement plus solide. Le modèle haut de gamme m'a un peu déçu. Il est assez vite inconfortable à utiliser, à cause de son corps rond et mince (moins bien pensé qu'un Caran d'Ache des années soixante), et il n'utilise pas du tout la même cartouche que le modèle ne plastique, mais une sorte de cartouche analogue aux Fisher Space Pen... avec les mêmes conséquences, c'est-à-dire une violente impression d'écrire sur du papier de verre.
À propos de papier de verre, j'ai réussi à trouver de l'adhésif antidérapant et luminescent, une chose absolument géniale que propose Tesa. Résultat : j'en mets de partout. Sur les escaliers, sur les portes, sur mon Glock...
Dernièrement, j'ai regardé le compteur de ma voiture et j'ai réalisé qu'il était exactement à cent onze mille cent onze kilomètres.
J'ai enfin fini mes James Ellroy. Je me suis fait deux triologies, celle de Dudley Smith (qui est un peu artificielle, à mon avis, vu que la Tétralogie noire regroupe aussi le Dahlia noir) et celle de Lloyd Hopkins, une espèce de Harry Callahan angelinos. Pour les amateurs, il existe une version filmées de Lune sanglante, avec James Woods dans le rôle d'Hopkins, et qui n'est pas trop mauvaise. Maintenant je peux revenir à Illuminati.
10.IV.2010-11.IV.2010 - 04/2010
DES CIELS GRIS DE CRISTAL.
J'ai réussi à prendre le temps d'aller à ma nouvelle société de tir, très sympathique, avec deux conséquences : un manque drastique de sommeil pour affronter un très lourd service de week-end, et le dépucelage de mon mousqueton 31. Il tire droit, moi un peu moins. J'ai trouvé drôle d'être au milieu des enfants avec leurs FASS90 d'enfants (ai-je dit avoir vu l'autre jour, en allant acheter mes armes, un modèle désertique du SIG 550, une version d'une laideur toute bédouine, avec une carcasse jaune moutarde et des garnitures en plastique noir ?), avec mon vieux fusil tellement plus rustique et furieux.
Pour information, je vole les images que je publie ici dans la fabuleuse collection de ffffound, qui est un site social où les gens viennent déposer quelques pixels de beauté piratée (et les amateurs peuvent, comme pour un calendrier de l'Avent, tricher en allant fouiller dans le répertoire Pix.
03.IV.2010-09.IV.2010 - 04/2010
VÉNUS ENTRE DANS LES CAVERNES DES FORGERONS ET DES ERMITES.
J'ai passé d'excellentes Pâques en Valais, dans la famille de T., enchanté en particulier par l'incroyable collection de vins de son père. J'ai aussi pu avoir entre les pattes une pièce historico-militaire d'une grande rareté, mais je n'en dirai pas plus à ce sujet. J'ai également croisé cette semaine une googlemobile à Fribourg, et deux chats en train de harceler un petit carnivore (une belette ? un furet ? une fouine ? une hermine ? j'avoue que je n'en sais rien, mais mon arrivée lui a permis de s'échapper).
La grande nouvelle de cette semaine aura été que j'ai enfin reçu mes permis d'achat. Je dois avouer que, comme un grand enfant, je me suis rué chez Dufaux pour y trouver exactement ce que je cherchais (soit, respectivement, un Glock 17, une Ruger 10/22 et un mousqueton 31, le tout pour moins de deux mille francs avec quelques accessoires et munitions) - par contre, j'ai oublié d'acheter du matériel de nettoyage, ce qui est un peu idiot. J'espère pouvoir essayer ces nouveaux jouets ce soir au stand de ma société de tir - où je compte bien me rendre malgré mes soucis de sommeil et le fait que je ne digère pas trop mes changements de rythme de la semaine, ce qui fait que je vis une fois de plus comme un ponque à chien (voire, commençant à descendre d'un cran dans l'échelle des espèces, comme un chien à ponque à chien, mais la différence est subtile).
J'ai découvert trois films intéressants, cette semaine : Fantastic Mr. Fox, de Wes Anderson, The boat that rocked et enfin The box. FMF est tiré d'une œuvre de Roald Dahl, mais c'est du pur Anderson, avec toutes ses problématiques habituelles (dont les rapports père-fils) et des personnages très soignés et attachants. Le résultat est juste époustouflant, à la hauteur de The Life aquatic, qui fait lui-même partie de mes dix films favoris. Visuellement, c'est assez déstabilisant, on est un peu dans le style Wallace & Gromit, mais passé un petit temps d'adaptation, on rentre en plein dedans. The boat that rocked est un film sur une radio pirate dans les années soixante, persécutée par le gouvernement britannique. Là-encore, on y retrouve d'excellents personnages (je suis persuadé qu'au-delà de toutes les qualités d'un film ou d'une série concernant l'histoire, le rythme, les décors, ce qui différencie un truc sympathique d'un grandiose-barre oblique-classique reste le traitement des personnages, particulièrement les secondaires. Quand on a assez rapidement envie de les voir tous mourir, comme dans l'infâme Avatar, c'est plutôt mauvais signe), et surtout un très bon esprit (avec des répliques d'un réalisme cru et hilarant, comme celles sur l'avantage d'être un gouvernement - en l'occurence, de pouvoir rendre illégal tout ce qui déplaît). Je dirais sans faux enthousiasme que c'est le meilleur film de MMIX, d'un poil de Vulpes vulpes derrière Fantastic Mr. Fox. Le troisième film cité est très nettement inférieur aux deux premiers. The box m'a été conseillé par l'amie M.F. Il se déroule en MCMLXXVI, et esthétiquement il est assez proche d'une autre reconstitution de cette époque, The ice storm (d'Ang Lee). Contrairement à Ang Lee, Kelly (le réalisateur de l'immense Donny Darko), part dans une direction nettement fantastique. Le résultat aurait pu être intéressant, vraiment, mais on se retrouve assez rapidement avec un syndrome de Lost, le film se centrant brutalement sur le mystère et l'halotension (lesquels sont parfaitement anodins) pour se désintéresser des personnages (enfin, dans Lost, ce n'est pas tout à fait cela, puisqu'on s'intéresse peut-être un peu trop aux personnages, mais sans parvenir à leur donner la moindre épaisseur, malgré les va-et-vients soporiphiques entre l'île et le monde réel) - en ce qui me concerne, alors que le spectacle commence comme du Lynch (ou certains films adolescents bien léchés - les films, pas les adolescents - comme Brick ou The Chumscrubber) on finit par se désintéresser complètement par ce drame minable qui tient de La ferme célébrités (je me suis toujours dit qu'il y avait un problème de ponctuation dans ce titre, que j'aurais tendance à écrire ainsi : "La ferme, célébrités !" - bref, fin de la parenthèse) ou de ces prochaines émissions de téléréalité toujours plus glauques et violentes que nous promettait déjà, depuis quelques décennies, Robert Sheckley dans son Prix du danger, magistralement porté à l'écran par Yves Robert et platement plagié par Stephen King, fin de la digression. Dans le genre glauque, je ne recommande pas Mandragora, un film assez vomitif (à défaut d'être chiant) sur le quotidien de très très jeunes prostitués-esclaves slaves. Pour dire le moins, Gus Van Sant, à côté, c'est du Walt Disney - seul défaut, à mon goût, la scène finale, très grand-guignol, avec le fils agonisant, sidéen, d'une overdose, dans des chiottes publiques, à quelques centimètres de son père parti à se recherche et qui ne le trouvera pas.
J'ai découvert avec grand déplaisir qu'Audacity était un programme pénible, étant affligé du triste comportement habituellement fenestrien de prendre la main à chaque fois qu'il commet une action (ce qui, lors de l'ouverture d'un fichier musical pour son intégration dans une Soudomy !, peut représenter entre trois et quatre va-et-vients entre la tâche de fond - l'ouverture du fichier - et ma tâche primaire - par exemple, Firefox). Je n'aime pas cela, et ce genre d'attitudes logicielles était l'une des raisons qui m'a fait basculer vers Ubuntu. Pour rester dans la guiquerie, est-ce que je suis le seul à constater la lourdeur du programme de bavardage en ligne de Facebook ? Il m'arrive assez régulièrement d'avoir l'écran figé durant plusieurs dizaines de secondes à chaque fois que mon correspondant tabule son message. Certes, Firefox n'est pas spécialement réputé pour sa légèreté, et mon ordinateur n'est pas très puissant (comme l'on peut dire d'une Renault Cinq GTL qu'elle n'est pas très puissante, avec les mêmes conséquences), mais que diable ! j'ai l'impression d'être revenu en 2001. Pour en terminer avec ce chapitre, je tiens à signaler que puisque je vomis mon texte dans notepad (en fait, gEdit), avec plein de balises dans tous les sens, il n'est pas impossible, voire même très probable, que je laisse trainer quelques coquilles, fautes d'accords ou d'orthographe. N'hésitez pas à me les signaler (lb@laurentbelkacem.com), j'apprécie peu de me relire. Idem s'il y a des doublons de photographies ou de sous-titres rimbaldiens, et ce pour les mêmes raisons.
Un raciste est quelqu'un qui se trompe de couleur. C'est par le lapsus calamiteux (sur un lieu commun unéfien) que je tenais à présenter mon tube de la semaine, Blue de We are wolves, une petite merveille mi- cold wave, mi-new wave, et re-mi-cold wave derrière. L'alternative aurait été de citer Tobias Funke, analrapist, "I think I just blue myself". Par ailleurs, j'ai découvert via les Kings of Convenience l'excellence d'It's my party, que je ne connaissais que par sa bâtarde version française, de l'obèse velu Richard Anthony, C'est ma fête. Eh bien, la version originale est vraiment plus gore que son adaptation festive, et j'aime cela - il faut absolument que je trouve la version de Brian Ferry.
02.IV.2010 - 04/2010
VERS LEURS DURS OVAIRES BLONDS.
Je me dis que les Dieux de la météo fribourgeoise n'ont apparemment pas reçu le mémo concernant le printemps et l'heure d'été. De la neige, bordel. Et comment les petits enfants vont faire pour retrouver leurs œufs sous la neige ? Après ils vont devoir se réfugier dans les sacristies pour jouer avec ceux des curés, et c'est comme cela que les drames arrivent !
J'ai commencé à bosser sur la traduction de l'excellentissime Unintended consequences. Il ne me reste plus qu'à finir cette traduction, à trouver des éditeurs intéressés et à m'assurer que l'auteur est d'accord - pas forcément dans cet ordre.
Je sais que je dois commencer à me méfier lorsque, recevant la liste des services que je dois couvrir ce mois-ci, j'ai comme commentaire : "je sais que c'est le premier avril, mais non, ce n'est pas un gag".
J'ai beau avoir fait une chouette razzia chez Amazon, je me suis rendu compte que j'ai oublié trois titres lors de ma dernière commande : le Tao te king, Little Brother de Cory Doctorow et enfin le Discours de la servitude volontaire, dont j'étais sûr d'être détenteur - mais en fait non.
01.IV.2010 - 04/2010
DIX ÂNES AUX YEUX DE BRAISES.
Je continue la refonte de laurentbelkacem.com. À terme, je vais tout recentrer sur deux blocs parallèles, le bloc-note que toi, ami lecteur, tu es en train de parcourir, et l'espace média, qui contiendra les mies en accès libre (ce n'est pas mes quinze suiveurs qui vont couler ma bande-passante, même s'ils se mettent à télécharger comme des porcs), ainsi qu'une bibliothèque de voyage. J'ai décidé aussi de remanier mes classiques triple-zéro, double-zéro et un, et double-zéro et deux - qui deviendront respectivement le pistorama (ou comme on dit en français, la tracklist) des Soundomies, mes notes de lectures et enfin ma filmothèquie.
À propos de site, j'ai également retrouvé mon premier protoblog, dont j'avais complètement oublié l'existence. Si j'avais raté le coche du phénomène blog en 2001 (je n'avais pas compris l'idée, je n'en voyais pas l'intérêt), c'est la lecture régulière de Kim Du Toit, de George Hill (le mormon fou) et de Jean-Luc Le Ténia qui m'avaient donné l'envie de me lancer dans le grand vain de la piscine. Ce blog devait ensuite passer sur hautetfort, sous l'influence de Chictype, puis devenir ILYS, en m'associant avec d'autres gens. Ce qui me surprend le plus, c'est que je change peu, malgré mes tendances néophiles de mutant joyeux. Je pense d'ailleurs que je vais repomper quelques solutions techniques amusantes de 2004.
19.III.2010-31.III.2010 -03/2010
LA RÉALITÉ ÉTANT TROP ÉPINEUSE POUR MON GRAND CARACTÈRE.
Il faudrait que je parvienne à reprendre un rythme d'écriture un peu plus raisonnable, plutôt que de jeter des notes sur des morceaux de papier, qui, contrairement au dicton populaire qui était devenu un running-gag dans les aventures de Gaston Lagaffe, ont une certaine tendance à s'envoler. Ces derniers jours vont donc être assez durs à résumer.
Pour commencer, je n'ai pas fait grand chose d'autre que de travailler, et d'espérer recevoir d'un jour à l'autre la visite du Père Noël - j'attendais en effet certains colis d'Amazonie (j'ai commandé quelques Ellroy, l'intégrale de Nestor Burma, en plus du Soleil ne se lève pas sur nous, également de Malet, qui vient d'être réédité chez Pocket, et qui est probablement un des plus grand roman noir français du siècle dernier ; j'en ai profité pour me m'offrir à nouveau Illuminatus !, la trilogie déjantée de Shea et Wilson - en la lisant, j'ai décidé que j'étais un néophile nostalgique -, plus un second exemplaire d'Atlas shrugged, afin que ma bibliothèque ne se sente pas trop seule sans l'exemplaire que j'ai prété). J'attends toujours le permis d'achat de mon Glock 17, et vu que je vais avoir des horaires de démon en avril, je ne derais pas avoir de problèmes à le financer. Pour la Ruger 10/22, je n'ai pas des espoirs déments de réussir à m'en procurer une rapidement.
J'ai fait quelques folies, ces temps. Je me suis en particulier acheté un couteau particulièrement absurde, le Pocket Bushman de Cold Steel. Pour les gens qui visualisent le Bushman comme une créature de petite taille s'exprimant en claquant la langue, et imaginerait un Bushman de poche comme un engin compact - oubliez vos présupposés. Ce couteau est énorme, c'est un Douk-Douk à l'échelle deux. En fait, c'est le Douk-Douk que Cognet aurait dû sortir dans les années nonante (on a vu dans une note récente ce que je pensais être le Douk-Douk des années zérante, soit le Ka-Bar dessiné par Dozier, qui n'est pas très différent dans la construction d'un Spyderco Delica) - la principale différence avec un Douk c'est finalement son système de blocage de la lame, une sorte de ressort en-ligne, assez étrange, assez peu pratique ; c'est dans l'ensemble un couteau dangereux. J'aurais probablement adoré en avoir un lorsque j'avais dix-huit ou dix-neuf ans.
Le seul vrai évèmement de cette décade aura été le non-anniversaire de R.D., dans un chalet paumé à Morgins. D'abord il a fallu y accéder - et j'ai bien cru finir dévoré par les loups, les jambes irrémédiablement bloquées dans la neige effondrée sous mon poids. La suite, une fondue, s'est bien mieux déroulée, vu que j'ai passé une soirée excellente, gentiment îvre du début à la fin du rahout. Je n'aurais pas cru que ce Trois-Rivières de cinq ans passerait si bien. Pour résumer la soirée (de mémoire), j'ai beaucoup parlé d'excellente musique avec un tout bon type qui a ensuite décidé de sauter du balcon pour aller s'écraser dans la neige, j'ai fumé quelques cigarillos fragmenteux, j'ai tué mon natel (mais je m'en fous, je ne l'aimais pas, et puis sa perte est moins terrible que le suicide de deux de mes disques durs, emportant avec eux près de trois téraocets de données, ce qui fait un paquet de vieillards-bibliothèques, quand on y pense), j'ai niaqué mes lunettes, je suis rentré couvert d'hématomes (probablement les q-tips géants), je me suis rentré une écharde énorme dans le pied, que je n'ai remarqué qu'en rentrant car l'alcool dans le sang et les pieds nus dans la neige anesthésient, et je n'avais pas été aussi heureux depuis des années, bizarrement. Je me dis donc que ça pourrait valoir le coup de tout plaquer pour vivre une existence de débauche durant environ six mois, le temps que le corps succombe aux coups des cirrhoses, cancers, et diverses MST que ce genre de comportement peuvent provoquer.
18.III.2010 -03/2010
DES CURIOSITÉS VAGUEMENT IMPUDIQUES.
On aurait entendu Fraysinger, après la victoire de son initiative populaire contre les minarets, crier "Ce n'est qu'un début, le bacon continue".
Je n'aime pas tellement les publicités de Dacia utilisant certaines figures romantico-révolutionnaires comme le Boucher Guevara, le Président Mao Zedong ou cette ordure de Castro pour vendre leurs caisses. Déjà, il me semble qu'ils auraient pu placer le Conducator, cela aurait été de circonstances. Ensuite, cela me fait le même effet que si VW utilisait les portraits des fées à moustache qui se sont penché sur son berceau pour vanter sa longue tradition populaire, son goût pour les autoroutes, ou encore son engagement pour une vie saine (ni fumée, ni alcool, ni viande, et cela, plus de vingt ans avant les premiers hippies).
J'ai découvert, ce matin, vers 1300, les Tricheurs, un excellent produit Carné dont le seul acteur que j'ai reconnu et retenu fût Jean-Paul Belmondo. C'est un film qui est assez Nimier, je trouve, à moins que je ne sois laissé influencer par le Souffre et le moisi, un essai sur les relations entre deux écrivains d'avant-guerre, que je n'ai jamais lu (dont Morand, il me semble) - mais qui ont eu la maladresse de miser sur les perdants dans les années quarante, et entre autres, les Hussards et les post-Hussards. J'y ai découvert quelques anecdotes intéressantes concernant Nimier et Blondin, et j'ai très envie de me remettre à les relire. Tout cela pour dire que l'univers des Tricheurs m'a beaucoup fait penser à l'univers des Enfants tristes, ne serait-ce que le goût des amours compliquées et des beaux coupés anglais trop rapides et cruels.
Je redécouvre avec intérêt les joies du système vigésimal, fort employé chez les peuples rigolos comme les Celtes ou les Vikings et qui ne subsiste plus guère en français (enfin, plus exactement en France et ses dépendances - ou vice-versa, on ne sait plus trop bien, aujourd'hui) que dans le quatre-vingt ou sa forme bâtarde de quatre-vingt-dix. En tant que formule standard, c'est un système qui ne manque pas tant d'avantages qu'on le dit, surtout dans les environs.
17.II.2010-17.III.2010 - 02/2010 - 03/2010
SANS MÈRE, SANS PAYS, INSOUCIEUX DE TOUT CE QU'ON CONNAÎT.
Un mois sans écrire, c'est beaucoup. À ma décharge, j'ai rangé internet dans la cave (cela me fait penser à cet épisode de The IT Crowd, il me semble, où les deux geeks font croire à leur naïve collègue qu'internet tient dans une petite boîte - donc plus exactement, j'ai descendu tous mes accessoires informatiques inutiles à la cave, en attendant de pouvoir résilier mon contrat). Je suis soulagé. Internet étant pour moi une drogue, un peu comme le sucre (sauf que je ne parvient pas à ranger le sucre à la cave), il était nécessaire pour moi de le tenir loin. J'avais toujours une bonne raison d'y revenir, que cela soit pour télécharger du contenu culturel, lire mes abonnements rss ou électrocommuniquer. Pour le moment, je vais me tenir à cette décision ; j'y avais renoncé la dernière fois en croyant que j'arriverais à gérer - manifestement, ce n'est pas le cas.
J'ai profité de cette contre-révolution numérique pour tenter un nouveau régime, mais que cela faute d'efforts physiques suffisants, soit à cause du stress enduré sur mon lieu de travail, je n'ai pas de bons résultats pour le moment. C'est néanmoins une vie un poil plus saine que de renoncer à cette saturation habituelle de sucre et de bits.
Par contre, en envoyant aux Enfers un certain nombre de services et en faisant le mort, j'ai réussi à retrouver une vie. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, vu que d'un service à l'autre les conditions changent (pire que la Bourse). Aujourd'hui, je suis plutôt modérément down, après avoir été au fond du trou pendant quelques jours, eux-mêmes suivis d'une semaine de fol espoir. Bref, le premier taf qui me passe sur le nez, je lui saute dessus.
C’est bien de vivre un peu. J’ai ainsi profité de mes congés, au lieu de me préparer à mes services suivants.
Je suis plutôt tribord que Debord.
J'ai été voir Avatar. Je n'ai pas aimé. J'ai préféré la version de South Park, Dances with Smurfs ("Danse avec les Schtroumpfs"), ne serait-ce que parce qu'elle a le bon goût de durer cent-vingt minutes de moins. On peut vraiment évoquer Cameron, pour tous ces vaillants légionnaires exilés, lorsque la cousine extraterrestre de Gaia envoie sa flaune sur leur gueule. Bref, c'est looooooooooooooooong, c'est grotesque, ça aurait pu faire un dessin animé correct avec nonante minutes de moins, et il manque juste Tobias Fünke, Analrapist, dans le groupe des gentils scientifiques.
Avec un peu plus d'intérêt, Gainsbourg (Vie héroïque) souffre un peu des défauts d'Avatar (les erreurs de casting en moins, c'est-à-dire pas de bestioles en peluches, mais Casta en plus) - une certaine longueur, un certain manque de rythme, ce qui est un comble pour la bio de Serge G. Les saynètes sont néanmoins très réussies, et les acteurs font en sorte que l'on y croit. On trouve dans ce film une certaine fascination de Gainsbourg pour les pistolets, ce qui me surprend un peu, mais me donne une raison supplémentaire de l'apprécier, en tant que membre périphérique de la gun culture (après tout, combien de chanteurs ont célébrés le Colt Cobra ?). Malgré l'admiration inconditionnelle que je voue à Schoendoerff', ou à cause, je n'ai pas du tout aimé Dien Bien Phu. Trop théâtral, ce qui me semble est assumé par un certain nombre de références (dont les trois coups du brigadier, au tout début), mais est franchement pénible. Dans certaines scènes, on s'attend à voir un mari trompé surgir du placard d'une tranchée pour surprendre une épouse infidèle, sous le feu ennemi. Pierre : arretez de recruter des théâtreux, on n'y croit pas du tout - le contraste a été d'autant plus frappant que j'ai enchaîné avec We were soldiers, avec un bon Gibson et quelques bonnes répliques ("Quand j'aurai besoin d'un M16, je n'aurais qu'à en ramasser un par terre", de mémoire). L'ennemi intime, avec Dupontel et Magimel, est assez curieusement un bon film. Je m'attendais à un truc dégueulasse comme Indigènes, mais en fait, le ton est assez neutre (enfin, dans le genre "ach, Krieg, gross malheur" et "tous pourris", et fait quelques clins d'œil à Schoendoerff', même si on est assez loin de l'Honneur d'un capitaine. Magimel rappelle parfois le Perrin des débuts, c'est amusant. Enfin, j'ai osé l'excellent Chèvres du Pentagone (j'ai la flemme de googliser, mais Clooney semble avoir une obsession particulière pour cet animal, que l'on retrouve également en fond dans les Confessions d'un homme dangereux - je me demande d'ailleurs ce qu'aurait donné Avatar filmé par Clooney. Plus de chèvres, moins de schtroumpfs pourchassés par la Gargamel World Company ?). C'est très drôle, avec quelques scènes qui ne sont pas sans rappeler des choses vues à la MDL. Le castingue est terrible (Clooney, Bridges, Spacey, McGregor...) et le résultat est excellent ; je pense qu'il y a au moins autant d'excellentes citations que dans Shooter (le film avec Wahlberg qui joue toujours le même genre de gentils ultraviolents - et qui contient quelques perles comme "lent c'est précis, précis c'est rapide, lent c'est rapide" ou "quelle est la première chose que l'on ressent lorsque l'on tire sur des civils désarmés ? Le recul du fusil").
Je me fais donc des soirées à thèmes, en ce qui concerne le cinéma (j'ai laissé tomber les séries télévisées, je n'en peux plus, mon goût de l'exhaustivité me rendant petit à petit complètement fou) - après les films de guerre, une soirée Ellis. J'attends avec hâte qu'Avary sorte de taule pour qu'il réalise enfin Glamorama, vu que The Rules of attraction est celui qui a le mieux vieilli. Neige sur Beverly Hills (Less than zero) est grotesque, American Psycho en a pris plein la gueule, malgré son classisisme affirmé, et The informers est encore trop jeune pour avoir subi les outrages du temps, mais il me semble qu'il est mal barré, un peu trop chiant, un peu trop vide (ce qui était prévisible, vu le côté casse-gueule des nouvelles.
Hors séries, mais non dénués de points communs : Some like it hot, qui a vachement moins mal vieilli que la Cage aux folles, mine de rien, les excellents Ascenseurs pour l'échaffaud et Feu follet de Louis Malle, et enfin le très paganisant Percey Jackson, dont je résumerais l'esprit par Ulysse fumant Cyclope ou encore le fait que le Minotaure est, quelque part,le premier cow-boy.
J'ai enfin compris pourquoi Steve Jobs porte toujours des cols roulés : c'est parce qu'il a peur d'attraper froid à la gorge et de devenir iphone.
12.II.2010-16.II.2010 - 02/2010
L'AMOUR EST À RÉINVENTER, ON LE SAIT.
Un de mes disques durs de sauvegarde vient de me lâcher en sombrant dans le coma. Je ne pense pas que cela soit très grave, dans la mesure où il s'agit surtout d'un disque de secours. Cela m'embête quand même un peu de voir couler un quintal et demi de francs lourds (c'est-à-dire le dernier franc non indexé sur le cours de la banane plantain) et un terabyte de données. Bon, je suis un peu comme Obama, mon unité c'est le milliard, et j'ai tendance à calculer mes ressources à deux ou trois mille milliards près. Je me demande quelle sera la part en moi qui sera despérée et celle qui sera soulagée, le jour où je perdrai mes disques. J'arrive de moins en moins à gérer mes tendances aspergériques à l'exhaustivité (sensiblement l'inverse de la plénitude, dans le monde actuel), tant tout est facile d'accès, éternel, infini et renouvable à l'envi (si je n'ai eu que très brièvement la télévision dans ma vie, je surfe depuis plus de seize ans, donc tout m'est facile d'accès, ne serait-ce que par la force de l'habitude). J'essaye de revenir à la simplicité de mes années étudiantes, mais j'ai trop de moyens à ma disposition pour parvenir à mes besoins de frugalité.
Je suis descendu à Monthey, hier soir, pour le Carnaval. Je peux confirmer que sans Al Gore, la fête est plus folle et plutôt fraîche, dans tous les sens du terme. C'était donc bien, un peu alcoolisé, et assez bizarre. Apparemment, la mascotte de la Guggen L'Os Clodos, c'est Cthulhu, tout bronzé.
Je me remet à chercher sérieusement du travail. Mon problème n'est pas le salaire, ni vraiment les conditions de travail, ni même les conditions de vie (je connais des zombies qui ont plus de vie sociale que moi, enfin, surtout depuis le tremblement de terre). C'est surtout que j'ai fait un gros travail d'intel, et la conclusion de toutes les données que j'ai pu amasser en quinze jours est : je ne peux pas faire confiance à ma boîte. Je ne donnerai pas de détails. C'est triste, mais c'est comme ça. Pour les gens qui font ce taf pour un hobby, ça va ; pour moi qui avait un plan de carrière, c'est un peu juste.
J'ai commencé l'excellent dernier Ellroy, Underworld USA, qui vient clore la trilogie éponyme. D'ailleurs, j'ai un peu de mal à comprendre le choix de ce titre, qui vient brouiller les pistes après American Tabloid et American death trip (un titre assez bizarre et tapageur qui ne rend pas vraiment l'original Cold 6000) - je trouve qu'American underworld aurait pu coller. Enfin, bref, je ne pense pas que ce choix marketing discutable vienne troubler le succès ellroyien en France. Il y a un passage, vers le début, très Dirty Harry, qui m'a fait beaucoup rire. Le protagoniste principale est un flic sanguinaire qui porte son tableau de chasse numéroté sur le tissu de ses nœuds papillons.
Crutch braqua son index sur le nœud papillon de Scotty.
- Vous aviez des chiffres "16" la dernière fois.
- Deux Noirs ont braqué un magasin d'alcool à l'angle d'Avalon et de la 74ème. Le hasard a voulu que je me trouve au fond de la boutique, avec un fusil à pompe Remington.
Crutch s'esclaffa.
- C'est le record, non ? De tirs mortels dans l'exercice de vos fonctions ?
- Exact. J'en ai six d'avance sur mon concurrent immédiat.
- Qu'est-ce qu'il lui est arrivé ?
- Il a été abattu par deux Noirs.
- Et eux, qu'est-ce qu'il leur arrivé ?
- Ils ont braqué un magasin d'alcool à l'angle de Normandie et de Slauson. Le hasard a voulu que je me trouve au fond de la boutique, avec un fusil à pompe Remington.
Maintenant que j'ai découvert que l'on pouvait s'amuser à Carnaval, j'ai très envie de me déguiser en Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, le tout dans une équipe de dictateurs, à fric, africains. Il faudrait que je refasse des recherches, mais j'ai encore l'air de l'hymne du Mouvement Pour la Révolution en tête ("Tata Mobutu, tikela libela, oya kanisaki, MPR eko kufa, maya !" - je ne garantis pas l'exactitude de la transcription, mais c'est de ce dont je me souviens) et il me semble avoir vu il y a quelques années un large pan de tissu célébrant la visite de VGE au Zaïre, ce qui ne nous rajeunit pas, tout cela. Je pense même qu'à l'époque, la Rhodésie était encore la Rhodésie, et non pas une nouvelle Uthiopie où la monnaie légale perd tellement de valeur à la minute qu'elle n'a plus cours réel. Un peu comme la Grèce, en moins crasseux. Mais je m'égare. Ça, ou la Famille Addams, vu que mon physique avantageux pourrait me permettre de me déguiser assez facilement en Fester.
En plus de bosser mon brevet et de chercher du taf, je lis actuellement, en parallèle de l'Ellroy, l'excellentissime Unintended consequences de John Ross. C'est le seul bouquin que je pourrais imaginer comparer à l'Atlas shrugged d'Ayn Rand, et ce n'est pas un mince compliment, parce que c'est en plus foutrement mieux écrit.
09.II.2010-11.II.2010 - 02/2010
SOUS SA TENTE, PLEINE DE SILENCE ET DE RÊVE.
Je regarde une interview de Jean Yanne. Fascinante. Dommage qu'elle soit gâchée par Ardisson, qui passe son temps à retourner sa veste (noire). "Non, mais moi je n'ai pas des idées de gauche".
Il faut que j'arrête de ne pas finir mes phrases quand je parle. Par exemple, terminer "si t'as froid, tu devrais porter des couches" par "supplémentaires de vêtements".
Il fait froid, et j'ai changé de rythme de travail (mais je ne me plains pas, je n'ai que trois changements ce mois, contrairement à mes autres collègues). Donc ne vous attendez pas à des mises à jours très régulières de ce bloc-note.
Parmi les choses drôles que j'ai découvert cette semaine, j'en citerai deux : Denis Leary et la version bielorusse de The Big Bang theory, qui s'appelle The Theorist, et qui est un plagiat complet de la version américaine, avec une sorte de touch AB Productions.
08.II.2010 - 02/2010
TEL QU'UN ANGE AUX MAINS D'UN BARBIER.
Enfin c'est le week-end ! Je commençais à gentiment sécher sur pied.
C'est encore une de mes interrogations récurentes, mais je ne comprends décidément pas pourquoi le football américain ne s'appelle pas le rugby américain, vu que le peu que j'en connaisse me laisse surtout voir un sport pour quadrumanes en armures. Est-ce que c'est parce qu'ils se déplacent sur le terrain à pied, et non pas en Hummer (et là on pourrait voir un dérivé du polo plutôt que du rugby).
Soudomy ! 279
Status Quo - All the reasons
Bat For Lashes - Use somebody
Blood, Sweat & Tears - Sometimes in winter
Black Flag - Six pack
Jackson Five - I wanna be where you are
Vampire Weekend - White sky
Ryan Adams - Wonderwalls
Michael McDonald - While you wait for the others
She & Him - I put a spell on you
Marianne Faithful - Green are your eyes
Emiliana Torrini - Gollum's song
Fissunix - Gangsta Barbapapa
The Subs - Mitsubitchi
Die Antwoord - Doos dronk
The Roots - How I got over
François de Roubaix - Le Samourai
Grizzly Bear - Boy from school
Ben - Seven Nation Army
Placebo - The ballad of Melody Nelson
Enrico Macias - La femme de mon ami
Jackson Five - I wanna be where you are
Groupe d'Action Musicale - Allez les gars
Black Flag - Six pack
Elmer Food Beat - Le premier poil
La Souris Déglinguée - Les parents à Chantal
Amy Winehouse - Love is a losing game
Patience & Prudence - A smile and a ribbon
Non Nobis Domine - MAS 96
Katerine, Francis & Ses Peintres - La boîte de jazz
Olds Sleeper - Cocaine, pistols, tequila
Briatore - The Mod-el
Helmut Fritz - Ça m'énerve (Club mix)
Vampire Weekend - Ottoman (Bass III Euro remix)
Cake - I will survive
Henri Matise - Lulu Rouge
John Carpenter - The President is gone (Combo ReEdit)
The Roots feat. The Miguel Atwood Ferguson Dillchestra - Antiquity
Brigitte Fontaine & Areski Belkacem - C'est normal

03.II.2010-07.II.2010 (FEBRUARY 03, 2010/FEBRUARY 07, 2010) - 02/2010
OUI, VOS BAVURES DE PIPEAUX FONT DE PRÉCIEUSES GLUCOSES !
Bon, finalement je suis revenu à Rimbaud. On revient toujours à Arthur, presqu'aussi souvent qu'on en revient. Comme on dit dans certains donjons fréquentés par des banquiers zuerichois, quand le châtiment va, tout va.
La situation s'améliore gentiment au travail. Toute l'équipe attend la suite des évènements, mais je suis beaucoup moins inquiet. Surtout que le feedback que j'ai de certaines exploitations tient de la tragi-comédie. Je ne peux pas trop parler de ce genre de trucs, mais j'ai appris deux-trois trucs cette semaine qui font dresser les poils du dos de rire.
Je me disais ce matin, vers 1700, que The quick brown fox jumps over the lazy dog ferait un très bon nom de groupe. Apparemment, je ne suis pas le premier parageek a y avoir pensé. Ça aurait aussi pu faire un bon nom d'album pour Type O Negative.
J'ai regardé le second épisode de la quatrième saison de Skins, et je n'accroche vraiment pas. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que trop, c'est trop.
J'ai appris que le gros con favori des gros cons, Patrick Sébastien, allait lancer le manifeste de son parti poujado-humaniste, le D.A.R.D. Je peux tout de suite imaginer la séance de brainstorming ("Eh les gars, eh les gars ! Ça y est, j'en ai un ! Le Parti de l'Europe Nouvelle, Internationale et Sociale ! Elle est bonne, hein ? On est cons, quand même, arf arf arf !"). Non, vraiment des fois, mon pays me fait mal, même si tout n'a pas commencé à descendre le six février 1945.
Il n'est pas impossible que je participe à l'élaboration d'un nouveau blog esthésant et collectif qu'aimerait lancer Gérôme Bouda. Je suis tenté.
02.II.2010 (FEBRUARY 02, 2010) - 02/2010
CES MAINS N'ONT PAS VENDU D'ORANGES.
Je n'ai pas encore trouvé d'alternative crédible aux sous-titres rimbaldiens, mais je cherche.
YHWH (je suis ce qui est), Gloria Gaynor (je suis ce que je suis), Léo Ferré (cela doit-il être ? Cela est !) et Doris Day (que sera, sera).
Par ici, il y a plus de renards que de Renault.
01.II.2010 (FEBRUARY 01, 2010) - 02/2010
PAR DÉLICATESSE J'AI PERDU MA VIE.
Il faut que j'arrête de poster du Rimbaud en sous-titre. Mais je n'ai pas trouvé de solution alternative.
Finalement, il n'y a pas de très grande différence entre YHWH et Gloria Gaynor.
J'ai réalisé hier que j'ai dépensé en six mois plus de mille cinq cents francs de matériel pour bosser.
Je suis un peu déçu par le premier épisode de la quatrième saison de Skins. Il est à la limite de l'au[haut de page | top ]arodie, avec trop de sexe, de drogue, d'alcool, de violence et de musique. Enfin, je ne sais pas. Je persiste à penser que la série aurait pu se passer de ses deuxièmes et troisièmes saisons, elle n'en aurait été que plus violente.
Je me suis rendu compte qu'à côté des accents, il y avait un autre caractère à alternativer : l'apostrophe, qui rentre dans la composition de quelques mots, comme aujourd'hui, par exemple.
31.I.2010 (JANUARY 31, 2010) - 01/2010
LE SANG ET LE LAIT COULÈRENT.
Il a fait froid, cette nuit, en-dessous des quinze degrés négatifs. Je pense que je vais devoir investir dans une chapkasquette, qui fait partie du matériel autorisé au travail. C'est un chapeau extraordinaire (pas dans le bon sens du terme). Il faut imaginer le résultat des amours compliquées entre d'une part, une casquette Bigeard, et d'autre part, le résultat du viol d'une casquette dans les ruines de Berlin, encore fumantes, en 1945, par une chapka. Oui, c'est improbable, mais apparemment aussi disgrâcieux qu'efficace. C'est en quelque sorte l'ornythorinque du monde chapelier.
J'ai lu un article hier sur un mécanicien qui a planté le Porsche Boxster qui lui avait été confié pour un service dans des palmiers, à environ deux cent soixante kilomètres à l'heure. Le cabriolet est évidemment réduit en bouillie, mais le conducteur n'a souffert que de quelques contusions (et visiblement d'un grand stress). Ce qui me laisse penser que si Jimmy Dean avait eu un Boxster à la place de son 356, il serait probablement mort du sida vers 1988.
En revoyant la scène d'ouverture de Quantum of solace, le récent James Bond, j'ai réalisé que si 007 était revenu aux Aston Martin après quelques aventures en BMW, ce n'était pas seulement à cause du contrat publicitaire noué par Ford avec la famille brocoli (grosse légume fractale du cinémonde), mais surtout parce que de toute façon, il les casse avant qu'elles n'aient le temps de tomber en panne.
J'ai reçu mon sémesse de la semaine, de la part de ma banque, pour me signaler le montant de ma fortune. J'ai été très déçu par le montant en question, et donc essentiellement par le montant de mon salaire de janvier. Il faut que je fasse quelques recherches, mais il me semble qu'avec ce nouveau contrat, je perds entre quatre et huit mille francs à l'année, sans que la partie qui m'avait intéressé (c'est-à-dire la stabilité) soit là. Je crois que je vais demander à revenir à mon ancien statut.
Parmi mes achats prévus à brève échéance (le Glock va passer à la trappe pour février, vu mon budget), j'ai prévu des mouffles, parce que souvent les gants ne suffisent plus, des chaînes pour la voiture - pour les soirs de congères, et des plaques de désenneigement (pareil).
J'ai terminé The accidental guerilla de Kilcullen, et le plus intéressant, à mon avis, n'est pas tant ce que les troupes occidentales peuvent appliquer dans leurs t.o.e. respectifs (c'est-à-dire essentiellement des pratiques de bon sens : puisque la guerilla doit nager dans la population comme le poisson dans l'eau, il s'agit d'immuniser ladite population aux charmes de la subversion ; c'est relativement facile à concevoir, parfois compliqué à mettre en œuvre - éviter les dommages collatéraux, favoriser des projets qui donnent de la stabilité, de la prévisibilité, décourager les actions arbitraires, respecter les structures sociales traditionnelles, éviter d'arriver avec de gros sabots de nivelleurs des peuples... peut être plus fatigant que de balancer des bombes depuis un drône), mais surtout en interne. Je pense essentiellement au problème de la militarisation de la police, particulièrement aux États-Unis d'Amérique, où l'institution policière tend à s'armer et à frapper de plus en plus fort les "civils" (c'est-à-dire les citoyens qui les emploient via le proxy du gouvernement et des collectivités locales) de manière préventive - par pure couardise et goût cartmanesque de l'autorité. C'est ainsi que l'on a quotidiennement des bavures ou des arrestations arbitraires (voire illégales) avec des gens lynchés, électrifiés ou abattus pour des broutilles. Évidemment, cela va se retourner très vite contre les bleus, même sans le déclenchement d'une guérilla accidentelle, ou du moins ce sentiment va infecter d'autres communautés que la noire-américaine. De plus en plus de gens terrorisés vont ouvrir le feu sur les hommes encagoulés, armés et casqués, qui vont débouler chez eux sans s'identifier (après une erreur d'adresse, par exemple) au petit matin, et d'autre part, la tactique de s'identifier en tant que forces de l'ordre pour sidérer une riposte armée devrait également se généraliser chez les criminels. Comme le dit Suprynowsicz, "America in 2025, gals : Keep at it, and it can be your own private Afghanistan."
Enfin, est-il bien raisonnable de baptiser un K98K, Theresa ?
30.I.2010 (JANUARY 30, 2010) - 01/2010
LES PASSIONS MORTES DES CHEVALIERS ERRANTS.
Je suis super déçu qu'il n'existe pas de groupe de death-metal valaisan s'appelant les Kikoolol.
Je suis content que cette série de cauchemar s'achève enfin. Inutile de me téléphoner en février, je coupe mon natel.
Hier soir, sur vingt kilomètres, je me suis enneigé deux fois dans un congère, suis sorti trois fois de la route (bon, c'est relatif, rien ne ressemble plus à une route qu'un champ ou un trottoir sous trente centimètres de poudreuse), ai manqué trois accidents, vu un accident, maudit un nombre considérable de fois l'incompétence de l'Homme-Ours-Porc a régler une bonne fois pour toute le problème de la neige.
29.I.2010 (JANUARY 29, 2010) - 01/2010
MIRACLE DE LA JEUNESSE PÂLE ET FURIEUSE.
J'ai appris ce matin la disparition de Salinger, mercredi. Il fallait bien que cela arrive, quoi.
J'étais parti pour acheter de la vodka, ce matin, pour mes lames de rasoir, mais finalement j'ai trouvé du rhum à dix francs. C'est dire s'il est infâme. Je ne peux imaginer un autre usage que pharmaceutique à cette bouteille.
Après avoir tenu cette chronique, je vais débrancher mon ordinateur, le disque dur et le modem, le temps que je réussisse à nettoyer ma bauge et que je dorme ; car je retravaille de nuit encore ce soir et demain soir, et ce sera la fin, je l'espère, de mon calvaire de janvier.
Le livre de la semaine est The Illuminatus trilogy de Robert Shea et de Robert Anton Wilson. Pour les ceusses intéressés par le livre de la semaine, vous pouvez m'envoyer une note à lb@laurentbelkacem.com. Si je suis courageux et que j'ai bien travaillé, il y aura peut-être une Soundomy dimanche.
"MR. CELINE : You even have guns. You have men with guns and clubs, who are called marshals, and they will beat me if I don't shut up. How do you differ from any other gang of bandits, then, except in using language that conceals what you are doing? The only difference is that the bandits are more honest. That's the only difference. The only difference." - Shea, Robert & Wilson, Robert Anton, The Illuminatus trilogy.
28.I.2010 (JANUARY 28, 2010) - 01/2010
CELUI QUI A PERDU LES VIERGES FOLLES.
J'ai été encore frappé par cette espèce de malédiction qui hante mes jours de repos : je n'ai absolument rien fait. Mais pour une fois, ce n'est pas ma paresse naturelle qui est en cause, mais un œuf. Je me suis fait une salade de légumes, améliorée d'un œuf, donc, auquel j'ai trouvé une drôle d'odeur - mais j'avais envie de gras et de protéïnes. Sur les coups de quatre heures du matin, j'ai été réveillé par une violente douleur au crâne, suivie, une heure après, par une assez violente nausée. Lorsque j'ai réussi à vomir, j'ai pu me rendormir. Pour me réveiller vers seize heures. Et vu que j'ai un service idiot à accomplir ce soir à vingt heures, j'ai perdu ma journée.
27.I.2010 (JANUARY 27, 2010) - 01/2010
ÉCOUTONS LA CONFESSION D'UN COMPAGNON D'ENFER.
Une fois de plus, je suis énervé par un service à la con. J'ai été réveillé deux fois aujourd'hui alors que je commençais à me reposer. Et la seconde fois pour rien, l'information que j'ai reçu étant fausse. Je sens que ça va être organisé avec les pieds, une fois de plus. Je me retrouve à faire cent cinquante kilomètres en vingt-quatre heures en des aller-retours absolument grotesques, avec le maximum de décalage de rythme possible. J'ai l'impression que quelqu'un m'en veut, en-bas. Si ça continue, je vais faire comme tout le monde, et shunter mon téléphone lorsque je ne travaille pas.
Je suis en train de regarder Gigantic, un film assez andersonien, très new-yorkais, très The Weatherman. John Goodman y est excellent.
Les jours de bise noire, il neige dans la bouche tellement il fait froid.
J'ai enfin fait mon choix pour un arsenal : Glock 17, carabine US M1 et mousqueton 31. Cela fera trois calibres à gérer (quatre si je trouve une conversion en .22 pour le Glock), mais l'ensemble est assez complémentaire. Et surtout suffisamment peu coûteux pour me permettre d'investir dans des accessoires.
Un peu dans le même genre que Gigantic, cité plus haut, j'aime beaucoup le nouvel opus bourdieusien d'Arnaud Fleurent-Didier, particulièrement le morceau France-Culture que j'ai utilisé comme introduction de la dernière Soundomy, la 278 ; spécialement ce petit passage où il parodie brillamment Dominique A. (ou Florent Pagny ? ou Pascal Obispo ?)
J'ai envie de fonder un groupe FB consacré à Niels Ackermann, mais je n'ai pas encore trouvé de nom.
26.I.2010 (JANUARY 26, 2010) - 01/2010
TU VERRAS, JE HURLERAI DANS LES RUES.
L'hypothèse d'un entraïnement méridonalorientalo-asiatique cet été me replonge dans ma collection de morceaux de La Souris Déglinguée, particulièrement les albums Eddy Jones (pour En Indochine) et Tambour et Soleil (pour Brigitte B cambodgienne et Tambour et Soleil).
Je me suis rendu compte l'autre jour que ce que j'aimais dans le design, et particulièrement dans l'open source informatique, c'est le respect des standards, qu'ils soient de code ou industriels. J'ai tendance à considérer que la forme provoque le fond, et que les standards, en favorisant la compatibilité et l'ouverture, permettent de laisser la plus grande part de la création au subjectif. Bibliquement, je dirais Luc, 6:48. Pour faire mon Trijicon (ah, être une heure, une heure seulement, trijibeau, et trijicon à la fois !).
Un phénomène que je n'avais pas encore vu sur Facebook (mais souvent sur Myspace, il y a longtemps), c'est un déferlement d'invitations à devenir FBFriend avec de parfaits inconnus. Une petite trentaine cette semaine, contre habituellement une à deux par an. J'ai un peu de mal à comprendre leur provenance, ni cette forme de tir groupé, mais au cas où cela aurait un rapport avec le succès intercontinental de ce bloc-note, je tiens à préciser que je n'ajoute personne que je ne connaisse un minimum, et à nonante pour cent irl (j'ai commis quelques infractions parfaitement arbitraires à ce principe, mais elles sont assez rares).
D'ailleurs, à propos de succès intercontinental, je ne félicite pas tous ceux qui m'ont cassé les noix (car même les noix ont de l'esprit, une des raisons pour lesquelles les cerneaux ressemblent à des cerveaux et que l'on parle de l'esprit des noix - et il a bien fallu me casser la tête pour trouver une solution simple à implémenter) pour que j'ajoute un flux rss sur ce bloc-note. Vu que j'ai deux abonnés et que je connais l'autre. Oui, je suis abonné à mon propre blog, mais ce n'est pas pour me relire (ce que je devrais, en fait, vu qu'il m'arrive d'écrire au kilomètre, et de commettre des phrases tellement longues et tarabiscotées que je les finis d'une manière tout à fait inconforme au projet d'origine, quelques minutes plus tô), c'est juste pour vérifier que le système fonctionne. Franchement, j'aurais aussi bien pu envoyer mes mises à jour par la poste ou par mail à mon lecteur icôonocrate.
J'ai fait un rêve extrêmement perturbant hier-jour (je devrais dire hier-soir, mais le soir j'existe, tandis que le jour en général je suis comme Finn, j'hiberne - et je mange des légumes). Tout d'abord, je bossais, de manière assez réaliste. Ensuite il y avait plein de monde, comme pour une journée portes ouvertes, ce qui relève du domaine de la science-fiction. Enfin, j'étais sous l'influence de certaines molécules chimiques qui ont tendance à faire fondre le cerveau pour mieux le sublimer, ce qui n'est pas tout à fait mon habitude. Je ne donnerai pas de détails, mais l'ensemble était très réaliste, pénible et pesant, enfin comme peut être réaliste un rêve, en pis encore un rêve psychédélisant.
Je reviens aux standards (cf. supra), autant dans ce texte que dans la vie, avec ma découverte d'un stock de calepins Clairefontaine au format A6 (c'est-à-dire cent cinq par cent quarante-huit millimètres, nonante-six pages). Ce n'est pas mon format de prédilection (qui est plutôt cent dix par cent septante), mais j'aime. C'est probablement l'outil le plus efficace que j'utilise pour tenir ce bloc-note.
Ce serait assez compliqué à expliquer d'où cela vient, mais je suis frappé par l'incohérence du concept de football américain. Pour ce que je sais de ce jeu, il me semble que le pied a un rôle assez limité chez les barbares à cuirasses de kevlar. Il me semblerait donc logique que pour éviter toute confusion, et selon un principe identique qui fait qu'ils rebaptisent le football, soccer (ce qui en fait un sport encore plus gay qu'à l'origine), on change le nom du "football américain" en "rugby américain".
Je pourrais tout à fait envisager d'apprécier le 1911 A1. Un Glock qui aurait l'ergonomie du 1911 A1, cela ne serait pas mal. Sans les sécurités manuelles à la con, bien sûr ; et si on pouvait changer le nom en "Citizen's model", ce serait l'idéal. En 2011 ?
25.I.2010 (JANUARY 25, 2010) - 01/2010
COMME UN COUP DE FUSIL, APRÈS DES VÊPRES.
Je me retrouve une fois de plus insomniaque, et pour une fois ce n'est pas très grave puisque je change une fois de plus (la septième ? la huitième ?) de rythme de vie, repassant, après trois jours en soirée, en mode nuit.
J'ai néanmoins décidé de prendre des mesures pour récupérer ma vie. À moyen terme, je vais descendre mon taux d'occupation au minimum acceptable (c'est-à-dire qui me permette de payer mon loyer, de mettre de l'essence dans ma voiture, de payer les munitions pour aller tirer et de manger). À court terme, je vais réduire ma consommation électronique pour la consacrer essentiellement à ce blog et aux Soundomies. Par ailleurs, je vais faire du sport. J'ai vraiment trop mal au dos, je risque, si je continue comme cela, de mourir en tombant sous la griffe acérée d'un médecin.
J'ai trouvé un nouveau nom pour désigner les sectacteurs du Président d'Amérique : la yes-you-canaille.
J'ai vu une erreur typographique qui m'a fait rire, l'autre jour, dans la Liberté, dans une publicité pour la comédie musicale Hair (oui, je sais, c'est un peu comme trouver une annonce pour la Bar-Mitzvah de Louis Sarkozy dans Minute) ; c'était plus une faute de composition en fait, mais avec néanmoins une portée typographique. C'est assez dur à décrire, mais il faut imaginer des petites tâches psychédéliques réparties de manière un peu aléatoire sur l'affiche, mais en noir et blanc, parce que ça reste la Liberté. Je pense que sur l'affiche en couleur, cela doit bien passer, mais sur la version monochrome, il y a deux pastilles rondes qui forment un tréma au-dessus du "i", renommant la pièce "Haïr" - une comédie musicale totalitaire, peuplée de skinheads aux cheveux longs ?
"Dès que l'on est plus de quatre, on est une bande cons" - j'en ai encore eu la confirmation l'autre jour, en tombant sur l'histoire d'un groupe Facebook suspecté de promouvoir la pédophilie, "Il n'y a pas de pédophiles, il n'y a que des enfants faciles". S'eût été un groupe axé sur Frédéric, Matzneff, Polanski, Hamilton et autres Peyrefitte plutôt que sur l'humour de mauvais goût de 4chan, j'aurais pu comprendre, sans forcer approuver, étant assez neutre sur la question (mais un viol est un viol, une agression qui doit être punie avec la plus grande sévérité, mais sans forcément recourir à la loi du Talion, il y en a qui aiment ça, les dégueulasses). Mais il y a, à peu près, une foule de huitante mille imbéciles qui a adhéré à un autre groupe, spécialement conçu pour dénoncer le précédent (un hobby très français, de toute façon, la dénonciation, surtout quand elle est sans objet). Mais comment, en toute conscience, peut-on être aussi malcomprenant ? C'est ainsi que les minorités me sont systématiquement sympathiques (même lorsqu'elles sont détournées). Par exemple, plus je croise d'antisémites, plus je trouve les Juifs sympathiques (et le premier qui dit "et vice-versa" a perdu - bien que je ne soit pas de ceux qui, entre mille devises, se font censeurs pour les fachos).
Je continue ma recherche d'alternatives aux accents. Je suis désormais sûr d'un cas, celui du "è", qui pourrait être remplacé sans autre par "ei", soit un "cheique" pour un "chèque". Pour le tréma, je pense que l'on peut zapper la solution oumlaoutique (rajouter un "e" après la voyelle modifiée) pour réserver certaines combinaisons de voyelles à des cas plus courants - puisque l'on utilise ce caractère pour délier des voyelles ou désambiguser des mots, l'utilisation du "h" pourrait être envisagée. "Un grain de mahis" plutôt qu'un "grain de maïs" ou encore "aiguhe" plutôt "qu'aigüe", par exemple. Je continue à réfléchir.
24.I.2010 (JANUARY 24, 2010) - 01/2010
HURRAH ! LA BISE SIFFLE AU GRAND BAL DES SQUELETTES.
Le sommeil est une invention formidable, je vais beaucoup mieux. Maintenant il ne me reste plus qu'à travailler pour relever le moral de mes collègues, six mois d'un travail de fond intense foutu en l'air par une série de décisions administratives complètement débiles et gratuites qui se sont succédées depuis la mi-décembre.
J'avance dans le Schneier et je trouve vraiment fondamentale son idée que la sécurité est avant tout un ensemble de ratios coût/avantages.
23.I.2010 (JANUARY 23, 2010) - 01/2010
MAIS L'ORGIE ET LA CAMARADERIE DES FEMMES M'ÉTAIENT INTERDITES.
J'ai bien cru que j'allais mourir hier soir. La fatigue aidant, j'ai terminé mon service en boîtant, la tête légère et à la limite de la syncope pendant une bonne heure. J'ai même envisagé très sérieusement de dormir sur place, avant de me reprendre en main et de rentrer à la maison. Apparemment, je n'ai pas une sorte de tendinite comme je le craignais, mais plutôt une inflammation du nerf sciatique. Je n'aime pas cela.
J'ai néanmoins été assez content de moi, hier soir : j'ai réussi à réparer une porte qui chicanait depuis plusieurs jours. En dépit de mes compétences mécaniques (c'est-à-dire mon absence totale de compréhension des forces en action alliée à ma dyslexie spatiale), mais grâce à mon sens très aigu de l'observation et à mon SwissTool qui m'ont permis de voir le boulon et l'écrou sur le sol, et de les replacer dans la came avariée de la porte. J'ai tout de même réussi à m'enfermer à l'intérieur lors de ma première tentative.
On m'a demandé mon nom de naissance à la Poste. J'ai été assez surpris, au point de rester une dizaine de secondes silencieux face à la postière. Je ne comprenais pas du tout sa question. Je dois être indécrottablement patriarcal.
Je suis un peu déçu par mon Nokia. Il y a trois points qui m'agacent : l'automomie est lamentable (je dois le recharger tous les jours, alors que je ne l'utilise que pour prendre quelques photos et écouter de la musique, en plus d'envoyer peut-être un sms par jour et recevoir deux ou trois coups de fil par semaine. La prise mini-USB est propriétaire, contrairement à mon première impression, et je trouve cela merveilleusement débile. Enfin, l'appareil-photo, que j'avais choisi pour remplacer mon excellent Panasonic est franchement nul. Pourvu que la lumière soit bonne, il peut prendre des photos correctes, mais quel bruit ! Et puis cet autofocus qui est d'une lenteur darwinienne (il lui faut parfois une bonne minute pour autoriser la photo, quand il ne se trompe pas de plan...). Et en plus, il fait un son au moment de prendre la photo, ce que je trouve pénible. Je vais devoir m'achter un gros Canon pour compenser.
22.I.2010 (JANUARY 22,2010) - 01/2010
PARCE QUE VOUS FOUILLEZ LE VENTRE DE LA FEMME.
Quatre heures. J'ai dormi quatre heures aujourdh'hui, et jusqu'à demain matin, en fait. C'est pénible. Par contre, j'ai terminé la Soundomy 278, un mélange d'indie pop, d'excellente electro, avec une goutte d'Iggy Pop. Je peux vous assurer néanmoins que dans ma préselection, il y avait des trucs horribles, comme du punk suédois des années septante, crasseux mais social-démocrate.
J'ai réussi à me faire mal, hier soir, en glissant sur une flaque de vapeur gelée. Je ne suis pas tombé, parce que j'ai une tendance naturelle à éviter de tomber, vu que je suis lourd et que la gravité est mon ennemi personnel. Mais en me rétablissant, j'ai dû tirer sur un truc, parce que maintenant, j'ai mal au dos, ainsi qu'à deux muscles, un à l'arrière de la cuisse, l'autre à l'avant. C'est étrange. C'est pénible dans la mesure où mes spasmes ont tendance à travailler directement les muscles en question. Le plus con, c'est que maintenant, je suis un noctambule qui claudique, c'est-à-dire que je boîte de nuit.
Soundomy 278
Arnaud Fleurent-Didier - France Culture
RJD2 - All for u
Brigton, MA - Good kind of crazy
The Magnetic Fields - Walk a lonely road
The xx - VCR
Band Of Horses - Detlef Schrempf
Jemina Pearl (with Iggy) - I hate people
Guns N' Roses - Shotgun blues
Vampire Deer - Fall on me
Nick Cave & The Bad Seeds - Hallelujah
Stahlnetz - Der Seeman und die Stewardess
Japanese Voyeurs - That love sound
Jacno - Triangle
Vampire Weekend - I think ur a Contra
The Brian Jonestown Massacre - Let's go fucking mental
Final Fantasy - Lewis takes off his shirt
Shadows On A River - Hurricanes
Groove Armada (feat. Bryan Ferry) - Shameless
La Roux - Bulletproof
Designer Drugs - Drop down
The Kiwi's - 14 years old (IKKI remix)
Danger - 4h30
The Rual Alberta Advantage - Eye of the tiger
98'20", 90 Mo.
24.XII.2009/21.I.2010 (DECEMBER 24, 2009/JANUARY 21,2010) - 12/2009 01/2010
LOIN DES OISEAUX, DES TROUPEAUX, DES VILLAGEOISES.
Plus les jours passent (et ma dernière entrée remonte à près d'un mois), plus je me dis qu'avoir laissé rentrer internet dans ma vie était une mauvaise idée. Je suis un peu plus en contact avec les gens de manière virtuelle, mais cet avantage est violemment contrebalancé par la tentation de renoncer.
Depuis les fêtes, j'ai eu deux occasions de sociabiliser, ce qui est beaucoup et peu en même temps. J'ai fait un peu de tir la première fois, j'ai assemblé un couteau suisse, assisté à une conférence et visité une fête à Sion. Sion où j'ai réussi à me perdre pendant près d'une heure, parce qu'une fois de plus (la dernière) j'ai fait confiance à GoogleMaps. À chaque fois que je le fais, et que subséquement je me perds, je me dis que j'ai dû mal lire les instructions. Il est temps aujourd'hui d'arrêter d'être un Googlefanboy et d'assumer la réalité ; Google est souvent nul.
J'aurais probablement rebroussé chemin et serait retourné dans les brumes du Plateau sans insister plus si je n'avais pas croisé la petite Fiat de T., ce qui m'a permis de trouver le local. La chasse, une fois de plus.
À défaut de repartir immédiatement, j'ai fini sur les coups de quatre heures du matin à Monthey, à manger des frites en écoutant du rockabilly allemand dans un bar de métaleux.
Je suis, il est vrai, assez lamentable ces temps. J'ai choisi un type de contrat pour obtenir un minimum de stabilité et je commence gentiment à roussir sous l'effet des changements de rythmes complètement déments que je subis (régulièrement entre trois et quatre par semaine).
Mes lectures du moment : The accidental guerilla de Kilcullen, hautement conseillé, La zone du dehors, qui n'était son fond outrageusement gauchiste serait extrêmement intéressant, et qui reste très intéressant malgré tout, un Stephenson (The age of Diamond ?) qui est vraiment génial, sauf la fin qui est bâclée - Stephenson ne sait pas finir ses romans -, un Scheier et un Chailland sur, respectivement, la sécurité et la guerilla, et deux-trois autres que j'ai acheté en même temps que le dernier Ellroy, mais que je n'ai pas commencé encore.
Le plus intéressant reste Illuminatus, de Wilson et Shea. J'ai quelques difficultés à le lire (la structure est particulière) mais pour l'instant c'est vraiment fascinant. Ce qui est vraiment bizarre, c'est alors que j'étais en train de lire (c'est-à-dire sous la forme de feuilles A4 imprimées à la maison), une personne m'a expliqué que je devais me renseigner sur les Illuminati, et que c'était de leur faute s'il se retrouvait dans sa triste situation.
Little Tony was sitting on a park bench munching on one candy bar after another. After the 6th candy bar, a man on the bench across from him said, "Son, you know eating all that candy isn't good for you. It will give you acne, rot your teeth, and make you fat. "Little Tony replied, "My grandfather lived to be 107 years old." The man asked, "Did your grandfather eat 6 candy bars at a time?" Little Tony answered, "No, he minded his own fucking business." (Robert Anton Wilson)
Je suis entouré de personnes intéressés par le Complot, quelque soit la forme que celui-ci peut prendre (généralement les Juifs mondialistes, quand même, vu que je ne fréquente pas des masses de hippies, ce qui est en fait bien dommage). Et sur bien des thèmes (de la négation des chambres à gaz homicides jusqu'à la croyance des bienfaits des aides sociales, en passant par la négation du voyage humain sur la Lune, le génocide vaccinal et le réchauffement global) : dans tous les cas, quelque soit la structure paranoïaque utilisée pour développer le propos, j'ai souvent remarqué que bien peu étaient préparés à faire face aux conséquences de ce qui est avancé. Comme disait l'autre, ce n'est pas parce que vous êtes paranoïaque qu'ils ne sont pas vraiment après vous.
Mon dada, c'est (entre autres) le réchauffement climatique. J'ai toujours tendance à poser quelques questions, dans l'ordre : est-il avéré (pour l'instant, non) ? Est-il d'origine humaine (et sinon, qu'est-ce que l'on peut faire ?) ? S'il est d'origine humaine, est-ce que l'on peut corriger la tendance ? Est-ce que les corrections ne vont pas avoir des conséquences pires que de simplement laisser faire le climat ?
Je ne fais pas confiance à des sur-Alain Gillot-Pétré pour décider du sort de l'humanité. En tout cas pas à plus de septante-deux heures.
Je trouve intéressant aussi de voir à quel point le rapport au risque est biaisé aujourd'hui en Occident. Il y a deux tendances lourdes qui sont assez pénibles dans leurs conséquences ultimes : les gens qui prennent des risques idiots parce qu'ils sont immortels (comme ils en ont l'impression, du moins) et ceux qui refusent de prendre le moindre risque parce qu'ils sont immortels (et qu'il serait dommage de mourir par accident). Que bien sûr les prémices soient foireuses ne semble choquer personne, et encore moins que le risque doit être un rapport entre le danger et le coût d'une action.
J'ai découvert une série que je conseille fortement, elle s'appelle Arrested development. C'est une sitcom dans laquelle un veuf et son fils se retrouvent à devoir prendre en charge leur famille gentiment dégénérée après que le patriarche soit parti en prison pour les diverses malversations qu'il a effectué lorsqu'il présidait l'entreprise familiale. C'est extrêmement drôle et plein de mauvais esprit. On y retrouvera un Fonzie en avocat véreux et Ron Howard en narrateur, ainsi que Michael Cerra en adolescent pathétique (ce n'est donc pas un rôle de composition.
J'ai envie d'un peu plus de frugalité. Je pense très sérieusement à tuer mon modem et à placer mes énormes disques durs à la cave.
Je trouve intéressant que les deux seules formes de racismes acceptées socialement concernent les blondes et les roux (qui s'en prennent plein la gueule depuis un gros mois, je ne sais pas trop pourquoi).
Pour ceux qui ne me suivent pas sur FB, voici la Soundomy 277 :
Vic Chesnutt - I flirted with you all my life
Mogwai - May nothing but happiness come through your door
Calexico - Black heart
Spoon - Beast and dragon, adored
Sigur Rós - Fludufrelsarinn
The The - This is the night
Mötörhead - 1916
The Arcade Fire - Wake up
Mondkopf - Libera me (Destin Tragique remix)
Destroyer - Bay of pigs
Bossacucanova - Feitinha pro poeta
Sufjan Stevens - Jacksonville
Air - Les professionnels
Terry Hall & Mushtaq - Grow
Eric Prydz - Call on me
Klaus Doldinger - Sitar beat
Sunset Rubdown - Idiot heart
Das Blaue Monster - Technician
My Diet Pill - Cockroach blues
Bjork - Declare independance
Fever Ray - When I grow up
Handsome Furs - I'm confused
Portishead - We carry on
...And You Will Know Us By The Trail Of Dead - Another morning stoner
The Reptilian - I'll ram my ovopositor down your throat and lay my eggs in your chest, but I'm not an Alien !
The Bird & The Bee - Diamond Dave
Yeah Yeah Yeah - Heads will roll (A-Trak remix)

145'03"
18.XII.2009/23.XII.2009 (DECEMBER 18/23,2009) - 12/2009
CECI ME FAIT PEU REGRETTER LE MONDE.
Le bilan de cette semaine est une fois de plus assez lamentable. Non content de ne pas tenir à jour ce bloc-note (je crois que c'est ce foutu fichier rss qui me bloque, je savais bien que c'était une mauvaise idée), je n'arrive toujours pas à optimiser mes jours de congés. Du côté positif, je suis allé tirer samedi, le dernier tir de C+ de l'année, avec vin chaud finlandais à la clef. C'était bien, je me suis amusé avec un B&T TP9, une copie du Steyr TMP qui ne tirerait qu'en semi-automatique. Mes performances ont été correctes, sans plus. Par contre, je me suis régalé d'une raclette et j'ai gagné un tire-bouchon pour mon SwissTool (merci R. !). Donc un bon samedi. Parmi les choses à améliorer, j'ai cette soudaine disléxye avec mon clavier suisse - depuis quelques temps j'ai mes azertybitudes qui reviennent, et c'est pénible (si je ne devais composer qu'avec la disléxye... me voila pris depuis peu d'une assez brutale agoraphobie - mon métier me fait perdre l'habitude de cotoyer des gens). J'ai déjà assez de mal avec les e et a accentués.
À propos d'accents, j'ai réfléchi un peu à la question d'une autre graphie de ces foutus caractères français et j'ai trouvé une solution pour le "é" (ae), le "è" (ei), mais je n'ai pas encore d'idée pour les caractères grammaticaux ("à", par exemple). Je continue à fouiller.
Je n'ai toujours pas trouvé d'endroit pour aller me muscler, et c'est un peu con. Je n'ai toujours pas trouvé non plus de méthode sympa pour apprendre l'allemand. Dans un premier temps je voulais m'inscrire sur un site internet plutôt bien fait, Busuu.com, mais le coût est trop élevé. Dans un second temps, j'ai décidé de m'acheter une Nintendo DS, avec le logiciel qui va bien, ludique et convivial, qui m'aurait permis de progresser gentiment pendant mes pauses au travail. Je n'ai rien trouvé et le prix de cette satanée console est foutrement élevé. Je vais probablement me rabattre sur une méthode papier, à moins que je ne me décide enfin à aller prendre une carte bancaire qui me permettrait de faire des achats sur Amazon.
Le problème c'est que, vu mon retard de lecture, je risque de lâcher mille balles dès la première commande. Et que j'ai déjà dépensé trop d'argent ce mois-ci. Et que je ne sais pas comment je vais caser l'achat d'un Glock et d'un Krugerand au mois de février (et je ne parle même pas d'un TP9...).
Je suis en train de lire un livre de science-fiction post-deleuzienne qui serait particulièrement intéressant s'il n'était pas si complètement con. Il s'agit de La zone du dehors, de Damasio. C'est un bouquin très étrange, dans la mesure où l'on parle beaucoup de liberté et d'individus, mais sans la structure politique, économique et sociale qui va avec (le libéralisme, dénoncé ici avec la démocratie comme un mal à abattre). On va tout à fait à l'encontre des quelques bons bouquins qui ont déjà évoqué le thème d'une société de contrôle et de la difficulté de l'individu de s'y épanouir (Juenger avec son Eumeswil, Doctorow avec Little brother, Westerfield avec sa série pour adolescent qui commence par Uglies, Dick avec son fabuleux Flow my tears, says the policeman, Robinson avec sa trilogie martienne dans un angle un peu différent...). On sent tout de suite la patte anarcommuniste avec cette volonté de libérer les autres, y compris contre leur gré, de la manière la plus fasciste qui soit (quoi qu'agresser physiquement une nana ne soit pas très fasciste, éthiquement, j'entends). Ceci mis de côté, il y a quelques points plus qu'intéressants dans ce roman, qui apparaissent par touches diffuses dans un environnement assez dégueulasse.
J'ai enfin réussi à sortir la Soundo 275 (j'ai eu des soucis avec Audacity, ce qui m'a bien retardé). Voici la playlist :
Bonnie "Prince" Billy - Death to everyone
Hadouken - M.A.D.
The Bloody Beetroots - Talkin' in my sleep (The Bloody Beetroots remix)
Bot'Ox - Rue de l'Arsenal
Black Lips - Feeling gay
Calvin Harris Feat. Dizzee Rascal - Dance wiv me
Riva Starr - Trompe d'amour
Air - Dirty trip
College feat. Minitel Rose - The energy story
Massive Attack - Splitting the atom
Enslaved By Owls - The future is looking grim in F major
Sébastien Tellier - Roche (Breakbot remix)
Birdy Nam Nam - Love your ennemy (Kill your friend)
Nosaj Thing - Wandering star/Coat of arms
Das Pop - Never get enough
Sea Wolf - You're a wolf
of Montreal - First time high (of Chicago accoustic version)
Holopaw - The art teacher and the little stallion
Grizzly Bear - While you wait for others
Morrissey - Something is squeezing my skull
Kylie Minogue - Your disco needs you
Mika - Love today
I:Cube - Comme des esprits
Claude François - Belinda
Ces temps, je ne sais pas ce qu'il m'arrive, mais il m'arrive fréquemment de me réveiller à plus d'un mètre de mon point d'endormissement. C'est une belle dérive.
Comme c'est Noël, vous avez droit à une seconde Soundo aujourd'hui :
The Mountain Goats - The best ever death metal band in Denton
The xx - Crystallized
Calexico - Alone again or
Phoenix - Lisztomania (version accoustique)
Grizzly Bear - Southern point
Love - The red telephone
Martha Wainwright - Le foule

Joyeux Noël pour mes lecteurs, et Orgie dans le sang ! Orgie dans le sang !
17.XII.2009 (DECEMBER 17,2009) - 12/2009
À SON RÉVEIL - MINUIT, - LA FENÊTRE ÉTAIT BLANCHE.
Je n'ai encore pas fait grand chose de ma journée, et j'en ferais probablement encore moins demain, vu mon emploi du temps. J'ai pratiquement fini ma Soundomy ! N°275, qui sera très, très électro. Voire limite téquenaud.
Hervé Falciani est une vilaine donneuse, une de ces gestapettes méprisable de l'État français - et j'espère de tout mon cœur qu'il sera extradé pour répondre de ses crimes de ce côté du lac Léman. Une punition juste serait vingt ans, ferme, au secret.
15.XII.2009/16.XII.2009 (DECEMBER 15/16,2009) - 12/2009
UNE POUDRE NOIRE PLEUT DOUCEMENT SUR MA VEILLÉE.
Je n'avais jamais réalisé qu'Arthur Rimbaud avait célébré le Gruyère, sous son orthographe de l'époque. Je me retrouve toujours autant épuisé par mes prestations sociales ; j'ai l'impression que rencontrer quelqu'un quelques heures dans mon week-end (j'emploie ce terme par abus de langage, puisque mes week-ends sont nomades) suffit à me réduire en cendres jusqu'au moment de repartir travailler. Cela fait environ douze heures que je remets même la procrastination à demain, au point que je suis cerné par un nombre important de tâches essentielles à commettre : deux allées à ranger, ma lessive à descendre à la cave, mes factures à payer, à manger, du sport, et ainsi de suite. Or, depuis ce matin, je me contente d'essayer de faire travailler mon ordinateur (qui commence gentiment à jeter l'éponge face au poids des requêtes de Firefox, dont la dernière version commence gentiment à me gaver, avec sa tendance à saturer mon CPU dès dix onglets ouverts et plus d'un quart d'heure d'utilisation - comme les marins après une longue navigation, Firefox a besoin de vider son cache).
J'ai dévoré un Douglas Coupland, que j'ai acheté hier soir à la Placette, lorsque je suis descendu à Monthey. C'est un roman que je ne connaissais pas, Eleanor Rigby. Il raconte l'histoire d'une grosse vieille fille qui retrouve son fils de vingt ans, un peu comme le très bizarre TransAmerica, sauf qu'elle n'est pas transexuelle et qu'il a une sclérose. Comme très souvent avec Coupland, c'est très bon. Pas autant que Generation X, sans doute à cause de la distance, mais on y retrouve quelques unes des obsessions majeures de l'auteur et ça se lit avec grand plaisir.
Comme souvent lorsque j'ai tout un tas de choses à faire devant moi et que j'ai dû mal à me discipliner pour agir, j'ai du mal à établir des priorités - et la moindre petite corvée devient une véritable opération au-delà du fastidieux (comme le tri de mes factures ou des récents fichiers que j'ai téléchargé et qu'il faut absolument organiser afin d'assurer leur sauvegarde, par exemple). C'est ainsi que j'accumule les actes manqués : pour récupérer l'épisode final de la quatrième saison de Dexter, il m'aura fallu pas loin de trois jours - j'ai coupé Transmission au moins dix fois en oubliant de le relancer. Ça doit être freudien.
14.XII.2009 (DECEMBER 14,2009) - 12/2009
TISONNANT, TISONNANT SON CŒUR AMOUREUX SOUS SA CHASTE ROBE NOIRE.
Je réflechissais tout à l'heure, à la fin de mon service, à la nécessité de ranger le petit matos au petit matin ; ce qui m'a permis d'apprécier une des récentes publicité de la Coop, appelant à se préparer pour le Grand soir (c'est-à-dire Noël).
J'ai avancé dans mon projet d'ABC (la traduction littérale du Parietal Disgorgement Aid, soit Hipster PDA, n'étant pas drôle en français, je l'ai rebaptisé AntiBlocage de Cerveau, ce qui n'est pas beaucoup plus drôle, je le conçois, mais qui respecte un peu l'esprit du truc). L'objet comprend trente-deux pages, soit dix-huit fiches bristol de chez Clairefontaine en carton recyclé, numérotées, avec en plus deux fiches faisant office de couverture. J'ai bricolé un tampon pour la première de couv', et j'ai utilisé mon hibiscus habituel pour la dernière. Mais je crois que je vais laisser la dernière telle quelle, sans rien. Le tout est relié avec un binder clip noir, et cela marche bien. Je me suis intéressé à l'Hipster PDA faute de trouver mes carnets Clairefontaine habituels (j'utilise différents formats, entre le 110 x 170 mm de 96 pages agrafées jusqu'au 192 pages broché, en passant par les modèles A5, mais toujours avec du papier de 90 g/m². Ici, je n'ai jamais trouvé que des alternatives médiocres, ou alors coûtant six à huit fois plus cher que l'équivalent de Clairefontaine - leur seul défaut étant leurs couvertures affreuses et colorées de manière ringarde. Il suffit de googler le H/PDA pour voir quelle merveille de design c'est : ergonomique, simple, fluide, flexible, peu coûteux (mais pas cheap), renouvelable, polyvalent, fiable. Que demande le peuple ?
Hey ! Sous la pression populaire, j'ai conçu un flux rss. C'est pourri, frugal, rustique, cela fonctionne comme cela peut, mais je ne cederais pas plus au peuple. Abonnez-vous, si le cœur vous en dit.
13.XII.2009 (DECEMBER 13,2009) - 12/2009
L'HIVER, NOUS IRONS DANS UN PETIT WAGON ROSE.
Je risque de persister un certain temps dans le micro-blogging. J'ai doublé une Lada ce matin, je mange des Babybel (des mini, add insult to injury - sont-ce des fromages nains ou des fromages enfants ?), j'apprend l'allemand (pour l'instant, je parle une sorte de petit-nègre au vocabulaire limité à cinquante mots (fortement inspiré des heures les plus sombres de notre histoire, faute de meilleure référence culturelle germanique que La grande vadrouille), où les verbes sont inconjugués et les pronoms relatifs limités au Das. Je me suis rendu compte des limites de ce niveau lorsqu'un postier s'est enfui quand je lui ai proposé un Angriff à la place d'une Unterschrift - et aussi parce que je ne comprend rien à ce qu'ils racontent. Par ailleurs, j'adore Kosmic Koala et il faut que je me rachète des livres, dont le volet final de la trilogie Underworld USA ainsi que du Léo Malet en grande quantité.
12.XII.2009 (DECEMBER 12,2009) - 12/2009
PUIS ILS ONT UNE MAIN INVISIBLE QUI TUE.
Aujourd'hui, il neige, il fait froid, j'ai faim et je suis fatigué. Je suis donc en mode neige & rations perdues, car il est bien connu que là où il y a de la neige, il n'y a pas de plaisir.
11.XII.2009 (DECEMBER 11,2009) - 12/2009
TU N'ES JAMAIS LA SŒUR DE CHARITÉ, JAMAIS.
Aujourd'hui, j'ai mis mon téléphone sur "silence" et je suis aux Japonais absents.
06.XII.2009/09.XII.2009 (DECEMBER 06/09, 2009) - 12/2009
J'AI EU RAISON DE TOUS MES DÉDAINS : PUISQUE JE M'ÉVADE !
J'ai réellement eu très peu de temps devant moi ces derniers jours ; sortir d'une lourde série de services a un peu brisé mon rythme de vie, d'autant que je ne sais pas jamais vraiment si cela vaut le coup de reprendre un rythme diurne ou s'il vaut mieux continuer sur ma lancée vespéro-nocturne.
Je pense que cette façon de consommer du sommeil par tranches aléatoires n'est pas étrangère aux cauchemars très étranges qui hantent mes nuits (terme à ne pas prendre au sens littéral) - gendarmes faisaient l'exégèse d'un SAS dans les rayons d'un supermarché, limousine américaine moderne, immense et dotée d'une paire d'ailerons du plus bel effet, araignées intradentaires, j'en passe et des plus étranges.
Mon lundi et mon mercredi, je les aurai donc passé essentiellement à comater, regarder des séries ou avancer dans mon Malet, sans plus. Mardi aura été plus intéressant, sinon plus actif, puisque j'ai fait un saut vers Moudon (route pourrie, paysages charmants) et que j'ai enfin rencontré V., qui révisait dans les parages et qui est très jolie.
Je crois que l'une des raisons pour laquelle j'ai considérablement augmenté mon débit de très mauvais jeux de mots est que je lis du Malet, lequel me fait exploser de rire toutes les trois pages.
De regarder toutes ces séries, je me suis rendu compte qu'on peut répartir les défauts des séries en deux grosses catégories. La première que je surnomme l'effet "mon chien a mangé le scénario sur lequel je bossais depuis deux mois" touche les séries qui n'auraient pas dû dépasser une première saison - l'impression qu'elles donnent est que tout est écrit le matin du tournage, sans vision d'ensemble, avec une structure contenant un problème au début qui est résolu à la fin de l'épisode (cas typique : l'épouvantable Prison break), ou alors des va-et-vient permanents pour gagner du temps (cas typique : l'ennuyeux Lost). L'autre c'est le phénomène du huis-clos, qui touche un peu Lost également. Mais il est particulièrement visible dans une série comme Desperate housewives, dans laquelle le taux de morts violentes et d'accidents grotesques touche au sublime. Il me semble que statistiquement, on s'approche des pires taux de Washington DC ou de Chicago.
05.XII.2009 (DECEMBER 05, 2009) - 12/2009
JE SUIS LE SAINT, EN PRIÈRE SUR LA TERRASSE.
Je suis content, en refouillant des mes archives, j'ai trouvé un titre pour mon blog. Je me suis contenté de repiquer celui qui aurait pu remplacer celui qui avait un peu de succès à l'époque mais que j'ai très vite laissé mourir. À l'époque, je l'avais sous-titré, en directe ligne et illustration de mon classique "éthique, esthétique, génétique", "burroughs/curtis/ellroy/mishima/juenger/ellis", ce qui a plutôt mal vieilli en ce qui me concerne, sauf bien sûr les références à Burroughs, Curtis et Jünger. Bref, tout ça pour dire que je vieillis et que, pour citer cette ordure de De Gaulle, c'est un naufrage.
Des fois, je ne sens tellement geek, que je pense que le jour où je trouverai une mouche dans ma soupe, je me demanderai si c'est un bug ou une feature.
Depuis que je rejoue avec le HTML, j'ai envie d'apprendre un nouveau langage, comme l'allemand ou le Latex. S'il existe un Latex pour les nuls, je pense que j'investirai dedans, histoire de voir.
En attendant, je ris beaucoup depuis la votation de dimanche dernier, la plupart des pires dictateurs, tortionnaires, terroristes, escrocs et fanatiques étant assez unanimes quant à la nécessité de défendre la démocratie et les droits de l'homme de leurs torses médaillés (ils sont prêts également à fournir quelques femmes piégées, s'il le faut, si la Confédération ne cède pas au boycott des Branches Cailler et des Swatch). Même Benoît Saez s'y met - "Jésus était un immigré". Certes, il y a probablement beaucoup d'immigrés en Suisse qui s'appellent Jésus ; mais d'un point de vue historico-théologique, la thèse de l'emmitré me semble assez tordue. Je pense qu'à ce rythme-là, on peut s'attendre à une prochaine saillie du genre "Jésus était musulman" de la part de Benoît XVI, sous-pape. Un naufrage on vous dit ! Je m'attends à tout, maintenant. Je rêve de voir le président de l'Élysée rétorquer à un adversaire politique, "vous n'avez pas le monopole du beur". D'ailleurs je me demande si, puisque l'on invoque le népotisme lorsqu'un Jean Sarkozy est parachuté à l'EPAD, l'on peut évoquer le penotisme au sein du Front National lorsqu'une Marion Maréchal-Le Pen ('tain, mais un nom pareil, même Jean-Bernard Pouy aurait trouvé ça trop caricatural - je vois d'ici le thème de campagne : "chai pocou chanché") récupère une deuxième place sur une liste en région parisienne ?
Ma vie ressemble un peu à une chanson de Oui-Oui (le groupe de Gondry, pas le pantin niais), ces temps-ci, une chanson dont j'ai oublié le titre mais dont les paroles donnent à peu près ça, de mémoire : "partir à l'aube et rentrer tard, se lever tôt, se coucher tard, bien travailler jusqu'à très tard, toute la nuit bien s'amuser". Donc je suis assez fatigué.
04.XII.2009 (DECEMBER 04, 2009) - 12/2009
ELLE MORD AUX FRAÎCHEURS DE TA RÉMISSION.
Ma combinaison est trempée. C'est assez désagréable alors que je suis assis bien au chaud dans mon lit, protégé par mon tapis de mousse du froid du sol et par mon sac de couchage du froid extérieur, alors j'espère que lorsqu'il sera l'heure d'aller travailler, je serai moins mouillé. On se demandera pourquoi je porte une salopette humide, dans la mesure où je n'ai pas perdu un pari, et dans l'hypothèse que je ne sois pas un fieffé masochiste -la raison en est simple : ce matin, ma combinaison puait. Parce que j'ai beaucoup transpiré dedans, une sueur malsaine causée par le froid glaçant, très vif, de la nuit. Léo Malet, que je viens de lire à l'instant, résume assez bien la situation : "Il soufflait un méchant vent froid, par rafales irrégulières et inattendues, et chargées, elles aussi irrégulièrement, d'une saloperie ressemblant à de la neige fondue." (Les eaux troubles de Javel). Car je me replonge avec délice dans Malet - lecture que j'ai négligée durant de nombreuses années au profit de polareux plus modernes comme Ellroy ou Manchette, probablement à tort. Donc cette neige fondue, sur laquelle j'ai glissé (sans tomber, ce qui m'a fait assez mal au dos vu la masse formidable que ma très faible musculature dorsale a dû encaisser), est vraiment horrible. Bien pire que la neige en flocon, ce que je ne pensais pas possible. Au petit matin, vers les dix heures, vu que je suis resté un moment au travail après mon service, j'ai décidé que je n'avais pas envie d'abîmer ma seconde salopette, et que je n'avais pas non plus envie de traumatiser mes collègues de travail lors de la relève - il me fallait donc faire une lessive. Mon espoir qu'elle serait sèche à mon réveil s'est révélé déçu, et même vingt minutes de repassage n'ont pas amélioré grandement la situation. J'aimerais avoir un peu plus de linge pour travailler.
On aura compris qu'aujourd'hui je n'ai rien fait, à part dormir et travailler sur mon groupe Facebook consacré au Swiss Tool Spirit de Victorinox. J'ai pu regarder hier Transformers 2, Revenge of the Fallen, un très mauvais film de Michael Bay, film dans lequel l'essentiel de la gamme General Motors sauve le monde contre de méchants robots (ce qui est déjà un postulat erroné à la base) entre deux blagues racistes et scatologiques, perdu dans une intrigue qui n'est pas sans évoquer quelque chose que deux enfants de huit ans jouant avec leurs transformers auraient pu inventer. Je n'y ai rien compris, un peu comme dans un film de Godard et probablement pour les mêmes raisons.
03.XII.2009 (DECEMBER 03, 2009) - 12/2009
JE SUIS MAUDIT, TU SAIS ! JE SUIS SOÛL, FOU, LIVIDE.
Je ne sais pas si je dois me féliciter ou m'inquiéter d'avoir abaissé mon seuil de confort thermique de quinze degrés, mais je dois bien admettre que cette nuit, avec ma salopette, un tee-shirt et mon pull léger en coton, je n'ai pas eu vraiment froid, malgré les températures négatives. Je pense que je vais beaucoup moins apprécier la pluie glaciale de ce soir. Bon, il faut dire que j'ai une excellente paire de bottes aux pieds, les mains, la gorge et la tête couverte, ce qui aide à supporter le temps (par ici, on dit "comme vache qui passe" et comme "temps qui pisse", en un renversement zoologico-météo-temporel dicté par les conditions de vie). Ma couche (épaisse) de lard et le flot quasi-continu (sauf quand je conduis ou que je travaille, ce qui mine de rien représente pas mal de temps) d'alcool dans mon sang ne sont sans doute pas étrangers à ma capacité à me promener en t-shirt dans mon studio lorsqu'il y fait quinze degrés. Bon, évidemment, j'ironise beaucoup sur le mauvais temps, mais je m'acclimate gentiment. La couche de neige de l'autre jour aurait probablement paralysé mon ancien chez moi durant trois-quatre jours, tandis qu'ici, the snow must go on.
Alors bien sûr, dans un monde idéal, la capitale de la Suisse s'appelerait Salisbury, et je m'apprêterais à déguster un cocktail à base de gin en me demandant comment organiser Noël, en short et chemise beiges. Et je me plaindrais de la chaleur et des moustiques. Bon, maintenant, il faut être clair : ici, ça pourrait être pire - s'il fait plus frais qu'en Halle Berry, il fait plus chaud qu'en Sibérie.
02.XII.2009 (DECEMBER 02, 2009) - 12/2009
J'AI HEURTÉ, SAVEZ-VOUS, D'INCROYABLES FLORIDES.
J'ai fait mon gorâne cette nuit (un gorâne est un hybride de goret et d'âne, pour ceux qui ne suivent pas). Comme je vis en mode drônal, j'ai vaguement jeté un œil à mon plan de travail avant de partir bosser - pour rien. En effet, après un week-end de libre, puis une nuit de travail, j'ai eu le droit à un jour de repos, comme ça, pour le fun, avant de réattaquer tout à l'heure une série atroce. Je vais donc être à ramasser à la petite cuillère lundi prochain. J'ai donc profité de ma nuit pour avancer la Soundomy ! 273. Et puis au petit matin, je me suis mis à rêver de la Roumanie. Enfin, rêver, c'est un grand mot. Et puis la Roumanie... Enfin, cette Roumamie-là. Je soupçonne fortement les nombreux bruits de la journée (réfection dans l'immeuble, et que je te perce, que te vrille, que je te martèle, que je t'aspire... toute la journée - en plus du chantier d'en bas qui s'est lancé dans le marteau piqueur aujourd'hui, avec de petites touches de disquages de fer à béton), difficilement recouverts par le bruit blanc, d'être responsables de ces activités oniriques tiers-mondesques.
Bref, voici la tracklist du jour :
Kittens Ablaze - This machine is dying
Robert Plant & Alison Krauss - Gone gone gone
John Cale - Magritte
France Gall - L'hiver est mort
Dengue Fever - Seeing hands
Nico - Winter song
The Platters - Smoke gets in your eyes
Fleetwood Mac - Never going back again
Perry Black - Do we only fall in love in lovesongs ?
Coralie Clément - Samba de mon cœur
The XX - Heart skipped a beat
Le Loup - Grow
The Supremes - Automatically sunshine
Sister Gertrude Morgan & King Britt - New world in my view
Lattie Moore - I'm not broke but I'm badly bent
Noah & The Whale - Give a little love
Dans l'ensemble, c'est plutôt lent et langoureux, un peu engourdi par le froid, ou l'alcool, quand les gens autour de toi t'ordonnent de ne pas t'endormir, que le village est proche, qu'il ne faut pas dormir, non, non. Mon coup de cœur de la semaine : le dernier morceau de Noah & The Whale, qui est absolument délicieux.
01.XII.2009 (DECEMBER 01, 2009) - 12/2009
DE JOIE, JE DEVINS UN OPÉRA FABULEUX.
J'avais prévu de produire une Soundomy pour ce soir, mais j'ai perdu beaucoup de temps à essayer de trouver un morceau en particulier de King Britt, et finalement je me retrouve un peu limité au niveau du temps ; je risque en effet de partir au travail beaucoup plus tôt que la normale à cause du mauvais temps. Hier soir j'ai d'ailleurs tourné toute la nuit sous la neige, dans la neige, sur la neige, et j'ai été fort content des performances de mes bottes, d'ailleurs. Je pensais que l'expérience aurait été plus traumatisante (cf. "mon cadavre congelé disputé par une meute de loups affamés"), mais finalement ça a plutôt bien joué. Pas de chute, pas de rhume (grâce au rhum), pas d'accident. Juste une hésitation quand à la nécessité de faire intervenir les déneigeurs. Comme ma collègue n'était pas là, j'ai même pu jouer avec le sel (et je comprend mieux pourquoi les Fribourgeois se promènent tout le temps avec une salière avec eux).
J'ai, grâce à la nouvelle version d'Ubuntu, fait des prodiges d'intégration et de rationalisation pour la conception de ce bloc-note, et j'en suis ravi.
J'ai pu dormir ce matin (enfin, tard ce matin, ce qui explique que je ne me sois pas vraiment levé avant 2000). Et ce malgré l'infâme chantier qui m'use les nerfs en bas de chez moi. J'ai, en effet, découvert un truc génial : le bruit blanc. Avec ça en fond sonore, fini les bruits parasites, c'est beaucoup plus efficace que les bouchons d'oreille. J'ai téléchargé le fichier pour mon téléphone, d'ailleurs.
30.XI.2009 (NOVEMBER 30, 2009) - 11/2009
LES BLANCS DÉBARQUENT. LE CANON !
J'aurai finalement passé l'essentiel de ma journée à dormir. Ce qui est bien, parce que je ne sais pas trop comment je vais réussir à convaincre ma collègue à ne pas prendre la voiture pour patrouiller ce soir ; je préfère marcher lorsque je travaille, d'abord parce que ça me fait faire un peu de sport et qu'ensuite, vue la configuration de la ronde, il s'agit plus de promener la voiture sur de très courtes distances qu'autre chose, ce qui est assez fatigant au bout du compte.
La seule chose de productive de ma journée : ma nouvelle sonnerie de téléphone.
29.XI.2009 (NOVEMBER 29, 2009) - 11/2009
JE SUIS LE PIÉTON DE LA GRAND'ROUTE PAR LES BOIS NAINS.
Je crois que j'ai plutôt mal digéré la fondue chinoise de l'autre soir, car j'ai oscillé toute la nuit entre cauchemars affreux et insomnie. Je me suis donc attaqué sérieusement à la seconde saison d'une série qui s'appelle True Blood (je ne suis pas sûr de respecter la bonne syntaxe). J'avais prévu de la garder en stock pour les jours d'ennui, mais finalement cette insomnie, coordonnée avec la chute de Mininova et la raz de mon disque dur suite à la réinstallation d'Ubuntu ont fait que je suis retombé dessus. Je ne sais toujours pas quoi en penser ; les personnages principaux sont des têtes à claques, les seuls trucs qui manquent dans l'histoire sont des extraterrestres, des zombies et des cyborg (et je crois qu'on aura fait ainsi le tour des diverses obsessions monstrueuses du temps : vampires, loups-garous, serial-killers...).
Au final, j'aime bien, grâce aux personnages secondaires et à l'ambiance "bayou" qui n'est pas sans rappeller "Minuit dans le jardin du bien et du mal" de Clint Eastwood (et ce générique !).
28.XI.2009 (NOVEMBER 28, 2009) - 11/2009
ET C'EST UN SOUBRESAUT ÉTRANGE.
J'ai eu du mal à m'endormir, hier soir, et j'ai donc eu des difficultés à me réveiller, ce midi. J'ai néanmoins réussi à être prêt à accueillir R. et T. en visite dans les Terres du Milieu. La visite de la mégapole culturelle a été sympathique, et j'ai été content de découvrir un très bon restaurant aux tarifs raisonnables (avec en particulier un dessert bien étrange, à base d'ananas, de poivre et de caramel. En regardant les quelques photos de cet aprés-midi, je suis un peu déçu du rendu - il va me falloir beaucoup travailler pour obtenir des résultats potables. Néanmoins un très bon moment.
Et j'adore l'update d'Ubuntu !
27.XI.2009 (NOVEMBER 27, 2009) - 11/2009
TOUT ROULE AVEC DES MYSTÈRES RÉVOLTANTS.
Je suis plutôt fatigué. Ayant tendance à dormir dans la journée pour des raisons professionelles, je suis persécuté ces temps-ci par des ouvriers qui bâtissent une maison avec un certain entrain - apparemment prêts à vaincre même le mauvais temps (c'est la première fois de ma vie que je vois un flyer glissé sous un pare-brise protégé par une pochette de cellophane, c'est dire les conditions). Ce faisant, l'un des leurs, sans doute pour se délasser, va travailler des fers à bétons. À peu près toutes les vingt-cinq minutes, durant une minute ; je dors donc par quart d'heure. J'ai néanmoins pu assurer mon service d'apprentissage (après m'être égaré cet après-midi dans un trou en Gruyère - une plaisanterie culturellement très française), mangé une pizza aux patates, vu des gens, bien avancé dans Flow my tears...
Je crois que je lis trop de Rimbaud ces temps, que je devrais arrêter de faire de mauvaises blagues à base d'ours et d'handicapé, que j'en ai marre de mon trackpad qui n'arrête pas d'envoyer ma souris dans des endroits à la con, que maintenant que les sujets de la couronne britannique - qui malgré leur bassesse, leur vice et leur barbarie d'ennemi héréditaire (Mers-el-Kebir, bordel !) restent néanmoins d'assez bonnes approximations d'êtres humains, après Honda Asimo et un directeur de camp de concentration - ont été désarmé, la police peut s'en donner à cœur joie pour inventer des crimes, punir toujours plus de crimes sans victimes et emprisonner des milliers d'enfants sans grandes conséquences pour les responsables (puisque l'assassinat politique n'est plus un sport olympique) et qu'il est temps que l'armée frouze mette le FAMAS au rencart (ou pas).
26.XI.2009 (NOVEMBER 26, 2009) - 11/2009
MON TRISTE CŒUR BAVE À LA POUPE.
Pour aujourd'hui, une petite Soundomy, la 272 (Deliver Twist) :
Municipale Balcanica - Rigoudon
Justice - Genesis
Crystal Castles - Untrust us
Adventure Kid - Music killed me
Atari - Poisoned apple pie
Little Richard - Rip it up
The xx - Stars
The Raconteurs - Rich kid blues
Aidan Moffat - I got you babe
One Weekly Gun - Heath Ledger
Noisettes - When your were young
The BPA feat. Iggy Pop - Hes Frank (The Twelves remix)
Jump Clubb - Los Angeles
Héroïne - Ghostly night
Make The Girl Dance - Baby baby baby (We Are Terrorists remix)
Dlid - Discovision (The melody never dies edit)
A-Ah - Take on me (The Twelves remix)
Miike Snow - Burial (DJ Mehdi remix)
The Bloody Beetroots - Verra la morte et avra i tuoi occhi
Boy 8-Bit - Mars
Dimitri From Paris feat. Messieurs Roger et Frédéric Poulet - Nothing to lose (instrumental)
Corin Joel - I kissed a girl
Krysmopompas - Reinhold will nicht den ganzen Tag dein Lebeb reparieren
Monarchy - Black the colour of my heart
Carter The Uns[haut de page | top ]pable Sex Machine - Down in the tube station at midnight
Hrry Nilsson - Gotta get up
Adam Kesher - P. Katherine (25 Hours A Day remix)
Coeur De Pirate - Comme des enfants (Le Matos Andy Carmichael remix)
Melody Club - Palace station
Peter Nalitch & Band - Santa Lucia
Monsieur Adi - We are the Romans
Vampire Weekend - Horchata
J'aime particulièrement le morceau des XX, qui commence comme Psycho killer et se poursuit comme Comme des enfants de Cœur De Pirate, je trouve ça intéressant. Mis à part l'excellent Rich kid blues (très ellisien) j'ai placé deux exemples intéressants d'electro italienne (les Bloody Beetroots et Monsieur Adi, dont le titre commence comme du Daft Punk11 et explose ensuite à la Moroder).
Le fichier (MP3/128) pèse 110.3 Mo pour une durée de 120 minutes et 26 secondes.
25.XI.2009 (NOVEMBER 25, 2009) - 11/2009
J'AI EMBRASSÉ L'AUBE D'ÉTÉ.
J'ai passé l'essentiel de ma journée à larver et à laver, mais surtout à larver en fait. C'est ce que j'appelle mes jours verts, puisque pour une raison un peu bizarre mon lit (soit mes deux tapis de sol, mon drap, mon sac de couchage et ma couverture polaire) est entièrement vert armée.
J'ai néanmoins travaillé sur la playlist de la Soundomy 272 qui sera essentiellement électro et festive.
J'ai aussi amélioré la SOP de ce bloc-note, ce qui me permet d'aller beaucoup plus vite sans tricherie sur l'esprit de base.
Dans ce dossier, j'ai rangé les livres que j'ai évoqué l'autre jour.
J'ai beaucoup ri en voyant Al Gore défendre un plan biz sur des bases écolo-magiques, mais cette fois, avec cette histoire de noyau de la Terre à plusieurs millions de degrés, ça c'est vu. Bon, pour sa défense, en tant qu'homme de pouvoir, son unité de base c'est le trillion (un milliard de dollars par ici, un milliard de dollars par là, on commence à parler d'argent) donc son échelle de mesure devait lui sembler raisonnable. Obama et sa vigilance anti-Skynet a été aussi pas trop mauvais, dans son genre. Peut-être qu'il faudrait qu'il arrête de regarder les Sarah Connor Chronicles et BattleStar Galactica (et qu'il quitte l'Afghanistan). Plus utile, une nouvelle étude qui démontre que le plus gros groupe humain ne devrait pas dépasser les cent cinquante personnes, ce que George Brassens avait démontré empiriquement par sa chanson sociobiologique célèbre où il est question du fait que dès que l'on est plus de quatre, on est une bande de cons. Et si comme moi vous avez des problèmes de coordinations et un penchant violent pour le chaos, mais que vous luttez contre, voici un tutoriel pour apprendre à ranger vos drisses, bouts, et autres ficelles. Ou vos cordes, si vous voulez vous pendre, mais pas tout de suite. Et si encore comme moi, vous cherchez désespérement le système idéal (et que vous pensez que Steve Jobs est un enculé), vous pouvez tenter Chrome. Bon, je ne sais pas ce que ça vaut, mais ça peut être nickel, avec un peu de chance. Encore un peu de sociobiologie (teinté de design et d'anarchisme analogique), une bonne explication de l'imbécilité des politiques urbanistiques. Enfin, je n'y ai rien compris, mais sur Lifehacker, il y a une présentation du futur du Torrent. Pour 3.1416 rater.
24.XI.2009 (NOVEMBER 24, 2009) - 11/2009
NOUS AURONS LA PHILOSOPHIE FÉROCE.
L'un des avantages de la France, qui est, rappelons-le, un pays de merde, ne valant pas l'eau des chiottes pour le noyer, c'est que l'on y trouve très facilement du bon rhum à des prix raisonnables. Le moindre supermarché de province peut en effet proposer des échantillons remarquables, enterrant sans problème les maigres tentatives des Coop et autres Manor. C'est d'ailleurs proprement le seul avantage que retirent les Frouzes du maintien de leurs colonies outre-mer (et de leurs contreparties périparisiennes). Tout cela pour dire que j'ai dû me contenter d'un rhum jamaïquain médiocre, du Coruba, pour remplacer ma bouteille mensuelle de Rum Colonial à usage thérapeutique. Le Rum Colonial était en lui-même une infamie tirant vaguement sur la vodka, mais l'étiquette ancrée et caraïbe n'était pas sans évoquer quelque monde disparu de flibuste et de bahut du mort.
J'ai passé hier soir une excellente soirée au Kossovaud avec nombreuses anecdotes sur la vie dans les confins de l'Europe, là où la paix n'est possible que parce que les peuples ont été séparés par une haine qui pousse à raser jusqu'aux tombes vandalisées de l'ennemi déporté. Avec également une visite par le bar habituel, où la loi sur la fumée a repoussé les marginaux, détraqués, dégénérés et autres ivrognes magnifiques à aller boire ailleurs. L'endroit a perdu de ce fait beaucoup de son charme. Plus de lumières roses-violacées transformant la couperose du visage des habitués en parures zébrées, moins de musiques bizarres, beaucoup moins de putes saoules ou de danseurs velus se donnant en spectacle. C'est un peu dommage. Pour rattraper ça, nous nous sommes finis sur "Chat noir, chat blanc", un EK dont je n'avais vu que quelques minutes (par allergie au "Temps des gitans") et qui s'est révélé extrêmement bon, dans sa folie baroque, crasseuse et poétique. J'y ai surtout remarqué l'absence notable des tentacules étatiques et son effet positif sur la vie des gens (dans ce monde, les condés sont une ligne budgétaire dans les dépenses de fonctionnement et les fonctionnaires effectuent leurs tâches sans renâcler, que cela soit à l'aide d'alcool ou de la menace d'un gros revolver. Pour le lendemain, nous nous sommes fait l'excellentissime "OSS 117 (Rio ne répond plus)" qui est toujours aussi drôle. étant assez fatigué, j'ai eu une absence à un moment et me suis étonné de ne pas avoir revu une scène se passant à Brasilia, chez un architecte très méchant. Après plusieurs minutes d'incompréhension, j'ai réalisé que cette scène, très similaire esthétiquement au film d'Hazanavicius, était en fait tiré de "l'Aventure c'est l'aventure". Un moment un peu perturbant.
Par ailleurs, je ne suis pas reparti les mains vides de ce séjour outre-Veveyse, puisque me voila pourvu de quelques clefs, dont une mystérieuse bouteille de bière belge (merci l'ami !) et de la satisfaction d'avoir pu essayer into the wild ma nouvelle lampe-torche qui est foutrement puissante (même si le niveau de puissance annoncé n'est pas vraiment au rendez-vous - on est arrivé à une sorte de plateau technologique qui risque de durer quelques années, on approche quelque chose de sympa, capable d'opérer une rétinectomie instantanée sur l'inconscient qui aurait la mauvaise idée de la regarder dans les yeux ; après mûre réflexion, je l'ai baptisée "Puff the magic dragon" en référence à ce charmant jouet de la guerre du Viet-Nam - j'avais envisagé "Little friend", comme dans "Say hello to my little friend", mais j'ai l'impression que l'allusion à "Scarface" tombe souvent à l'eau). Je suis malgré tout déçu de ne pas avoir pu participer à une soirée Club de lecture, celle-ci ayant été annulée à la dernière minute, sans mention sur le site internet y consacré ; et surtout de rater une conférence sur la guerre civile européenne, à cause d'un service que je n'arrive pas à déplacer (j'ai une journalière très brutale envers mes tentatives de resociabilisation). Je vais néanmoins tâcher de libérer mon 15 janvier, un de mes jeunes amis m'ayant proposé de l'accompagner à une expo sur les couteaux suisses.
Je mange des Boules de Berlin en hommage à JFK et la chute du Mur.
J'ai lu, par hasard (après avoir suivi un lien où un quelconque blaireau national-révolutionnaire, qui a apparemment récupéré ses notions d'économie chez Robert Mugabe, se fendait d'une diatribe sur les forces juives de l'argent libéral, ou bien les forces libérales de l'argent juif, enfin un truc du genre) une lettre de Kerouac à propos de Céline, plutôt pas mal. J'ai bien aimé sa conclusion : "Moi-même, je ne suis qu’un ex-marin, je ne fais pas de politique, je ne vote pas."
23.XI.2009 (NOVEMBER 22, 2009) - 11/2009
LES FLEUVES M'ONT LAISSÉ DESCENDRE OÙ JE VOULAIS.
J'ai décidé de me remettre à écrire en ligne.
J'ai mis un certain temps à m'y résoudre. D'abord, j'ai décidé de me remettre au HTML ; j'aime la pureté de ce langage. Pour citer Nimier à propos de la vodka : "elle est blanche, elle est sûrement intelligente" (car oui, je bois un peu trop ces temps, mais j'ai une excellente raison de le faire : j'ai la gorge qui gratte tous les matins lorsque je vais me coucher - je mène en effet une existence pratiquement nocturne, et ce n'est pas seulement dû au fait que j'habite dans les Terres du Milieu, paradis des bêtes à cornes que sont les escargots, les vaches et les paysans, mais où la nuit tombe vers 1500-1530 et le soleil parvient à percer la brume - lorsque la bise souffle son haleine tranchante - vers les 1000-1030). Bon, d'un autre côté, je ne bois que du rhum.
Je vais me servir de ce bloc-note de manière assez brute. On y trouvera des liens que je trouve intéressants, avec des commentaires ("ou pas"), des jolies images, probablement de la musique (a minima des Soundomies), de la citation en veux-tu-en-voilà, de mauvais jeux de mots, des objets que j'apprécie, des aperçus de ma vie quotidienne, des clips arrachés à Youtube - la bonne vieille recette du succès en quelque sorte.
Ce que l'on n'y trouvera pas : du rss, des stats, des tags, des comms.
Premiers aperçus : je retravaille mon roman (un polar naturaliste avec des zombies, des vampires, de la sociobiologie, de l'hétérocentrisme, de l'ergonomie et de la guerre civile), j'ai vraiment besoin de mettre la main sur ma carte de bibliothèque (non pas pour me cultiver, mais parce qu'au verso il y a la carte de la déchetterie et que même si je produit peu d'ordures, ma poubelle commence gentiment à déborder), j'espère assister cette semaine à une conférence sur la guerre civile européenne, la semaine prochaine à un club de lecture, j'ai terminé "Moi, Charlotte Simmons" de Tom Wolfe (que j'ai plutôt bien aimé, même si pour l'essentiel les personnages sont des têtes à claques et que la fin est niaise, grâce à son bon rythme et à quelques saillies wolfiennes assez drôles - j'ai découvert que le vieillard aime à rouler dans une Cadillac blanchissime des années zéro dont il a fait modifier la sellerie de cuir immaculé chez un spécialiste new-yorkais du tuning, réputé dans le milieu hip-hop). Je suis toujours à la recherche d'un livre étrange, dont les seuls détails qui me reviennent sont le personnage principal, concierge d'une cité-U transformant ses locataires en esclaves sexuels et l'emploi systématique du "&" à la place du "et". J'ai en cours "Vingt mille lieux sous les mers", qui est vraiment formidable - j'avais oublié le style impeccable du Capitaine Nemo. En parallèle, après avoir récemment terminé le formidable "Atlas shrugged" d'Ayn Rand (très drôle, très violent, très actuel, malgré certaines maladresses - voire lourdeurs - de style) je suis sur "Flow my tears, said the Policeman", un Dick que j'avais parcouru négligemment lors de ma post-adolescence et que je redécouvre avec bonheur aujourd'hui (tout comme le Wolfe me fait penser terriblement au "Rules of attraction" d'Ellis, j'y trouve certains parallèles avec le récent et excellent "Little Brother" de Doctorow). J'ai également à peu près trente mille films et séries à évoquer, parce que, hé, je suis un nolife, comme il disent.
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À propos
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Laurent is an european big fat thirty-something, french-speaking mediterranean, dilettante, gun-lover, retrosexual beautiful loser, unpublished writer, former extremist, happy mutant.
Laurent s'intéresse à la sociobiologie, au respect des standards, à la souveraineté individuelle, aux mutations, à la propriété intellectuelle, à la défense des libertés et de la vie privée, à la typographie, à la frugalité, à l'écologie, à la conquête spatiale & au design.
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